Tout est parti d'un sondage publié mardi par Corse-Matin, dans lequel Jean-Guy Talamoni n'a été crédité que de 7% d'intentions de vote au premier tour des municipales à Bastia. Autant dire un désastre annoncé pour le chef de file de Corsica Nazione Indipendente. Qui serait même devancé de trois points par Gilles Simeoni. Le fils du leader historique Edmond Siméoni, avocat d'Yvan Colonna, fait partie de cette mouvance clairement opposée à la violence. La frange la plus dure du nationalisme Corse a donc crié à la manipulation. Et c'est dans ce contexte que le FLNC Union des combattants a diffusé son communiqué. Le texte dénonce une rencontre entre un leader autonomiste et un haut responsable policier français. Allusion à un récent déjeuner à Paris entre Jean-Christophe Angelini, leader du Parti de la Nation corse, qui refuse lui aussi la violence, et Bernard Squarcini, patron de la DST, un proche du chef de l'Etat. Les indépendantistes durcissent donc le ton à l'approche d'un scrutin dont ils ne veulent pas être les grands perdants au bénéfice de leurs frères ennemis modérés.