C’est aujourd’hui le lancement de la campagne officielle pour les élections régionales, scrutin à deux tours, les 14 et 21 mars prochains. Alors que le PS n’en finit pas de se faire peur avec la nouvelle affaire Frêche, au risque de perdre le Languedoc-Roussillon, l’UMP entre dans la bataille avec une sacrée gueule de bois. "Ce n’est vraiment pas la joie, comment relancer notre campagne", s'interroge un ténor UMP. Les listes pour les régionales, approuvées à 60% seulement au Conseil national samedi, sous les sifflets de cadres mécontents, c’est du jamais vu. "Nicolas n’aurait pas dû remettre ça avec Villepin, cela va nous diviser un peu plus", s’inquiète un proche du chef de l’Etat. La haine affichée dans l’affaire Clearstream est venu faire mentir le mot "unité", clamé sans trop y croire par François Fillon. Un pessimisme que ne partage pas Franck Louvrier. Le conseiller communication de l'Elysée, 7ème de liste en Loire Atlantique, affirme que pendant qu'il tractait dans les rues de Nantes hier, personne ne lui a parlé de Villepin. Reste ces listes UMP accouchées dans la douleur: "nous payons cher les places laissées à nos partenaires, tout cela pour un vague demi-point", se désole un responsable de la majorité, qui regrette que Nicolas Sarkozy ne s'engage pas dans la campagne. C'est ce que le chef de l'Etat va pourtant faire implicitement, en visitant demain une Corse dont les chefs UMP, soit dit en passant, n’ont toujours pas bouclé leur liste.