"Ce n'est plus du journalisme, c'est de la vidéo-poubelle!" L'Elysée, avec ces propos musclés dimanche soir, s'est montré critique à l'égard des médias traditionnels, accusés, depuis l'affaire du SMS, de reprendre sans aucun recul tout ce qui court sur Internet. Restent ces insultes échangées avec un badaud au Salon de l'agriculture, qui écornent un peu plus l'image d'un Nicolas Sarkozy, confronté depuis quelques semaines aux polémiques et aux mauvais sondages. Les enquêtes d'opinion successives ont mis en lumière un style de présidence et une communication qui font s'interroger. Et qui nourrissent les critiques d'une opposition sur un affaiblissement supposé de la fonction présidentielle. L'entourage élyséen, lui, était à la peine hier pour défendre un chef de l'Etat "qui ne reste pas dans sa tour d'ivoire et s'expose davantage que son prédecesseur". Certains à l'UMP souhaitent à voix basse le voir "prendre du recul", et une certaine "hauteur" inhérente à la fonction. Mais le chef de l'Etat va rester sur le même rythme, un nouveau déplacement est prévu dans l'Allier ce mardi. Comme le confie l'un de ses proches, "quand Nicolas Sarkozy est dans l'adversité, il a envie de tout sauf ralentir la cadence".