L'Etat a mis en place tout un dispositif pour être tenu informé en continu sur le sort des otages. C'est l'Elysée qui centralise les informations, et donne l'impulsion. Tout passe par l'état-major particulier de Nicolas Sarkozy, installé dans un petit immeuble voisin du palais présidentiel. Les écoutes et images satellites proviennent pour la plupart de la caserne Mortier, qui abrite la DGSE dans le XXème arrondissement de Paris. Sa salle dite « de situation » travaille jour et nuit. Le quai d'Orsay dispose également d'une cellule de crise dont le rôle reste périphérique.
« En dire le moins possible ».
« Plus nous parlons des otages, plus cela créée des problèmes, nous devons donc en dire le moins possible », se justifie Franck Louvrier. Le responsable de la communication de l'Elysée affirme que le président a informé les familles de façon très précise, en les recevant lui-même, alors que les parents des otages estiment désormais être tenus à l'écart. Pour l'entourage présidentiel, « une trop forte médiatisation remet à chaque fois les compteurs à zéro, en raison de la difficulté des connexions avec les ravisseurs et les états concernés ». Le mot d'ordre est simple à l'Elysée: les négociations doivent s'entourer du secret le plus absolu, tant que les otages ne seront pas dans l'avion du retour.