La scène se passe dans le bureau de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Autour du chef de l'Etat, un cercle restreint de visiteurs, parmi lesquels Xavier Bertrand, le tout nouveau secrétaire général de l'UMP. C'est le président de la République en personne qui désigne les futurs chefs de la majorité et les têtes de listes aux Européennes. Il doit d'ailleurs se rendre au Conseil national samedi. Les trois vice-présidences semblent bouclées. Jean-Pierre Raffarin reste, Brice Hortefeux le rejoint, et sans doute Jean-Louis Borloo, qui arrimerait son Parti radical à l'UMP. En échange de quoi, confie un cadre du parti, Nicolas Sarkozy a nommé son ancienne collaboratrice Chantal Jouanno secrétaire d'Etat à l'écologie, en lieu et place de Nathalie Kosciusko Morizet. Le remaniement gouvernemental est bouclé, il se prolonge au cœur du parti. Le nom de Michèle Alliot-Marie revient, mais pour quel poste. Celui d'Eric Besson sème le trouble dans les rangs de l'UMP. Le ministre socialiste de l'immigration sera secrétaire général adjoint. Tout est imbriqué. Tout peut changer à la dernière minute, comme s'il s'agissait du gouvernement. Avec un suspense égal.