Parce qu’il y a d'abord les fidèles, placés à des postes clefs. Brice Hortefeux s'installe place Beauvau. C'est le signal fort de ce gouvernement, l'ami de toujours va piloter le ministère de l'intérieur et ses moyens dans la perspective de 2012. Christian Estrosi, à l'industrie, vient renforcer Bercy. Eric Woerth se voit conforté au budget et récupère la réforme de l'Etat. Xavier Darcos malgré son échec dans la réforme des lycées reste dans le jeu avec le travail et les relations sociales. Et c'est Luc Chatel, la valeur montante, qui prend le relai à l'éducation nationale. Avec Michèle Alliot-Marie érigée en ministre d'état et garde des sceaux, c'est toute la chiraquie qui se voit récompensée. Nicolas Sarkozy garde ainsi la haute main en prise directe sur ses priorités, l'économie, le social, la sécurité, la justice, l'éducation. Tout y est, l'ouverture symbolique à gauche, avec Frédéric Mitterrand à la culture. L'affaiblissement de François Bayrou avec Michel Mercier trésorier du Modem à l'aménagement du territoire. C'est de la haute couture, rien n'a été laissé au hasard, dans ce gouvernement résolument tourné vers la prochaine présidentielle.