Jean-François Achilli Blog

Opération snipers !

Scène de la vie quotidienne au QG de campagne : comment les "snipers" de l'UMP donnent l'assaut à l'ennemi...
Ségolène Royal engendre une nouvelle polémique avec sa prise de position vis-à-vis du Québec? Cet épisode est aussitôt passé au crible par l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, qui met au point une riposte quotidienne pour tenter de déstabiliser la candidate socialiste. Plusieurs parlementaires sont mobilisés. La stratégie est définie lors de réunions au QG. Leur action permet de soulager le candidat Nicolas Sarkozy qui ne souhaite pas porter d'attaques personnelles contre sa rivale.



Opération snipers !
Ségolène Royal a provoqué une réaction épidermique du Premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper. Interrogée lundi soir sur la question de la souveraineté nationale du Québec par Radio-Canada à la suite d'une rencontre à Paris avec André Boisclair, le chef du Parti québécois de tendance indépendantiste, la candidate du PS a déclaré que sa position "reflétait des valeurs communes, soit la liberté et la souveraineté du Québec".

QG de campagne de Nicolas Sarkozy, 18, rue d'Enghien, à Paris: François Fillon, comme tous les matins, réunit dans son bureau son équipe de "snipers". C'est le surnom donné aux élus ou aux cadres de l'UMP qui ont pour mission de harceler l'adversaire. François Fillon est l'élément central du dispositif, il assure la continuité de l'offensive. Le but est de ne pas exposer le candidat de l'UMP, tout en organisant le buzz contre sa rivale socialiste.
Autour de la table, Dominique Paillé, l'un des tireurs d'élite, propose de tacler Ségolène Royal sur "le caractère fantômatique de son projet". Expression validée par François Fillon. "Plus nous dirons qu'elle n'a pas de projet, plus elle devra faire fort le 11 février quand elle annoncera son programme", ajoute le député des Deux Sèvres. Pierre Lellouche lève la main à son tour : "moi, je m'occupe du Québec, je vais d'abord faire les couloirs de l'Assemblée pour dire qu'elle n'est pas prête en politique étrangère, et ensuite je propose une tribune au Figaro", lance le député de Paris. Accepté! Patrick Devedjian, lui, veut bien s'occuper de la polémique autour des femmes battues... Les snipers ne dégainent pas sans avoir consulté François Fillon, Brice Hortefeux ou le conseiller pour la presse du candidat Franck Louvrier. Il n'y a pas de place pour l'approximation. "L'ennui", se lamente Dominique Paillé, "c'est qu'on a du mal à suivre, elle en fait une tous les jours"...

Mercredi 24 Janvier 2007
Jean-François Achilli