En décrétant le recours à l'urgence sur ce texte, pour le faire passer avant l'été et la fin de la session, Nicolas Sarkozy pourrait ainsi mettre en avant que sa promesse a été tenue. Le chef de l'Etat, qui a promis cette interdiction du voile intégral sur tout le territoire, veut envoyer un signal clair et fort à un électorat qui s'est détourné de lui aux dernières régionales. De plus, le sujet qui touche à la laïcité et à la dignité de la femme transcende les partis politiques de droite comme de gauche, et l'Elysée y voit là un moyen de marquer des points sur un sujet de société à forte dimension symbolique.
Mais il y a le parlement, qui a ses prérogatives et ses propres exigences. Le chef de l'Etat s'est fait fort de renforcer son poids. La procédure d'urgence va justement à l'encontre de cet engagement, qui plus est sur un sujet aussi sensible, qui mérite un débat approfondi. D'où les réticences de Bernard Accoyer et de Gérard Larcher, les présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, qui veulent donner du temps à la discussion, à l'inverse d’un Jean-François Copé, à l’origine d’une proposition de loi allant dans le même sens. Il milite lui aussi pour l'urgence, synonyme d'une seule lecture. Le différend sera tranché lundi après-midi dans le bureau de François Fillon à Matignon. La procédure d'urgence, de source officieuse, avait vendredi matin les faveurs de l'Elysée.
Mais il y a le parlement, qui a ses prérogatives et ses propres exigences. Le chef de l'Etat s'est fait fort de renforcer son poids. La procédure d'urgence va justement à l'encontre de cet engagement, qui plus est sur un sujet aussi sensible, qui mérite un débat approfondi. D'où les réticences de Bernard Accoyer et de Gérard Larcher, les présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, qui veulent donner du temps à la discussion, à l'inverse d’un Jean-François Copé, à l’origine d’une proposition de loi allant dans le même sens. Il milite lui aussi pour l'urgence, synonyme d'une seule lecture. Le différend sera tranché lundi après-midi dans le bureau de François Fillon à Matignon. La procédure d'urgence, de source officieuse, avait vendredi matin les faveurs de l'Elysée.















