Qui dit vrai?
Oui ou non, Nicolas Sarkozy a-t-il évoqué les droits de l'homme devant le colonel Kadhafi à l'Elysée lundi ? "Nous n'avons pas évoqué ces sujets", a affirmé Mouammar Kadhafi hier soir au 20h de France 2, dans une interview préenregistrée. Allégation démenti dans la journée par l'Elysée, alors que Nicolas Sarkozy était en déplacement sur le thème du logement en Meurthe-et-Moselle. Pour sa deuxième journée de visite, le colonel Kadhafi a semé une belle panique à Paris. Récit.
"Kadhafi ingérable? C'est un pléonasme", estimait hier un proche de l'Elysée, au plus fort de la controverse. Les dénégations de Mouammar Kadhafi sur la question des droits de l'homme ont frisé... l'incident diplomatique. La diffusion à la mi-journée de l'interview accordée à France 2 a obligé Claude Guéant à répliquer par un communiqué dès 14h. Oui Nicolas Sarkozy et le leader libyen en ont parlé lundi à deux reprises, en entretien privé et à dîner, "j'en ai été le témoin", a affirmé le secrétaire général de l'Elysée. C'est parole contre parole. Du matin au soir, l'imprévisible colonel aura multiplié les déclarations choc, critiquant une internationalisation du conflit du Darfour, appelant à la création d'un état unique israélo-palestinien ou au respect des immigrés en France. Cela fait beaucoup pour une seule visite. L'ordre a été donné hier soir à l'entourage présidentiel de faire silence dans les rangs. Ne pas en rajouter. Nicolas Sarkozy, qui va rencontrer Mouammar Kadhafi une ultime fois cet après-midi, en est désormais réduit à compter les heures jusqu'au départ du colonel samedi.
Mercredi 12 Décembre 2007
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
1. Posté par
philippe 93 le 12/12/2007 11:01
Je pencherais pour croire Sarko, Guéant et consort, ils ne se mouilleraient pas ainsi si ce n'était pas vrai. Kadhafi est aux anges, il fout son boxon. Ce voyage est pour lui une superbe vitrine pour les pays arabes et le continent africain, donc il joue pour ce public là. Sarko est bel et bien coinçé : c'est lui qui lui a offert cette vitrine. 5 jours d'exposition gratos (enfin presque). Se planquer derrière les contrats... mmouais, les montants sont contestés (le Canard) on parle de 3 milliards sûrs, les 7 autres ne font l'objet que de protocoles. Super VRP a du soucis à se faire. Kadhafi est un malin. Sarko est un tout petit joueur à côté.
Autre chose :
Faut il trouver normal que Patrick Ollier, le compagnon de MAM, soit aussi président du groupe d'études sur la Libye à l'Assemblée nationale, ce Kadhafophile fait une pub d'enfer pour son colonel préféré.
Tiens, je vous donne un titre, si vous en voulez : SARKOZY : VRPrésident
2. Posté par
yves de nantes le 12/12/2007 11:31
un hote indésirable,sarkozy et consort le voulaient ils l'ont eu depuis c'est un joyeux hapenning avec dans le role titre le colonel qui pratique l'ingérence en politique intérieure et expose une vision tiers mondiste révolutionnaire!le prédident et son staff n'ont pas été à la hauteur(les deux sont des menteurs) moi,simple citoyen je suis blessé par l'attitude du colonel et j'en veux a ceux qui l'ont invité
http://www.orange.fr
3. Posté par
Paddy le 12/12/2007 14:07
Les journaux étrangers, et notamment anglais, (qui ont beaucoup aimé le coup de la tente dans l'Hôtel Marigny) vont certainement en faire leurs choux gras ! Cette visite tourne au grand guignol, et on sent nos gouvernants légèrement dépassés! En attendant, quelle image pour notre pays et ses dirigeants, totalement ridiculisés par un dictateur qui franchit sans remuer un cil les limites de la diplomatie, sûr de lui et dominateur, comme disait le grand Charles. Mais ce midi, au cours du journal de F.I., il y eut plus atterant encore, si possible. Je ne parle pas de l'intervention de Jacques Santini à votre micro. Son esprit, naguère si vif et aujourd'hui si courtisan ne fait plus rire grand monde, hélas. Mais de celle, musclée, de Calixthe Belaya, rendant un vibrant hommage au grand démocrate Lybien, porte-drapeau du Tiers-monde. Je serais curieux de savoir si, à France-inter, vous saviez à l'avance qu'elle ferait une telle sortie ? Et si tel était le cas, dans quel but l'avez-vous interrogée, elle précisément ?
4. Posté par
yves de nantes le 12/12/2007 16:12
fadela amara,rama yade...calixthe belaya?elles ont en commun...la couleur...des propos!quant à mme belaya elle est coutumiere des déclarations intempestives et ne sait pas comme mme yade embarlificoter ses interlocuteurs!la position tiers mondiste de belaya est coutumiere mais comme on dit ça n'est jamais qu'une posture inconséquente...dans le proche avenir on aura encore l'occasion de sourire
http://www.orange.fr
5. Posté par
philippe 93 le 12/12/2007 16:14
Et jean-marie Bockel hier à "N'ayons pas peur des mots "sur I télé, vous l'avez vu ? Brassant de l'air et parlant plus fort que tout le monde pour cacher son embarras de n'avoir rien à dire de crédible pour défendre la venue de Kadhafi.
Toujours les m^me aruments : d'autres l'on vu avant nous, pourquoi refuser de parler à quelqu'un qui, fut il dictateur, dit vouloir changer, doit on refuser le technologie nucléaire à un homme aussi pein de bonne volonté, la France a t elle les moyens de refuser des contrats... Bref, des excuses de quelqu'un sur la défensive , plus que des arguments de quelqu'un sûr de soi.
6. Posté par
philippe 93 le 12/12/2007 19:18
Cette journaliste , elle, dit vrai et dit vraiment ce qu'elle pense. Chapeau car elle peut risqer son poste.
A lire et à voir sur
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/297546.FR.php
7. Posté par
cloé sans colère le 13/12/2007 13:15
en Italie, il paraît que même la gauche admire notre super président !
tout cela me désespère. je suis de plus en plus dégoûtée par la politique.
ici, dans ma petite vie de "prof intérimaire de récréation", je ne peux que constater l'ampleur des dégâts : la violence gronde dans les établissements scolaires et ça n'a pas l'air d'inquiéter nos gouvernants...
http://c100c.over-blog.com
Nouveau commentaire :
|
Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ? Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
|
A voir
Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé
En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur.
Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
|