Sarkozy désigne 'une minorité radicalisée' de grévistesIl est finalement sorti de la résérve silencieuse qu'il s'imposait depuis une semaine. Nicolas Sarkozy, devant le 90ème congrès de l'Association des Maires de France, à Paris, porte de Versailles hier, a fermement prévenu qu'"il faut savoir terminer une grève - phrase inspirée par Maurice Thorez - alors que s'ouvre la discussion". Le chef de l'Etat a même menacé la "minorité" de grévistes qui prennent les usagers "en otages", annonçant qu'il ferait "respecter" l'ordre public. Laissant pour la première fois le ministre du Travail Xavier Bertrand et son Premier ministre François Fillon en première ligne depuis le début du conflit, Nicolas Sarkozy n'était pas intervenu publiquement depuis le 13 novembre au soir, jour du déclenchement du conflit. Analyse.
Son intervention aura pris tout le monde de court. Elle était attendue après l'ouverture des discussions à la SNCF, mais le chef de l'Etat a voulu créer la surprise. Dès le matin devant les responsables de l'UMP réunis à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait désigné les coupables: "une minorité radicalisée de grévistes", ce sont ses mots, empêcherait la base de reprendre le travail. Ce noyeau dur, accusé de paralyser le pays, a été clairement mis en garde hier. Il faut savoir terminer une grève, a prévenu le président de la République, les Français sont exaspérés, l'ordre public sera respecté. L'objectif n'est pas que le conflit dure, expliquait l'Elysée hier soir, mais de faire en sorte que les discussions de ce mercredi aboutissent, en rappelant qu'il y avait une ligne rouge à ne pas franchir: celle des quarante annuités. Le chef de l'Etat a choisi le langage de la fermeté, tout en faisant miroiter une série d'annonces sur le pouvoir d'achat, la croissance et l'emploi. Nicolas Sarkozy veut forcer le destin, en prenant à témoin une opinion publique excédée par une semaine de blocage dans les transports. Enrobé court Jean-François Achilli: "Nicolas Sarkozy choisit le langage de la fermeté sur les principes: @. Pour le chef de l'Etat , il y aurait au sein du mouvement de grève un noyau dur qui selon lui empêcherait la base de reprendre le travail: @. Quelques mots aimables à l'endroit des cheminots, des employés de la RATP, des électriciens et des gaziens, ils ne sont pas des privilégiés mais des travailleurs qui méritent qu'on les respecte. Mais la réforme des régimes spéciaux se fera: @. Le chef de l'Etat se projète déjà après le conflit: @. Nicolas Sarkozy prend l'opinion à témoin, pour tenter d'isoler les grévistes". @ Nicolas Sarkozy "il faut arrêter une grève" (JF Achilli 42"). @ Nicolas Sarkozy "une petite minorité" (JF Achilli 27"). Mardi 20 Novembre 2007
Jean-François Achilli
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Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies FrançaisesAu Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?
Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 € Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-téléEn direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
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