C’est l’une des inconnues de ce combat des chefs : Nicolas Sarkozy lui-même participera-t-il au vote ? Parce que le chef de l’Etat est toujours conseiller général des Hauts-de-Seine. Il n’a pas encore démissionné. Afin d’éviter une cantonale partielle qui aurait retardé de plusieurs semaines l’élection de son successeur. Un scrutin au parfum de souffre. Isabelle Balkany, vice-présidente déléguée aux affaires scolaires, amie de Cécilia Sarkozy, ne décolère pas. Elle reproche à Patrick Devedjian d’avoir fait signer un soutien écrit à 19 des 23 élus du groupe UMP, dont la plupart sont engagés dans les législatives ou les municipales à venir, et auront besoin du soutien du parti de la majorité, dont le même Patrick Devedjian est devenu l’un des responsables nationaux. Ce dernier se défend d’avoir exercé une quelconque pression et accepte finalement d’en passer par une primaire, qui aura lieu mardi prochain. Isabelle Balkany est bien décidée à maintenir sa candidature, et tant pis si cela fait désordre au cœur de ce fief de Nicolas Sarkozy...