« Ce seront des vœux, sur fond crise. Comme pour tous les chefs de gouvernements occidentaux », se borne à préciser Henri Guaino. Le conseiller spécial du président mettait hier une touche finale au texte qui sera soumis ce matin au chef de l’Etat. L’enregistrement d'une dizaine de minutes aura lieu dans la bibliothèque de l’Elysée, une heure avant la diffusion. Nicolas Sarkozy devrait tirer un rapide bilan des six mois de présidence française de l’Union, et évoquer le conflit qui fait rage à Gaza. Avant d’égrener ses priorités pour 2009. Elles sont essentiellement hexagonales. Retour au quotidien des Français, au chômage à la hausse, avec une économie en panne. Le chef de l'Etat fixera ses priorités, l'hôpital, au cœur de la tourmente, la refonte des collectivités territoriales, la réforme pénitentiaire, ou celle de la formation professionnelle. Mais le cœur y est-il ? « Le plus dur sera pour nous de tenir nos promesses, avec une crise aussi profonde », s’inquiète l’entourage présidentiel. Nous sommes loin du concept de politique de civilisation, lancé il y a un an. Même la « moralisation du capitalisme », réclamée depuis par Nicolas Sarkozy, semble aujourd'hui bien inaccessible.