Un recadrage en règleNicolas Sarkozy recevait le bureau politique de l'UMP hier soir à l'Elysée, au coeur d'une nouvelle semaine agitée au sein de la majorité. Le journal Le Monde a révélé la parution d'un décret modifiant à compter du 1er mai les règles de calcul des allocations familiales. Entre 11 et 14 ans, les enfants n'ouvriront plus droit à une majoration des versements, soit une perte de 600 euros par enfant, selon notre confrère. L'annonce a provoqué un nouveau tollé à droite, venu s'ajouter aux OGM, à la carte famille nombreuse. L'UMP Hervé de Charette, sur France Inter, estime que "l'exécutif est en train de rendre la réforme haïssable". Nicolas Sarkozy a exigé des responsables de la majorité qu'ils soient des "combattants", au service de la réforme. Récit.
La réunion a eu lieu dans la salle des fêtes de l'Elysée. Avec face au président de la république, tout l'état major de l'UMP, François Fillon en tête. Le ton était engageant, mais ferme. "J'ai été élu pour un changement, il fallait une rupture", a clamé Nicolas Sarkozy, qui a estimé, après un an passé au pouvoir, n'avoir reculé sur aucune réforme. Puis le chef de l'Etat n'y est pas allé par quatre chemins: "on ne doit pas être un parti qui s'embourgeoise, vous devez être des combattants de cette force du changement". Voilà pour ce discours d'une vingtaine de minutes certes apprécié. Mais aux dires d'un observateur, Nicolas Sarkozy a cherché à bousculer une majorité qui n'aurait "pas assez faim à ses yeux", pour la "faire passer de 110 à 220 volts". L'Elysée ne supporte plus d'une part la cacophonie qui s'est installée depuis les municipales et d'autre part cette UMP rétive qui manifeste ouvertement sa mauvaises humeur et ses doutes. Nicolas Sarkozy, hier matin lors du conseil, a exigé de ses ministres solidarité et loyauté. Un autre couac et "ce sera la porte". Ce fut plus qu'un recadrage mais une mise en garde sévère.
Mercredi 16 Avril 2008
Jean-François Achilli
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Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies FrançaisesAu Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?
Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 € Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-téléEn direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
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