Rama Yade, la story

La visite de Mouammar Kadhafi a provoqué l'émoi jusqu'au coeur de la diplomatie française : Rama Yade a rué dans les brancards, Bernard Kouchner a laissé transparaitre son malaise. Mais la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, qui avait eu le feu vert pour donner des interviews, a dépassé la ligne jaune. Avant de rentrer dans le rang, au terme d'une journée agitée au somme du pouvoir. Récit.



Rama Yade DR

Elle avait l'autorisation de s'exprimer dans la presse ce lundi. De façon nuancée, sur le thème des droits de l'homme. Histoire d'allumer un contrefeu aux déclarations hostiles de la gauche. Mais l'Elysée a été cueilli à froid par la virulence des propos de Rama Yade, comme si le jeu de rôle avait échappé au chef de l'Etat. D'où sa convocation hier matin dès la première heure dans le bureau d'un Nicolas Sarkozy très énervé. Qui n'a pas supporté la tirade sur la France qui ne devait pas recevoir "le baiser de la mort" de Mouammar Kadhafi. Rama Yade a été priée de rectifier le tir, adoucir ses propos, annoncer qu'elle ne démissionnerait pas. Elle n'a pas dit un mot sur le colonel hier après-midi lors d'une cérémonie au Quai d'Orsay. Fuyant les caméras et refusant de répondre au téléphone. Le chef de l'Etat lui a renouvelé sa confiance. Et Claude Guéant à 20h sur France 2 a expliqué qu'elle avait exprimé une "sensibilité" mais pas "la voix de la France". Fin de la récré. Rama Yade est rentrée dans le rang. Plus une tête ne doit dépasser pendant le séjour de ce colonel décidément très controversé.

Mardi 11 Décembre 2007
Jean-François Achilli

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1. Posté par philippe 93 le 11/12/2007 10:09
L'article du Parisien serait donc paru sans être validé par les services de presse ou de com de l'Elysée ? Bizarre. Ceci dit et comme vous le disiez hier en réponse, on est jugé sur ces actes : Rama Yade rentre dans le rang, reste au gouvernement, cela me conforte dans l'idée que c'était une opération 'chiffon rouge" pour détourner l'attention des VRAIES critiques et museler l'opposition.

2. Posté par JF Achilli le 11/12/2007 10:19
Ouaip. Tout juste. Le principe était validé, pas le fond, visiblement... Au bout du compte, cette tempête dans un verre d'eau aura donné un brin d'humanité à l'ensemble... de l'art de retomber sur ses pattes...
http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?b=achilli

3. Posté par philippe 93 le 11/12/2007 11:43
Quand même, il a peur de rien Tsarko, ses explications et justifications pour la venue de Kadhafi frisent le ridicule : je commerce avec lui pour que d'autres ne le fassent pas, si je ne lui avait pas parlé les infirmières seraient touours en prisons... et un truc imbitabe ; je cite de mémoire "si on ne parle pas à ceux qui entrent dans le droit chemin comment pourront nous parler à ceux qui ne prennent pas cette voie" et puis les fameux 10 milliards sensés tout faire passer, il faut dire quand même que ce ne sont aujourd'hui que des protocoles d'accords et pas de la monnaie sonnante et trébuchante. Cela a été bien expliqué ce matin sur Inter.

4. Posté par yves de nantes le 11/12/2007 12:24
plutot d'accord et mme yade et ses pirouettes figurent la liberté de ton des ministres
mais juste un piege pour les commentateurs!en revanche un passage de gueant à la télé?il vaudrait mieux ouvrir une chaine télé:la voix de la télé installée au palais on y gagnerait tous! encore un peu et on va tous parler la sarko-langue et dire que l'on parlait de pensée unique...ce qui arrive aux medias est une quasi contagion que rien n'arrete
http://www.orange.fr

5. Posté par philippe 93 le 11/12/2007 13:01
Oui yves de nantes, vous avez raison, et le pire c'est que tout ça passe comme une lettre à la poste... Faut dire que les médias sont coinçés : si il disent quoi que ce soit sur ces méthodes big brother, ils passent pour des ringards qui ne comprennent rien à l'Information d'aujourd'hui. Une chose est sûre : Guéant est celui qui dealé avec les libyens et verrouillé le timing de la libération des infirmières bulgares pour que ça coincide avec l'arrivée programmée de Tsarko au pouvoir. Ce dossier est le sien, c'est pour ça qu'il monte au créneau.


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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

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