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  <title>Jean-François Achilli Blog</title>
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  <dc:date>2012-02-10T13:23:22+01:00</dc:date>
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   <title>Opération Lejaby</title>
   <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-François Achilli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques 2012]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/achilli/photo/art/default/3765491-5603646.jpg" alt="Opération Lejaby" title="Opération Lejaby" />
     </div>
     <div>
      Quand Nicolas Sarkozy a promis le dimanche 29 janvier, lors de son interview télévisée, qu'il ne laisserait pas tomber les salariées de Lejaby, l’opération était déjà en cours. Entièrement pilotée depuis l’Elysée, et traitée localement par Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et maire du Puy-en-Velay.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Le chef de l’Etat, raconte l’un de ses proches, a directement appelé au téléphone son ami Bernard Arnault. Le PDG de LVMH lui a donc prêté main forte dans ce dossier, devenu un symbole de la campagne présidentielle, en faisant reprendre par l’une de ses filiales, Louis Vuitton, via l’un de ses fournisseurs, le site d’Yssingeaux, et ses 93 salariés.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Clou de l’opération : la réception organisée cet après-midi à 17h, à l’Elysée, avec une délégation d’une quinzaine de salariées Lejaby... Le but, pour Nicolas Sarkozy, est de montrer qu’il est un président qui agit, face à son concurrent en campagne, François Hollande, qui avait lui-même dépêché Arnaud Montebourg pour tenter de trouver une solution.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Pour répondre aux accusations de coup de com, un proche du président explique : « ce qui compte, ce sont les emplois sauvés, et c’est normal qu’il les voit ce soir», avant d’ajouter: « c’est l’inverse de Vilvoorde, l’anti-Jospin, le modèle de Mr Hollande », référence à l’ancien Premier ministre socialiste qui avait fait la promesse en 97 que l'usine Renault-Vilvoorde ne serait pas fermée, et qui avait dit à propos des Good Year, en 2001, « l’Etat ne peut pas tout ». Mais au passif de Nicolas Sarkozy, il y a eu Gandrange, fermée en 2008 malgré la promesse d’une reprise&nbsp; de l’aciérie.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Derrière l’opération Lejaby, il y a, en creux, la bataille du maintien des ateliers et des usines, et du « fabriqué en France », au cœur de la bataille présidentielle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les nouvelles confidences de Nicolas Sarkozy</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 18:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-François Achilli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques 2012]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le Journal de Campagne sur France Inter du jeudi 2 février 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/achilli/photo/art/default/3762974-5598888.jpg" alt="Les nouvelles confidences de Nicolas Sarkozy" title="Les nouvelles confidences de Nicolas Sarkozy" />
     </div>
     <div>
      Il le glisse à ses visiteurs depuis le week-end dernier, et son entourage se charge de relayer sa parole&nbsp;: Nicolas Sarkozy est persuadé que François Hollande a déjà tiré «&nbsp;toutes ses cartouches&nbsp;», meeting, programme, émission télé, et qu’il devrait donc ramer. En attendant de se déclarer, le presque-candidat brocarde son principal rival. Le candidat du PS a déclaré que son véritable adversaire était la finance&nbsp;? Nicolas Sarkozy a lancé hier au Salon des entrepreneurs à Paris : «&nbsp;on a de très grandes banques. Et d’ailleurs, je précise que ce ne sont pas mes ennemies (rires dans la salle). Je me demande ce que ça amène de dire qu’untel ou un tel est un ennemi. Si ça soulage celui qui le dit, c’est très bien&nbsp;».&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Nos confrères du Parisien.fr évoquent ces nouvelles confidences faites aux députés UMP reçus hier à l’Elysée&nbsp;: «&nbsp;je ne dirai rien sur mon entrée en campagne, il faut que je surprenne&nbsp;». Marine le Pen, qui ne l’éliminera pas du deuxième tour, «&nbsp;fait une erreur d’analyse en faisant une campagne d’extrême-gauche&nbsp;». Bayrou, c’est la presse qui le fait monter. Quant à François Hollande, qu’est-ce qu’il lui reste&nbsp;? «&nbsp;Pouf, il se prend de la farine sur la tête&nbsp;», raillerie rapportée par Le Parisien donc ce matin sur son site Internet.