Premier enseignement: rien n'y fait. Après trois années de présidence, la côte de popularité du chef de l'Etat est toujours au plus bas. La désapprobation touche désormais plus le fond que la forme: 70% des personnes interrogées se disent insatisfaites de l'absence de résultats. Alors que la critique du style personnel ne vient qu'en quatrième position, à 57%. Si la croissance ne revenait pas d'ici 2012, il serait donc vraisemblablement difficile à Nicolas Sarkozy de se relever.
L'autre enseignement est que les Français de tous bords considèrent que ses compétiteurs pourraient représenter la droite mieux que lui au cours des années qui viennent. C'est un peu l'ironie de l’histoire: les personnes interrogées font davantage confiance à Dominique de Villepin, à 24%, qu'à Nicolas Sarkozy - crédité de 20%. Alain Juppé vient en troisième position à 16%. Mais les sympathisants UMP placent toujours le chef de l'Etat loin devant.
C'est ce contexte très défavorabler qui justifie l'opération reconquête amorcée par Nicolas Sarkozy, depuis la défaite aux régionales, mais dont les effets dans l'opinion se sont visiblement attendre.