« La réunion s'est déroulée dans un esprit de consensus », aux dires des participants. Le texte, proposé par Nicolas Sarkozy lui-même, aura eu la vertu de ne fâcher personne. Il y a tout d'abord - c'est le plus important- la notion « d'usage constaté ». Les zones déjà en activité dominicale seront légalisées, notamment à Plan de Campagne, dans les Bouches-du-Rhône, chez l'UMP Richard Mallié, l'auteur de la proposition de loi. Autre mesure, le nombre d'ouvertures autorisées le dimanche dans chaque commune passerait de cinq à une dizaine. Les zones touristiques seraient favorisées par la loi, ainsi que les zones frontalières avec un pays ouvrant le dimanche, c'est le cas à Lille, Martine Aubry appréciera. En revanche, c'en est fini du projet de « zones d'attractivité commerciale exceptionnelle » dans les grandes villes, comme Lyon. Les UMP frondeurs à l'image de Marc le Fur, qui n'en voulaient pas, sont soulagés. A y regarder de plus près, la proposition de loi reviendra à régulariser l'existant. La gauche redoute toutefois une brèche dans le système du repos dominical. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée prédit une nouvelle guérilla parlementaire. Le PS a déjà déposé plus de quatre mille amendements, les soirées d’hiver s’annoncent longues, très longues à l’Assemblée Nationale.