(sondage réalisé en août 2011)
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Par Edith Deyris, déléguée nationale de l'ADMD chargée d'ADMD-Ecoute
Le ministère néerlandais de la santé vient de donner son accord pour la création d’une équipe de médecins et d’infirmiers spécialement formés, chargée de se rendre chez des malades incurables souhaitant bénéficier d’une euthanasie.
Cette équipe intervient dans les cas où le médecin traitant, pour des raisons de conviction personnelle, refuse de pratiquer l’euthanasie demandée par son patient.
Selon la NVVE, quelques 3 000 euthanasies sont pratiquées chaque année aux Pays-Bas (17 millions d’habitants). Chaque cas est déclaré à une commission de contrôle qui examine si les critères de la loi ont été respectés.
Cette équipe intervient dans les cas où le médecin traitant, pour des raisons de conviction personnelle, refuse de pratiquer l’euthanasie demandée par son patient.
Selon la NVVE, quelques 3 000 euthanasies sont pratiquées chaque année aux Pays-Bas (17 millions d’habitants). Chaque cas est déclaré à une commission de contrôle qui examine si les critères de la loi ont été respectés.
Rédigé le Jeudi 1 Mars 2012 à 16:37
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Commentaires (1)
Critique de la publication “Reporting of euthanasia in medical practice in Flanders, Belgium: cross sectional analysis of reported and unreported cases” (T. Smets et al - BMJ 2010; 341:c5174)
Par le docteur Marc Englert, de l'Université Libre de Bruxelles
L’administration d’opiacés en fin de vie, même avec l’intention de « hâter la mort »n’est pas une euthanasie au sens légal du terme. Une confusion qui aboutit à la conclusion erronée que 50% des « euthanasies » ne sont pas déclarées à la Commission fédérale de contrôle.
La publication porte sur l’année 2007 en Flandre et prétend établir un rapport entre le nombre de cas d’euthanasies qui ont fait l’objet d’une déclaration à la Commission fédérale de contrôle et le nombre de cas d’euthanasies « réellement » pratiquées, nombre estimé à partir d’une enquête par questionnaires adressés aux médecins ayant déclaré un décès en Flandre pendant cette période.
La publication porte sur l’année 2007 en Flandre et prétend établir un rapport entre le nombre de cas d’euthanasies qui ont fait l’objet d’une déclaration à la Commission fédérale de contrôle et le nombre de cas d’euthanasies « réellement » pratiquées, nombre estimé à partir d’une enquête par questionnaires adressés aux médecins ayant déclaré un décès en Flandre pendant cette période.
Par Jacqueline Jencquel, secrétaire générale de l'ADMD
C'est la première fois au monde qu'un festival de films consacré uniquement à l'euthanasie et le suicide assisté est organisé. C'est à Amsterdam du 6 au 12 février 2012, pour fêter les dix ans de l'existence de la loi permettant cette ultime liberté aux Pays-Bas.
Plus de 35 films seront diffusés dont " Les invasions barbares", " Mar adentro", "Million dollar baby" et "Whose life is it anyway ?".
Parmi ces films, cinq sont des premières mondiales comme le film "Compassion" qui montre le travail de la NVVE (société néerlandaise pour le droit de mourir dans la dignité).
La loi a été votée le 1er avril 2002.
Plus de 35 films seront diffusés dont " Les invasions barbares", " Mar adentro", "Million dollar baby" et "Whose life is it anyway ?".
Parmi ces films, cinq sont des premières mondiales comme le film "Compassion" qui montre le travail de la NVVE (société néerlandaise pour le droit de mourir dans la dignité).
La loi a été votée le 1er avril 2002.
Par l'agence de presse QMI
L’euthanasie volontaire et le suicide assisté devraient être décriminalisés, car ils représentent un droit moral, estime un groupe d’experts retenus par la Société royale du Canada.
Ces experts ont conclu que la société canadienne ne peut pas s’opposer aux vœux de citoyens qui ont décidé, «après avoir examiné soigneusement les faits pertinents, que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue».
De plus, les motifs qui sous-tendent la décision de mettre fin à ses jours ne devraient pas entrer en ligne de compte. Les intérêts des tiers, les obligations envers soi-même ou les conséquences sociales «indésirables» ne peuvent pas être invoqués «pour nier le droit de choisir l’aide au suicide ou l’euthanasie volontaire», lit-on dans le rapport de ce groupe d’experts rendu public mardi.
Ces experts ont conclu que la société canadienne ne peut pas s’opposer aux vœux de citoyens qui ont décidé, «après avoir examiné soigneusement les faits pertinents, que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue».