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Nicolas Sarkozy ne veut voir que les 17 millions de Français qui ont écouté ses propositions dimanche soir à la télé. Même si les enquêtes d’opinion disent qu’ils n’ont pas été convaincus. Son élément de fierté&nbsp;? Son off, ses confidences cette fois en Guyane, dont les médias ont parlé pendant une semaine. Il le disait d’ailleurs mercredi lors de ses vœux à la presse&nbsp;: «&nbsp;quand je fais un off, ça devient le on le plus repris de l’histoire de mes interviews&nbsp;».&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  François Hollande, lui, &nbsp;n’a pas passé une si mauvaise journée que cela, mercredi, à la réunion de la fondation de l’Abbé Pierre, avec un ralliement très… VIP, juste avant l’épisode de la farine : celui de Cali. Le chanteur a avoué à qu’il allait voter Hollande, lui qui était pourtant tenté par la gauche de la gauche&nbsp;: «&nbsp;je voterai deux fois pour François Hollande, même si je suis touché par un parfum politique plus radical à gauche. Et je crois qu’aujourd’hui il ne faut pas prendre le risque de voir à nouveau Nicolas Sarkozy arriver au pouvoir. En tous, je mettrai mas voix aux deux tours pour François Hollande, pour ne pas prendre ce risque-là, voilà.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Je t'aime, moi non plus 2012</title>
   <pubDate>Wed, 01 Feb 2012 18:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-François Achilli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques 2012]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Journal de campagne sur France Inter du mercredi 1er février 2012. Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux à la presse hier, a ironisé sur sa relation avec les journalistes.     <div>
      C’était «&nbsp;Je t’aime, moi non plus&nbsp;» dans la salle des fêtes de l’Elysée. Le chef de l’Etat, plutôt joueur, a comparé cette relation qui a fait tant parler, à celle d’un vieux couple, ramenant le débat quelques années en arrière&nbsp;: «&nbsp;je ne détecte dans notre couple aucun des stigmates annonciateurs d'un divorce. Franchement, je ne détecte pas de lassitude. Exigeants vous êtes, exigeants vous demeurez&nbsp;». Nicolas Sarkozy, ironique, un brin vachard, a évoqué, sans le citer bien sûr, son rival François Hollande, et a décrit en creux une presse qui serait, à ses yeux, complaisante, versatile, coupable de sentiments&nbsp;: «&nbsp;je vois bien vos tentatives pour me remplacer, pour essayer autre chose, pour aller voir ailleurs. L'herbe est toujours plus verte. Jusqu'à présent, vous êtes toujours revenus&nbsp;». Retrouvant son sérieux, le président candidat a quand même levé un coin de voile sur ce que sera sa campagne à venir&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;J’essaierai d’imposer de nouvelles idées, des concepts. Et tout l’enjeu de cette présidentielle sera là. Je pense que ce sera la véritable première élection du XXIème siècle, où l’on verra le monde extérieur s’inviter dans le débat national français, comme jamais il ne l’a fait jusqu’à présent&nbsp;». Derrière les sourires et l’humour hier, il y avait la dureté, bien réelle et beaucoup plus banale, de la relation entre le pouvoir, quel qu’il soit, et les médias.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Nicolas Sarkozy qui a reçu hier également les députés et sénateurs de la majorité pour les galvaniser&nbsp;: «&nbsp;Je suis le suicidaire le plus en forme de France, on ne peut pas gagner sans prendre de risque&nbsp;», a lancé le chef de l’Etat, en réponse à l’UMP Lionnel Luca, qui a parlé de «&nbsp;suicide politique&nbsp;» à propos de l’annonce d’une hausse de la TVA juste avant les élections. Nicolas Sarkozy qui devrait présenter sa candidature entre la mi-février et le début du mois de mars.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Eva Joly décidément bien encadrée&nbsp;: deux policiers du SPHP l’accompagnent désormais dans tous ses déplacements. La candidate écologiste a reçu la semaine dernière une balle glissée dans un courrier. Cette protection rapprochée s’ajoute aux dirigeants d’Europe Ecologie les Verts qui l’entourent pour tenter de la faire décoller de ses 3 petits % dans les sondages. Eva Joly qui veut rectifier son image, avec une bio qui sort aujourd’hui en librairie et quatre pages à venir dans Paris Match.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Elysée Moi</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-François Achilli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques 2012]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le journal de campagne sur France Inter, le mardi 31 janvier 2012. Mille personnes sont attendues à l’Elysée aujourd’hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/achilli/photo/art/default/3749473-5576271.jpg" alt="Elysée Moi" title="Elysée Moi" />
     </div>
     <div>
