Cette visite aura jeté un froid, qui est venu s’ajouter au mauvais temps. Il y a d’abord eu l’interdiction de manifester dans un centre ville d’Ajaccio quadrillé par les forces de l’ordre, donnant à ce simple conseil des ministres un parfum d’Etat de siège. Il y a eu ensuite sa déclaration inattendue sur l’ouverture du ciel Corse aux compagnies lowcost, qui a engendré une grève surprise au sein de la Compagnie corse méditerranée, et une belle pagaille dans les aéroports. Il y a eu également les mots très durs prononcés devant les élus Corses, contre les « poseurs de bombes, les maffieux, les assassins ». Le chef de l’Etat a généré un climat quelque peu anxiogène, redonnant du lustre et de la surface médiatique aux militants de Corsica Nazione. Les assauts répétés de Nicolas Sarkozy ont enfin provoqué le malaise chez les nationalistes les plus modérés, qui se disaient prêt à discuter avec le gouvernement. Et les a placés dans une situation très inconfortable vis-à-vis de leurs partenaires indépendantistes dont ils aimeraient s’éloigner.