"Quand David Martinon est revenu lundi matin à la réunion de 8h et demi, le président n'a pas eu un mot ou un regard pour lui. Le porte-parole a tout bonnement été débranché", raconte un proche de l'Elysée. "Il se sent sonné, meurtri, c'est un homme blessé", explique l'un de ses amis. Et il passerait ses journées "à l'abri dans son bureau". Les temps sont durs, ses jours à l'Elysée seraient désormais comptés. David Martinon pourrait être discrètement écarté, peut-être au lendemain des municipales, quand la presse sera occupée à commenter le scrutin. Ce serait la punition finale. De toutes les façons, il ne peut plus aujourd'hui porter la parole du chef de l'Etat sans risquer de l'affaiblir, alors que Nicolas Sarkozy lui-même s'exprime à peu près tout le temps. Le périmètre de son poste pourrait être également redéfini, avec un porte-parole qui expliciterait l'action présidentielle en off, hors micro. Et pendant que David pleure, les yeux se tournent vers Jean qui rit, enfin, peut-être. Les dépôts de candidatures seront clos ce mercredi après-midi à 16h. L'entrée en lice de Jean Sarkozy pour l'élection cantonale de Neuilly serait aujourd'hui "sérieusement envisagée".