La majorité a donc du souci à se faire. Il y a certes la satisfaction pour l'UMP de virer en tête au soir du premier tour, avec deux points devant un Parti Socialiste, qui par la voix de son premier secrétaire Martine Aubry se targue de faire le grand chelem. Mais l'UMP ne dispose que de très faibles réserves de voix, avec un Front National moitié moins fort qu'en 2004, mais en mesure de se maintenir dans certaines régions, et d'empêcher la majorité de l'emporter. Le PS devrait bénéficier de l'apport des voix écologistes. Les Verts font moins bien qu'aux Européennes, mais pèsent deux fois plus lourd qu'en 2004, preuve qu'ils se sont installés durablement dans le paysage. La gauche toutes tendances réunies est nettement majoritaire, avec une grande partie des électeurs bien décidés à utiliser ce vote régional pour envoyer un message au niveau national. L'UMP, qui ne détient que deux régions sur vingt-deux, vivra donc la moindre de ses éventuelles conquêtes comme une vraie victoire.