Technikart : Ma vie avec Sarkozy
Journaliste à France Inter chargé de suivre l'actualité du candidat UMP Nicolas Sarkozy, Jean-François Achilli publie "Jusqu'ici tout va bien...", 400 pages collées aux basques du candidat à la présidentielle. Le problème : même animé par un vrai sens critique, le journaliste politique ne finit-il pas par se transformer en simple porte-voix ?
« Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre. » écrivait Sun Tzu dans « L'art de la guerre ». Nicolas Sarkozy se répète-t-il cette sentence le matin en s'épilant les sourcils ? Pour tout dire, on n'en sait rien mais force est de constater qu'elle lui colle parfaitement à la peau. Surtout, elle révèle le caractère d'un homme qui ne cesse d'étendre son entreprise de séduction. Avec une rare efficacité. La preuve ? Plus de la moitié de la population serait déjà sous son charme, cela malgré une omniprésence médiatique qui aurait dû provoquer depuis longtemps des overdoses en cascades. Depuis cinq ans, on nous sert du Sarko matin, midi et soir. Une des raisons de cet état de fait bananier est l'incroyable fascination qu'exerce le ministre de l'Intérieur sur la corporation journalistique.
En réalité, tout le paradoxe du journaliste politique se trouve dans cette injonction de grand écart, cette tentative de pseudo neutralité associée à l'obligation de construire une relation de confiance avec son sujet d'étude, donc empreinte d'affect. «Les journalistes sont des types pressés qui essayent de bien faire leur boulot mais se font assez souvent manipuler» nous confiait récemment Paul Moreira. « Le problème, c'est que nombre d'entre eux croit encore aux mots des politiques, par exemple lorsque Sarkozy se met à citer Jaurès ou Blum, ils paraphrasent son discours sans même s'en rendre compte. A force d'être dans le bus, certains oublient d'en descendre. »
L'expression « journaliste politique » va t-elle bientôt devenir un oxymoron ? Pour répondre à cette question, nous sommes allés rencontrer Jean-François Achilli, journaliste à France Inter, chargé de suivre l'actualité du candidat de l'UMP. Auteur de « Jusqu'ici tout va bien… », un livre sous forme de journal de bord suivant, jour après jour, la course à la présidentielle de notre potentiel futur Président de la république, Jean-François Achilli nous a surtout semblé incarner tous les paradoxes d'une corporation au cœur du système télécratique. Rassurez-vous, il ne s'agit pas ici de tailler Jean-François. Nous avons souhaité retranscrire de la façon la plus neutre possible ses propos. Car, même si ce qu'il nous a dit nous a parfois horrifié, on l'a quand même trouvé très sympa. %%
Technikart : Jean-François Achilli, vous avez publié en 2006 « Carnets de Campagne, Tome 1 », aujourd'hui vous venez de sortir le deuxième tome « Jusqu'ici tout va bien… ». Ces deux ouvrages se concentrent sur la course à la présidentielle de Nicolas Sarkozy. Pouvez-vous nous dire de quelle manière vous avez été amené à suivre Sarkozy et pourquoi vous avez ressenti l'envie d'en faire des bouquins ?
Jean-François Achilli : Je suis arrivé au service politique de France Inter en 2000 via Jean-Michel Aphatie qui m'a recruté en interne avant de partir sur RTL. A l'époque, la gauche était au pouvoir et en tant que petit nouveau dans le service on m'a mis sur l'opposition. Toutes les semaines je me rendais au siège du RPR couvrir les conférences de presse, là-bas j'y croisais souvent un petit mec, légèrement désœuvré, un peu perdu. Son nom ? Jean-François Copé. En 2002, l'opposition est devenue la majorité, moi je suis resté sur la droite. Ça fait donc 5 ans que je travaille quasiment sans arrêt, vous avez pu vous rendre compte que Nicolas Sarkozy génère une actualité intense. Aujourd'hui de façon encore plus importante. D'abord du fait de sa double casquette mais surtout car c'est une personnalité constamment dans l'action et le débat. C'est un homme qui dit clairement ce qu'il pense et propose des choses. Ça ce sont des choses que l'on ne peut pas nier. Après, que l'on soit en accord ou pas avec ses propositions, ça c'est un autre débat sur lequel je ne souhaite pas ici prendre parti.
