« Il y a eu maladresse du ministre concerné ». Nicolas Sarkozy, s'adressant aux députés UMP réunis face à lui dans la salle des fêtes de l'Elysée, a ainsi épinglé Eric Besson, mais sur la forme seulement. Le ministre de l'immigration avait provoqué une controverse dimanche, en annonçant qu'il ne signerait pas le décret sur le recours à des tests ADN pour le regroupement familial. Le chef de l'Etat a reconnu toutefois qu’Eric Besson « n’a peut-être pas été habile, mais il a été de bonne foi », expliquant que le système mis en place, sur un plan technique, était trop complexe pour mener à bien une expérimentation, et a demandé aux uns et aux autres « de ne pas en faire un problème de parlement contre le gouvernement, de gouvernement contre le parlement ou de gauche contre droite ». Dans la salle, personne n'avait osé aborder cette question très polémique, et c'est le président lui-même qui s'en est spontanément emparé. « Ce sujet ADN ne sert en rien en termes d'efficacité pour notre politique d'immigration. Nous avons plusieurs moyens pour la faire respecter », a ajouté Nicolas Sarkozy, soucieux de gommer le moindre conflit au sein de sa majorité qui réclame toujours l'application de la loi.