Jean-François Achilli Blog

Le spectre du CPE

Le report de la réforme du lycée que devait présenter Xavier Darcos aujourd'hui est le premier grand recul de Nicolas Sarkozy depuis son entrée en fonction. Officiellement, le chef de l'Etat et sa majorité veulent s'accorder un temps supplémentaire d'explication d'une réforme qui se fera, a promis ce lundi Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP. Mais la réalité est plus dure pour l'Elysée, confrontée à un mécontentement croissant dans le pays.



 
C'est d’ailleurs un peu comme s'il se « chiraquisait », du moins pour cet épisode. Nicolas Sarkozy, qui entend tout réformer et tout de suite, a vu monter peu à peu la contestation lycéenne, et ce malgré les explications de textes répétées sur le terrain de Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, qui avait déclaré un peu vite qu'il ne serait pas "le ministre de l'hésitation nationale". Le chef de l'Etat se voit obligé de marquer une pause en ce qui concerne les lycées. Une décision sans doute nourrie par le précédent du CPE. Dominique de Villepin au printemps 2006 avait voulu imposer un contrat première embauche mal expliqué, qui avait mis les jeunes dans la rue. Et Jacques Chirac avait dû retirer sa réforme. L'Elysée  porte également un regard inquiet sur les manifestations qui ont dégénéré en Grèce. En optant en fin de semaine dernière pour un report de sa réforme, Nicolas Sarkozy s'épargne ainsi le risque d'une éventuelle confrontation dans la rue. Une réaction spontanée, incontrôlée, que le chef de l'Etat connait bien, et redoute, pour avoir été confronté il y a trois ans à la guerre des banlieues.


Mardi 16 Décembre 2008
Jean-François Achilli


1.Posté par philippe 93 le 16/12/2008 18:56
Aujourd'hui Sarko recule par peur de l'embrasement ou de l'enlisement , pas comme lors du CPE où il avait encouragé Julliard et L'Unef à ne rien lâcher. Faut dire qu'à l'époque le boxon ambiant ça emmerdait De Villepin...

2.Posté par yves de nantes le 17/12/2008 11:39
qui renseigne l'élysée qui donne à sarkozy les éléments pour juger?on a vu que les renseignements généraux pouvaient avoir des zozos à leur tete!sarkozy ne fait pas un carton chez les jeunes (les jeunes,une façon de nommer l'une des forces du refus,un peu moins conditionnée que la génération d'avant)...les jeunes sont intéressants à suivre:ce sont les parents et grands parents qui sont inhibés,pas les enfants;autour de 1968 on écrivait "nous ne sommes pas contre les vieux mais contre ce qui les a fait vieillir!" on peut contourner,ajourner l'épreuve de force entre le gouvernement et les lycéens mais ça va revenir les réformes de sarkozy pourissent l'avenir des jeunes,celui des salariés écartés;le programme de sarkozy n'avait aucune promesse d'avenir

3.Posté par yves de nantes le 19/12/2008 07:03
comment peut-on négocier avec un homme comme ça:avant de rencontrer ses interlocuteurs pour discuter le l'avenir de la poste le président leur brulant la politesse s'est déja répandu sur ses résolutions!une couleuvre de plus pour les intéressés,un manque de savoir vivre et le reflet de sa personnalité:c'est moi sarkozy qui décide sans avoir à en passer par les intéressés! il va nécéssairement y avoir là aussi un effet boomerang;sarkozy l'idéologue ne peut s'empecher de tourner en dérision tout ce qui est négociations et préalables

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