"Nous avons un signal fort à donner, il nous faut aider nos amis Haïtiens au maximum", a confié Nicolas Sarkozy de retour de Corse, mardi en fin de journée, à bord de l'avion présidentiel. La date retenue, le 17 février, se situe un peu plus d'un mois après le séisme. "Il faut aller vite", a estimé le chef de l'Etat, "ce sera la première fois qu'un président Français se rendra en Haïti depuis l'indépendance". Il restera la matinée à Port-au-Prince, où il rencontrera le président Haïtien René Préval, avant d'enchainer avec la Martinique en fin de journée et la Guyane le lendemain, le 18 février. Une mission française de reconnaissance est sur place ces jours-ci, afin de préparer la visite et évaluer les attentes. Le temps presse. L'ONU veut garder la haute main sur la prochaine conférence sur la reconstruction du pays, face à des Etats-Unis qui exercent leur leadership régional. "Les Haïtiens ne veulent pas remettre leur destin entre les mains des seuls américains", expliquait hier soir un conseiller de l'Elysée, "nous devons être présents en raison de notre lien historique et linguistique avec Haïti".