Quelque chose de 68...

Nicolas Sarkozy a reçu Daniel Cohn-Bendit à l'Elysée, dans le cadre de la consultation des présidents des groupes politiques au Parlement européen, afin d'évoquer la prochaine présidence française de l'Union. Le leader historique de mai 68, était accompagné de Monica Frassoni, qui préside avec lui, à Strasbourg, le Groupe des Verts-Alliance libre européenne. La photo vallai le détour : Nicolas Sarkozy avait fait campagne, pour son élection, justement contre l'héritage de mai 68...



Quelque chose de 68...
 Et un an ou presque après l'élection présidentielle, Henri Guaino se souvient : "c'est un thème qui aura pesé dans la victoire, nous avons presque gagné grâce à lui", reconnait aujourd'hui le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, auteur d'un discours mémorable, très "clivant", contre l'héritage de mai 68. C'était le 29 avril 2007, devant des milliers de jeunes réunis au Zénith de Paris: "je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes", avait clamé le candidat Sarkozy, fustigeant les héritiers d'une révolution qui aura généré, selon lui, un affaissement des valeurs. Henri Guaino ajoute encore : "cela résumait l'idée qu'il y avait derrière ce que les gens ressentaient sur le principe de l'autorité, l'école, l'individualisme"… Mais aujourd'hui, un an a passé, les difficultés du pouvoir ont rattrapé le chef de l'Etat, les débats, les urgences sont ailleurs. Daniel Cohn-Bendit lui-même ne veut plus être systématiquement ramené quarante ans en arrière, se sentant plus concerné par les défis du siècle qui s'ouvre. Il a offert au chef de l'Etat son ouvrage intitulé "Forget 68", avec cette dédicace piquante : "Pour Nicolas. L'imagination au pouvoir, c'est pour quand ? Salut. Dany". Nicolas Sarkozy a répondu en riant : "je vais le lire". Daniel Cohn-Bendit a ajouté à la sortie de son entretien: "On a pris rendez-vous après, pour en parler". Vendredi matin, ce sera au tour de Lionel Jospin, l'ex-Premier ministre, d'être reçu à l'Elysée.

Rappel en lien : le discours de Nicolas Sarkozy contre l'héritage de Mai 68, le 29 avril 2007, au Zénith de Paris
http://www.dailymotion.com/video/x1utmi_sarkozy-fustige-mai-68




Mercredi 16 Avril 2008
Jean-François Achilli

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1. Posté par Paddy le 16/04/2008 11:30
En 68, je n'étais pas bien vieux. Les acteurs de mai le sont donc plus que moi. Certains sont devenus des notables aussi ventrus que leurs comptes en banque, patrons, "décideurs" ou simplement donneurs de leçons. Les valeurs qu'ils défendaient à l'époque les font bien rire aujourd'hui. Ce sont eux que Brel, en visionnaire, avait croqués dans sa chanson "Les bourgeois". Quelques uns sont même très proches du pouvoir qui aujourd'hui, veut "liquider" leur héritage. On pourrait presque dire qu'ils l'inspirent. C'est peut-être ce qui explique que ma génération soit si peu révolutionnaire : on a appris à se méfier des lanceurs de slogans. Ce qui n'empêche pas de se méfier tout autant des "tourneurs de pages". Car ils les tournent souvent vers l'arrière.

2. Posté par philippe 93 le 16/04/2008 14:13
J'avais 11 ans en 68. Aujourd'hui j'ai un fils de 17 ans, il manifeste. Je trouve ça bien ces jeunes qui réfléchissent au monde et s'engagent pour leur avenir . Il y a quelques choses de ludique et de profond dans leur colère. Un peu comme ce que j'ai pu, plus tard, comprendre de 68, surtout des débuts du mouvement, avant que les syndicats et la politique viennent saloper ça avec leur gros sabots.

3. Posté par féat29 le 17/04/2008 15:05
Déçu, il n' a même pas tenté l'occupation de l'Elysée, Dany le Rouge... Times are changing...!
http://phil195829.overblog.com

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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


A voir

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

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