"On lui trouvera quelque chose". La promesse émane d'un proche du chef de l'Etat, qui reconnait que Frédéric Lefebvre aura été la victime d'un contexte défavorable. D'abord Nicolas Sarkozy ne veut plus entendre parler de remaniement. Nommer deux autres secrétaires d'état, ce serait faire passer à 40 le nombre de membres du gouvernement. Désastreux au moment où un grand nombre de Français reçoivent leur lettre de licenciement. Et puis il y a ce feuilleton permanent dans les médias, la petite chornique des nominations de ministres qui a finit par énerver le président de la République. Il y a enfin l'histoire inavouable. Aucun des poids lourds du gouvernement ne voulait voir arriver Frédéric Lefebvre, fidèle lieutenant, abonné des micros, qui leur aurait fait de l'ombre. Le porte-parole de l'UMP se retrouve donc à la rue, lui qui a tant payé de sa personne. Le radical de gauche de Haute-Corse Paul Giaccobi va devoir lui aussi patienter sur le banc de touche. Mais attention, prévient un conseiller présidentiel: les ministres défaillants pourront être débarqués en cours de route. Histoire de maintenir la pression.