Il aura évité tous les écueils tous les pièges médiatiques. Le déjeuner hier avec Carla, et leurs invités, Régine, Enrico Macias ou l'animateur Arthur, au monastère bénédictin d'Abou Goch, village arabe israélien proche de Jérusalem, s'est déroulé sans la presse. Il n'y a pas eu de visite au Mur des lamentations ou de bain de foule dans la vieille ville de Jérusalem. Pas de déclaration à la fin de la visite du Mémorial de Yash Vashem, si ce n'est : « il suffit de voir ». Pas de conférence de presse commune avec Ehud Olmert, dérapage interdit. Pour justifier sa prudence, Nicolas Sarkozy a reconnu avoir limité les images qui auraient pu être interprétées comme une « provocation », a-t-il dit. « Je souhaitais des prises de risques en disant, plutôt qu'en faisant ». Son message aura été répété inlassablement toute la journée : l'amitié avec Israël, la sécurité, et la paix, au prix d'un état palestinien indépendant. Jusqu'au dîner d'état offert par Shimon Pérès hier soir, où Nicolas Sarkozy a lancé: « vous êtes plus forts que vous ne le croyez, quand on est fort, on doit tendre la main ».