A vrai dire, il n’y aura pas de nouveau président de l’UMP. Mais une double direction collégiale. D’un côté, un secrétaire général et ses deux adjoints. Ce trio exécutif devrait être dirigé par Patrick Devedjian. Et de l’autre, un président du Conseil national et ses deux vice-présidents, chargés d’animer le débat interne. Ce serait Jean-Pierre Raffarin. Mais cette organisation bicéphale peut générer des rivalités. Qui va réellement diriger l’UMP ? Personne, en principe, puisque que le responsable de la majorité est à l’Elysée. Du coup, l’appellation-même de président du Conseil national déplait. Elle pourrait créer la confusion, en étant interprétée comme président de l’UMP tout court. Jean-Pierre Raffarin aurait accepté que la dénomination soit déclinée en vice-président. Ce qui a irrité Jean-Claude Gaudin, actuel n°2, qui occupe déjà une fonction baptisée vice-président du parti. Tout se décidera au conseil national du 7 juillet prochain. Quelle que soit l’architecture choisie, le seul vrai patron de l’UMP restera Nicolas Sarkozy, qui va régner à distance et sans partage sur une formation qu’il a façonnée à sa main.