Technikart : Comment peut-on esquisser le portrait d'un homme politique de façon objective alors même que ce dernier fait, d'une certaine manière, partie de votre vie ?
Jean-François Achilli : C'est très difficile car vous êtes en permanence happé par l'actualité quotidienne, sans compter qu'il y a toujours une masse d'informations très vite périmée. Pour ce livre, ça a été encore plus difficile car j'ai voulu y intégrer des interviews de personnalités d'horizons divers telles que Guy Bedos, Pierre Charon, Charles Pasqua ou Stéphane Bern afin qu'ils me donnent leur vision du personnage Nicolas Sarkozy. Ça veut dire que ce sont des gens que vous appelez à la fin de travail de rédaction, qui ne sont pas forcément tout le temps d'accord avec votre démarche, qui vous demandent souvent de revoir leur copie à la dernière minute. C'est une grosse masse de travail et de stress qui m'a amené à devoir travailler le jour pour écrire la nuit.
Technikart : Comment définiriez-vous le résultat ?
Jean-François Achilli : C'est un ouvrage qui se veut majoritairement factuel mais qui est, j'espère, empreint d'un regard critique. J'ai essayé d'observer, de raconter ce qui se passe, de dire les choses de façon détaillée sans pour autant avoir une grille de lecture idéologique derrière. J'ai voulu aller plus loin que ce que l'on peut voir à la télévision en racontant ce qu'on ne dit pas, en rapportant les anecdotes, les petites phrases qui permettent de comprendre à qui on a affaire. Bref, comprendre qui est ce personnage charismatique et souvent inquiétant. Qui est-il vraiment ?
Technikart : On accuse régulièrement Nicolas Sarkozy de manipulation médiatique, qu'en pensez-vous ?
Jean-François Achilli : Le système de communication de Nicolas Sarkozy n'est pas opaque dans le sens où tous les journalistes peuvent y entrer. Ce qu'il n'accepte pas, c'est les journalistes qui arrivent en pensant "Nicolas Sarkozy manipule les médias" et je vais le prouver. Cette accusation de manipulation vaut peut-être pour lui mais aussi pour elle (Ségolène Royal NDRL) et pour à peu près tous les candidats. Et puis c'est un constat qu'on peut faire pour la politique mais aussi pour la musique. Les structures chargées de la promotion des artistes demandent elles aussi des comptes aux journalistes lorsqu'ils sont mécontents d'un papier.
Technikart : Oui, mais les enjeux ne sont pas les mêmes.
Jean-François Achilli : Vous savez, contrairement à ce que l'on peut croire, les hommes politiques détestent être pris dans le sens du poil. De leur point de vue, ils pensent qu'être un peu bousculé peut être utile dans leur progression professionnelle. Ceux qui écrivent que la presse aujourd'hui est aux ordres fantasment totalement. Et quand on dit qu'il y a une pression sur les journalistes, je crois qu'elle vient surtout de l'actualité.
Technikart : Sarkozy ne cesse de nous affirmer qu'il a « changé ». Pourquoi ?
Jean-François Achilly : Car il a véritablement changé. Ce n'est plus le jeune maire de Neuilly, froid et cassant que l'on connaissait. C'est un libéral de cœur qui essaye, depuis quelques mois, de s'ouvrir aux autres. Le ministre Sarkozy qui veut sauver Alsthom et outrepasse les règles européennes au nom du protectionnisme français c'est une politique quasiment gauchiste. Plusieurs fois, durant ses discours, on s'est demandé : mais qu'est ce qu'il nous fait ? Il nous fait Laguiller ? Ce virage gauchiste s'explique car c'est aujourd'hui Henri Guaino, un ex-Séguiniste et homme véritablement humaniste qui co-écrit avec Nicolas Sarkozy une grande partie de ses discours. Je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy soit un homme cynique. Il est assez logique avec lui-même. Très sévère avec ceux qui sont tombés en panne dans le système mais aussi avec le souhait d'aider les petits travailleurs.
Technikart : Vous en dessinez un portrait plutôt positif malgré votre objectivité revendiquée.
