Tous les regards sont désormais braqués sur le Languedoc-Roussillon. Georges Frêche déposera sa liste dans les jours qui viennent. Le président sortant, au cœur de la polémique, va pouvoir afficher ses soutiens, ceux-là mêmes que la rue de Solferino menace d’exclusion. Martine Aubry a fort à faire pour dessiner une liste crédible face à lui, autour de la maire socialiste Hélène Mandroux. La négociation avec les Verts reste complexe. A l’UMP, les listes sont bouclées au niveau national, enfin presque. Celle de Corse n’est toujours pas achevée, malgré la visite présidentielle de mardi dernier. Et certains chefs de file jouent leur partition, à l’image de Jean-François Legrand en Basse-Normandie, qui veut présenter ses propres candidats, sans respecter les arbitrages parisiens. Certains restent mécontents à l’UMP, à l’image d’Eric Raoult qui conteste le parachutage de Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat de police Synergie, pour mener la bataille en Seine-Saint-Denis. Deux personnalités ont déposé leurs listes lundi, Jean-Marie Le Pen à Marseille et sa fille Marine à Lille. Trop heureux de pouvoir démarrer au plus vite une campagne à l’issue incertaine, entre le grand chelem promis par Martine Aubry, contesté par un Xavier Bertrand qui promet des surprises pour la majorité.