Le dialogue, oui, mais à visage découvert. Nicolas Sarkozy fait un geste en se disant prêt à discuter avec les familles de certains détenus insulaires, en vue de leur rapatriement dans l’île, invoquant la douleur et l’éloignement. Un éventuel rapprochement peut être envisagé, au cas par cas. Rachida Dati, présente hier en Corse, sera chargée de cette question sensible, Le dossier Corse restant toutefois piloté par Claude Guéant à l’Elysée. Le Comité anti-répression nationaliste chiffre à 63 le nombre de détenus avec 22 d’entre eux en droit d’être immédiatement rapatriés. L’Elysée révise ces chiffres à la baisse et parle pour l’instant de trente prisonniers seulement avec quatre cas transférables. En s’emparant du sort des détenus Corses, mais en se disant également prêt à aller très loin dans le développement de l’île, Nicolas Sarkozy cherche à priver les nationalistes de leur principale revendication. Le chef de l’Etat prône une révolution culturelle se dit prêt à reconnaître une identité corse, déclinaison insulaire de son identité nationale, mais dans le cadre de la République.