Christine Ockrent, désavouée par les journalistes de France 24, a décidé de rester, et de remettre son propre sort entre les mains de la tutelle, à savoir l'Etat. La numéro 2 de l'audiovisuel extérieur de la France est dans la tourmente d'une affaire d'espionnage informatique au sein de la chaine, mais aussi d'une défiance générale à son égard de la part des rédactions qui ne supportent plus son management. Depuis la chute politique de son époux Bernard Kouchner, l'ancienne star du 20h d'Antenne 2 est dans la tourmente. Et l'Elysée hésite à mettre un terme à la polémique…
Nicolas Sarkozy n'a pas envie de trancher dans le vif. Pas pour l'instant. C'est un dossier que nous suivons de très près, reconnait l'entourage présidentiel, qui rappelle qu'il y a une procédure judiciaire en cours et que le ministre de tutelle est celui de la culture, Frédéric Mitterrand. L'Elysée veut se tenir à distance respectable. Il faut dire que Bernard Kouchner, à son départ du gouvernement, a obtenu du chef de l'Etat que son épouse Christine Ockrent ne soit pas remerciée, et qu'elle puisse être du voyage officiel en Inde. La gêne s'est installée quand l'affaire a éclaté avant le départ pour New Delhi.
Alain de Pouzilhac, nommé en février 2008 par le chef de l'Etat, a aujourd'hui toute sa confiance. Le président de l'audiovisuel extérieur de France mène une réforme difficile, que les déboires de Christine Ockrent, sa n°2, viennent contrarier. Il ne faut pas rajouter une crise à la crise, mais ce qui se passe est désagréable pour les rédactions concernées, assène un proche du chef de l'Etat. Christine Ockrent est sur un fil. Si elle reste, commente un proche du dossier, ce sera avec près de 300 mille euros annuels le placard le plus cher de l'audiovisuel public.[