Jean-François Achilli : Mais parce que c'est un personnage très sympathique et plutôt drôle. Il faut d'abord comprendre que cet homme est un monstre de séduction. Quant on lit qu'il essaye de séduire les médias pour les avoir à ses côtés, c'est vrai. Mais c'est une séduction que les médias décryptent. Pendant la crise des banlieues, je l'ai suivi la nuit, dans les commissariats à répéter son message républicain : « Je ne veux aucun blessé, je ne veux aucune bavure ». J'ai trouvé le bonhomme assez costaud quand même. Il faut y aller au contact. Je crois vraiment qu'il s'est aguerri à ce moment-là. On mesure la capacité d'un homme à gouverner dans les moments difficiles.
Technikart : Vous ne trouvez pas son omniprésence médiatique assez surréaliste ?
Jean-François Achilli : Il a compris que l'action politique passait par une occupation massive des médias et de l'actualité. Il ne s'arrête jamais, c'est un continuum. Après, je ne l'observe qu'en tant que journaliste. J'imagine qu'il pique régulièrement des coups de sang envers ses collaborateurs. On le décrit comme un monstre d'autorité et c'est vrai qu'il a un côté froid et cassant mais Royal est elle aussi très autoritaire. L'ami des grands patrons, il l'est bien évidemment, mais DSK aussi. Ce qui vaut pour lui vaut aussi pour les autres. Il ne faut jamais perdre de vu tous ces éléments. Sarkozy, Royal, j'aime bien ces deux personnages. Ce sont deux personnalités qui me parlent en tant que journaliste car ce sont l'un comme l'autre de vraies aventures journalistiques.
Technikart : Selon vous, la configuration politique et médiatique qu'a mise en place Sarkozy n'est en rien problématique ?
Jean-François Achilli : J'ai discuté avec Hélène Risser qui vient d'écrire "les Faiseurs du Roi". Je ne remets pas en cause son travail mais lorsqu'elle affirme que plusieurs journalistes ont été nommés par Nicolas Sarkozy pour le suivre officiellement, je peux vous affirmer que ce n'est pas ce que j'observe au jour le jour. C'est pourquoi je le lui ai fait remarquer que je ne l'avais vu que rarement lors des déplacements. Je n'aime pas les journalistes qui crashent leurs confrères et se posent en garant de l'intégrité professionnelle. Je n'aime pas qu'on s'érige en donneurs de leçons lorsque l'on ne connaît pas les vraies difficultés pour entrer en relation avec une personnalité comme cela, de savoir garder ses distances et de quand même réussir à réaliser un vrai travail journalistique. On ne peut pas arriver en pensant « J'emmerde la droite et je vais vous tailler ». On ne tient pas trois jours. Et ce n'est pas notre job. Je veux bien qu'on porte un regard critique mais je crois qu'il faut d'abord porter un regard d'autocritique. Savoir se demander : qui suis-je ? C'est très important.
Technikart : Peut-il, selon vous, exploser en plein vol ?
Jean-François Achilli : Il ne craquera pas. Il n'a pas craqué lors de ses problèmes avec Cécilia alors qu'humainement cette situation a dû être très dure pour lui. Moi, demain, je vois ma femme dans la rue avec un autre homme, je mets deux ans à m'en remettre. Elle est formidable ma femme (long soupir). La presse lui a bien rendu la mise en scène qu'il nous a vendue en amont. On lui a rendu la monnaie de sa pièce. Ça a été un match terrible.
Technikart : Certains l'ont payé un peu plus que d'autres, non ?
Jean-François Achilli : Vous parlez de Genestar ? (Soupir) Il faut comprendre que cette couverture est arrivée au bout d'une longue série de papiers plutôt élogieux. Et là pam ! Pendant des semaines, cette histoire n'a cessé d'être reprise. On s'est demandé s'il allait y survivre. Des anecdotes de couples politiques qui ne seraient plus ensembles, on en entend des tonnes sans jamais qu'elles soient vérifiées, c'est pour cela qu'on n'en parle pas. Lui, on n'a pas hésité à l'exposer.
Technikart : Vous l'excusez d'une certaine façon ?
Jean-François Achilli : Non je trouve ce type d'agissement évidemment insupportable mais je crois sincèrement qu'il a vécu cette « Une » comme un affront personnel.
Technikart : Dans votre premier ouvrage «Carnets de campagne», vous utilisiez la métaphore de «La Firme» pour présenter la team de Sarkozy, qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui ?
