Jean-François Achilli Blog

Otages en Afghanistan : les familles tenues à l’écart ?

Le coup de sang des parents de Stéphane Taponier, qui ont estimé hier à l'AFP être traités comme des « numéros » par les autorités, las des déclarations d'optimisme sans lendemain du gouvernement quant au sort des otages, a déclenché une polémique. Les familles ont été reçues au Quai d'Orsay.



L'Etat a mis en place tout un dispositif pour être tenu informé en continu sur le sort des otages. C'est l'Elysée qui centralise les informations, et donne l'impulsion. Tout passe par l'état-major particulier de Nicolas Sarkozy, installé dans un petit immeuble voisin du palais présidentiel. Les écoutes et images satellites proviennent pour la plupart de la caserne Mortier, qui abrite la DGSE dans le XXème arrondissement de Paris. Sa salle dite « de situation » travaille jour et nuit. Le quai d'Orsay dispose également d'une cellule de crise dont le rôle reste périphérique.
 
« En dire le moins possible ».
 
« Plus nous parlons des otages, plus cela créée des problèmes, nous devons donc en dire le moins possible », se justifie Franck Louvrier. Le responsable de la communication de l'Elysée affirme que le président a informé les familles de façon très précise, en les recevant lui-même, alors que les parents des otages estiment désormais être tenus à l'écart. Pour l'entourage présidentiel, « une trop forte médiatisation remet à chaque fois les compteurs à zéro, en raison de la difficulté des connexions avec les ravisseurs et les états concernés ». Le mot d'ordre est simple à l'Elysée: les négociations doivent s'entourer du secret le plus absolu, tant que les otages ne seront pas dans l'avion du retour.

Mercredi 29 Décembre 2010
Jean-François Achilli


1.Posté par Alain le 29/12/2010 11:59
"...les négociations doivent s'entourer du secret le plus absolu"

Et surtout il ne faut pas que les ravisseurs parlent du nombre de valises de billets, d'armes, ... qu'ils vont recevoir!

La question principale reste : que font les occidentaux en Afghanistan? décidément, l'histoire récente ne sert pas de leçon à nos dirigeants.

"Il n’est pas suffisant de relever le faible,
Il faut le soutenir ensuite."
Timon de William



2.Posté par corbo le 29/12/2010 13:19
Je n'aimerais pas trop que ma vie dépende de tous ces gens et de leurs intérêts. Je plains les familles et plus encore les prisonniers de ces voyous terrorisants.

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