      Cette chronique pourrait s’intituler « Elysée-moi ». Nicolas Sarkozy, après sa télévision super 8 dimanche, veut rassurer une majorité qui s’interroge. Du coup, branlebas de combat hier. La cérémonie des vœux à la presse, prévue ce mardi à 11h, a été repoussée à 17h. Le service de presse de l’Elysée a téléphoné à tour de bras pour s’assurer que les quatre cents journalistes prévus ne se tromperont pas d’horaire. Parce qu’en lieu et place le chef de l’Etat recevra, en fin de matinée, dans la grande salle des fêtes, députés et sénateurs UMP et Nouveau centre, ils sont près de six cents. Objectif : le SAV, le service après-vente de l’interview qui a brassé 16 millions de téléspectateurs. Le futur candidat, qui n’a pas l’intention de se déclarer avant mi-février / début mars, veut requinquer ses troupes qui s’interrogent sur son calendrier, mais aussi sur certaines réformes comme la hausse de 1,6 % de la TVA. Il ne reste qu’un plus de 80 jours au président sortant pour refaire son retard sur François Hollande. « Ça suffit pour faire un tour du monde », glisse un membre de la direction de l’UMP, qui ajoute un peu inquiet : « si le président perd encore des points dans les premiers sondages après sa télé, ça va être très compliqué ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/achilli/photo/art/default/3749473-5576272.jpg" alt="Elysée Moi" title="Elysée Moi" />
     </div>
     <div>
      François Hollande en visite lundi à Brest renoue avec l’humour : le candidat PS, accusé d’arrogance par le camp présidentiel, a versé dans l’ironie, quand il lui a été demandé le nom du sous-marin qu’il venait de visiter : « si je donne le nom, vous allez croire que je tombe sous le reproche de mes concurrents. Il s’appelle Le Triomphant. J’ai pas pu trouver… Le Modeste ? » Pour finir, retour sur l’un des mots de la campagne, prononcé jeudi sur le Mouv, par François Bayrou, pour qualifier le programme de François Hollande, et repris hier par Martine Aubry : la première secrétaire du PS, en commentant les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, a utilisé le même vocable : « Ces propositions ont eu l’air improvisé. Elles ne s’appliqueront pas avant 80 jours, donc il ne prend pas beaucoup de risques, elles sont donc incrédibles ». Incredible, qui n’est pas listé par l’Académie française. L’enquête se poursuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Derrick s'invite dans la campagne présidentielle</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-François Achilli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques 2012]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chronique chez Pascale Clark, dans Comme on nous parle, France Inter, le lundi 30 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.wmaker.net/achilli/photo/art/default/3747180-5571358.jpg" alt="Derrick s'invite dans la campagne présidentielle" title="Derrick s'invite dans la campagne présidentielle" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=272679">J'aime bien Derrick.</a>  je blague, bien sûr. J'ai du coup prêté une oreille attentive hier soir à l'interview télévisée de Nicolas Sarkozy, qui a systématiquement cité le modèle allemand pour appuyer les ultimes réformes qu'il va lancer avant la fin de son quinquennat. <br />  &nbsp; <br />  Les mots "Allemagne", "allemand", "couple franco-allemand" sont revenus près d'une trentaine de fois hier soir. Et il manquait finalement deux ou trois chaines télé pour avoir une diffusion complète: Arte, ou encore les germaniques ARD ou ZDF... <br />  &nbsp; <br />  A entendre le chef de l'Etat, «&nbsp;c'est tout mieux&nbsp;» chez Angela Merkel, qui viendra lui prêter main forte pendant la campagne, lui qui avait participé le 31 août 2009 à Berlin à un meeting des jeunes de la CDU en faveur de la réélection de la chancelière. Le chef de l'Etat a éludé ce soutien, pas question pour lui d’évoquer sa candidature. <br />  &nbsp; <br />  Mais Nicolas Sarkozy a salué son nouveau modèle&nbsp;: Gerhard Schroeder, qui a eu à ses yeux le double mérite d'être socialiste - utile pour la campagne présidentielle - et d'avoir flexibilisé le travail outre-Rhin. Toutes les annonces hier ont&nbsp;été passées au tamis allemand. Nous avons eu droit à «&nbsp;the best of&nbsp;», pardon, à un «&nbsp;das beste aus&nbsp;» Deutschland. <br />  &nbsp; <br />  Nicolas Sarkozy veut mettre son couple en avant pour la campagne, le franco-allemand. François Hollande a déjà tenté de court-circuiter l'opération, en déclarant que s'il était élu, il travaillerait sans difficulté avec la chancelière. Angela Merkel est elle-même confrontée à des législatives en 2013, face aux socialistes du SPD. Finalement, le sort de nos deux pays est intimement lié. Mais ça, c’est une vieille histoire... <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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