Jean-François Achilli: Michel Charasse, vous êtes pressenti, c'est ce que l'on dit sur la place publique, pour entrer au conseil constitutionnel qui sera partiellement renouvelé en février. Est-ce vrai ? Et si oui, est-ce que vous accepteriez une telle proposition?
Michel Charasse: les autorités compétentes m'en ont parlé à plusieurs reprises au cours des mois passés.
Françoise Fressoz, du journal Le Monde: c'est une affaire qui remonte à longtemps, non? Avant la présidentielle?
Michel Charasse: Nicolas Sarkozy m'en avait parlé avant la présidentielle, un soir où on était au Sénat, il était ministre de l'intérieur, je ne sais plus de quoi on parlait. Donc j'avais dit que ça m'intéressait, que c'était une manière pour moi de poursuivre des activités au service de la république et de l'État dans un autre contexte et que si on me le proposait, je ne refuserai pas. Mais je ne peux rien vous dire d'autre. Je n'ai pas d'autres nouvelles. Je n'en attends pas avant la semaine prochaine. Les choses vont se décanter un peu.
Françoise Fressoz: vous n'avez pas eu de signes récents?
Michel Charasse: j'ai eu des signes récents au début de l'année mais sans plus. Il fait laisser les autorités constitutionnelles décider tranquillement de leur choix qui sera bien entendu conforme à l'idée qu'elles se font de la mission des personnes qui sont amenées à siéger dans cette institution.
Jean-François Achilli: Michel Charasse membre du conseil constitutionnel, ce serait une prise d'ouverture?
Michel Charasse: déjà, vous ne pourrez plus m'inviter.
Jean-François Achilli: vous allez souffrir?
Michel Charasse : pas du tout. Je suis très rare dans les radios et les télévisions. Je refuse les trois quarts des invitations que je reçois.
Jean-François Achilli: vous seriez une prise d'ouverture?
Michel Charasse: une prise d'ouverture de rien du tout. Je suis un homme libre et indépendant, qui sert la république, qui sert ses institutions et qui est là au conseil régional pour protéger et préserver les institutions dans ce qu'elles ont de plus fondamental pour l'équilibre de la France.