Défense de DRIRE Paddy
A la lecture de la revue « Auto-plus » de cette semaine, on apprend qu’un tiers de nos sympathiques radars contrôleurs de vitesse sont inopérants, faute d’être contrôlés. En effet, « sous la pression de Bruxelles », ce contrôle autrefois effectué par un organisme public, la DRIRE, doit être désormais confié au privé. Ce qui nécessite donc un tas de démarches légales qui expliquent le retard. Cela ne devrait pas empêcher les forces de l’ordre de verbaliser, rares étant les conducteurs qui osent chercher la petite bête et exiger la date de validité de l’engin qui vient de les prendre en défaut. On ne va tout de même pas se priver d’une juteuse moisson sous prétexte de légalité.
Quel est, ici, l’intérêt pour la collectivité des citoyens de cette mesure imposée par les instances européennes ? On cherche. Le prix ? D’après les gendarmes eux-mêmes, le coût d’un contrôle par la DRIRE est de 10 euros, celui par un organisme privé passera à 80. C’est pourtant toujours le contribuable qui paiera. L’impartialité, l’indépendance ? Il est permis d’en douter, dès lors que des intérêts commerciaux seront en jeu. L’efficacité ? Jusqu’à maintenant, celle de l’organisme public ne semblait pas faire l’objet de critiques. Ce n’est qu’un nouvel exemple parmi tant d’autres. Le dogme « bruxellois » du tout privé s’impose trop souvent au détriment de l’intérêt général. On le voit également dans le secteur de l’énergie, du transport, du courrier : prix toujours plus élevés, service baissant en quantité et qualité, opacité de fonctionnement, tout cela pour, le plus souvent, ne même pas avoir réellement le choix de son fournisseur. Je ne suis pas en train de prêcher a contrario pour le « tout public ». Ni de prétendre de manière simpliste que « le public c’est mieux, le privé, c’est moins bien ». En la matière, justement, c’est le dogmatisme qui est le mal. La concurrence a bien des vertus. Mais lorsqu’elle ne permet pas d’obtenir un meilleur service, et que c’est même le contraire qui se produit, on peut légitimement s’interroger sur le bien-fondé de certains choix. Surtout quand on sait que, bien souvent, ils sont influencés par des lobbies bien plus concernés par leurs profits que par l’intérêt du public/consommateur. En l’occurrence, force est de constater que le dogmatisme, c’est bien du côté de Bruxelles qu’il se trouve. Et qu’il joue systématiquement contre les Européens. |
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