Jean-François Achilli : Tapiro (viré de la team depuis NDRL), De La Brosse (devenu grand ponte de la team, NDLR), etc. C'est sûr qu'il est entouré d'une grosse équipe de professionnels plus ou moins performants mais le vrai patron de la communication, celui qui décide de mettre ou de ne pas mettre des cols roulés, c'est lui. Il est hallucinant. Il est là, il écoute, il pioche et c'est lui qui lance la bonne idée (celle du col roulé NDRL). Je ne suis pas admiratif. Je trouve ça effrayant.
Technikart : Le rôle de Cécilia, présentée comme la femme de l'ombre et sa principale conseillère, est-il surestimé ?
Jean-François Achilli : Cécilia ? Je peux vous dire qu'elle est là et bien là. Ce n'est pas un couple factice, elle n'apparaît pas pour se protéger mais elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir son candidat de mari.
Technikart : Pensez-vous qu'il puisse perdre ?
Jean-François Achilli : Oui, à la régulière, du genre 48% / 52%. Ce qui est sûr; c'est qu'en 90 jours, tout peut basculer à chaque instant. Quand on va voter, que retient-on ? Les dix jours précédents. On vit une société de zapping intense. Ça vaut pour les produits de consommation, ça vaut pour les amours et ça vaut aussi pour les politiques. Eux aussi sont soumis à une économie de marché.
Technikart : Aujourd'hui on a plutôt le sentiment que Nicolas Sarkozy considère sa victoire comme inéluctable.
Jean-François Achilli : Il est très prudent parce car il sait pertinemment qu'il y a une large part d'irrationnel dans l'élection. Et puis les enquêtes d'opinion montrent aujourd'hui que Royal incarne toujours un symbole fort pour la population, une part d'espoir et d'humanité, un côté nouveau dont les gens sont curieux. On dit qu'elle a un passage à vide mais il suffit que demain elle fasse quelque chose de génial et l'on dira « Ah oui elle a eu un passage à vide, ouf heureusement elle l'a eu assez tôt. » Après, est-ce que la sauce va prendre ? Sarkozy pense que non mais il a beau jeu de dire ça, on n'en sait rien pour l'instant. Toutes les théories se valent en politique c'est ça qui est génial.
Technikart : Quelle image a-t-il d'elle selon vous ?
Jean-François Achilli : Au départ il l'a trouvait un peu légère, c'est pour cela qu'il s'est amusé à lancer lors de la campagne interne du PS « Ne commencez pas à lui taper dessus parce que c'est une femme ! » Connaissant un peu son caractère, s'il s'est permis de dire cela, ça signifie qu'il n'avait aucune considération pour elle. Et puis lorsqu'elle est montée en puissance et qu'elle a dévoré Fabius et DSK, il a commencé à vraiment se méfier.
Technikart : En tant que journaliste politique, vous sentez-vous responsable des accusations de bipartisme ?
Jean-François Achilli : Si on met Sarkozy ou Royal en couverture, c'est parce que ça fait vendre, point barre. Quand au bout de la chaîne, on entend des gens dire « Il y en a marre d'avoir Sarko et Ségo en couverture », on pourrait leur répondre que c'est parce que ces numéros-là font plus vendre, c'est tout. Et vous savez aussi bien que moi que la presse est un business. On est un peuple de gueulards mais on n'a du mal à ne pas zapper quand il y a le «20 h». Ça va être « Oh non encore Sarkozy ! Ah mais tiens qu'est-ce qu'il dit au fait ? » Et lorsque Arlette Chabot lui consacre une émission entière, elle se dit simplement qu'elle va faire exploser l'audience.
Technikart : Vous arrivez vraiment à prendre du recul sur votre travail quotidien ?
Jean-François Achilli : Si j'arrive à bien dormir ? Oui, je m'endors d'épuisement. Sarkozy est un homme complètement dans le relationnel mais il sait aussi que, lorsque c'est nécessaire, nous derrière, on va le tailler. C'est aussi pour cela qu'il nous respecte. On a tellement la trouille d'être trop gentil avec lui qu'on s'oblige parfois à le tailler un peu plus. Vous savez, j'adore mon métier, je suis intimement persuadé que nous sommes des empêcheurs de dictatures.
par Vincent Cocquebert, le mardi 27 février 2007
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Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ? Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
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A voir
Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé
En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur.
Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
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