Il se proclame "opposant, quand il le faut". Pourfendeur en chef de la présidence Sarkozy. Pour Dominique de Villepin, l'UMP aurait perdu du rôle fondamental que le parti a pu avoir durant les dernières années, à savoir une force de propositions, de critiques, de vigilance. "Je regrette un tout petit effacement dans cette période", délare le Premier ministre, qui estime que l'UMP aurait dû se doter d'un président, ce Nicolas Sarkozy a refusé. Les ministres d'ouverture? "Ils se font peu entendre" et il est "dommage" qu'une "partie de leur différence" se soit "perdue en chemin". Toujours aussi critique, Dominique de Villepin déplore le manque d'"éléments de fond" apportés par les porte-parole du gouvernement et de l'Elysée. "Ils sont dans des réponses de forme. On essaie d'éviter les couacs, de corriger le tir". Quant à David Martinon futur candidat à Neuilly-sur Seine, y a-t-il incompatibilité avec ses fonctions de porte-parole? "L'avenir nous le dira. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut bien faire en politique que ce qu'on fait à temps complet". Dominique de Villepin est déciément devenu un adepte de la sulfateuse.