Ainsi, « c'est un impôt nouveau, mais ce n'est pas un impôt de plus », a confié Henri Guaino. Le conseiller spécial du président de la République a assuré que « la contribution climat énergie ne sera pas un prélèvement supplémentaire ». La fiscalité va se déplacer. Elle est censée, dès 2010, soulager le travail et s'attaquer désormais à la pollution. Mais « le système de compensation des ménages n'a pas encore été arrêté, nous y travaillons », a conclu Henri Guaino. Avec deux tiers des Français opposés à la taxe carbone, selon un sondage, le débat s'est envenimé. D'où la tenue de cette réunion d'arbitrage à l'Elysée. Il y en aura d'autres. Nicolas Sarkozy prend personnellement les choses en main, comme il l'a fait avec la sécurité. « La taxe carbone, je l'assume », a déclaré le chef de l'Etat dans l'Orne hier. Et peu importe la mise au point de François Fillon. « Tout le monde a signé la charte écologique de Nicolas Hulot, les comportements doivent changer », rappelle l'Elysée. Mais le mot taxe est tabou par les temps qui courent. Nicolas Sarkozy va devoir faire preuve de beaucoup de pédagogie s'il veut convaincre les Français.