De plus, les motifs qui sous-tendent la décision de mettre fin à ses jours ne devraient pas entrer en ligne de compte. Les intérêts des tiers, les obligations envers soi-même ou les conséquences sociales «indésirables» ne peuvent pas être invoqués «pour nier le droit de choisir l’aide au suicide ou l’euthanasie volontaire», lit-on dans le rapport de ce groupe d’experts rendu public mardi.
Par Jacqueline Jencquel, secrétaire générale de l'ADMD
La Géorgie est le quatrième état américain à autoriser le suicide assisté comme il est pratiqué en Suisse. Le procureur général de la Cour Suprême de Géorgie a assuré qu' un médecin pouvait prescrire un médicament létal à un patient malade qui décide de mettre un terme à ses souffrances.
Après les Etats de l'Oregon, de Washington et du Montana, voilà un quatrième état de l'Amérique profonde qui se rend à l'évidence : la mort est la fin de la vie mais elle n'est pas obligatoirement synonyme de souffrance et de déchéance.
Le modèle suisse est probablement celui que nous finirons tous par suivre. Ce n' est pas un acte médical. C' est le patient lui-même qui boit la potion létale lorsque sa vie n'est plus supportable selon ses propres critères. Notre mort nous appartient. C' est une évidence et il faut cesser d'invoquer des raisons idéologiques pour empêcher une personne lucide, en fin de parcours de mettre un terme à une vie qui a – pour lui – perdu son sens.
En France nous parlons beaucoup de la liberté et pourtant cette ultime liberté nous est refusée. Au nom de quoi laissons-nous au hasard un moment aussi important de notre vie ? On ne peut pas éviter un accident mais on peut abréger une maladie avec son cortège d'humiliations et de souffrances. Ceux qui veulent vivre jusqu'au dernier souffle peuvent le faire, mais que dire des autres ? Faudra-t-il s'exiler en Géorgie pour avoir droit à une mort douce ??
Après les Etats de l'Oregon, de Washington et du Montana, voilà un quatrième état de l'Amérique profonde qui se rend à l'évidence : la mort est la fin de la vie mais elle n'est pas obligatoirement synonyme de souffrance et de déchéance.
Le modèle suisse est probablement celui que nous finirons tous par suivre. Ce n' est pas un acte médical. C' est le patient lui-même qui boit la potion létale lorsque sa vie n'est plus supportable selon ses propres critères. Notre mort nous appartient. C' est une évidence et il faut cesser d'invoquer des raisons idéologiques pour empêcher une personne lucide, en fin de parcours de mettre un terme à une vie qui a – pour lui – perdu son sens.
En France nous parlons beaucoup de la liberté et pourtant cette ultime liberté nous est refusée. Au nom de quoi laissons-nous au hasard un moment aussi important de notre vie ? On ne peut pas éviter un accident mais on peut abréger une maladie avec son cortège d'humiliations et de souffrances. Ceux qui veulent vivre jusqu'au dernier souffle peuvent le faire, mais que dire des autres ? Faudra-t-il s'exiler en Géorgie pour avoir droit à une mort douce ??
Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés à l'occasion de cette Journée mondiale.
Film publicitaire de l'ADMD
Film publicitaire de l'ADMD
Lire le Diaporama Photo de la 4ème journée mondiale.ppsx
(16.47 Mo)
2 nov 2011 - revue de la presse nationale.pdf
(409.82 Ko)
2 nov 2011 - revue de la presse régionale.pdf
(11.34 Mo)
4ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité
A l'occasion de cette 4ème édition, l'ADMD lance une grande campagne de communication en partenariat avec l'agence de publicité Melville.
Ce mercredi 2 novembre 2011, une publicité paraîtra en pleine page dans l'édition du Monde datée du 2 novembre ainsi que dans l'édition de Libération datée du 2 novembre et un film publicitaire sera diffusé sur France 2 (diffusion à 19h50, 22h22 et 23h42).
Comme chaque année, les sympathisants de l'ADMD se retrouveront pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui sont morts dans des conditions qu'ils n'ont pas souhaitées, parce que la loi française ne permet toujours pas de maîtriser son propre parcours de fin de vie.
A Paris, un grand rassemblement se tiendra à 17h30 sur le parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro (Paris 16ème).
N'hésitez pas à vous rapprocher de nos délégués pour connaître la manifestation la plus proche de chez vous, partout en France.
Pour visionner la video sur Youtube, cliquez ICI
Ce mercredi 2 novembre 2011, une publicité paraîtra en pleine page dans l'édition du Monde datée du 2 novembre ainsi que dans l'édition de Libération datée du 2 novembre et un film publicitaire sera diffusé sur France 2 (diffusion à 19h50, 22h22 et 23h42).
Comme chaque année, les sympathisants de l'ADMD se retrouveront pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui sont morts dans des conditions qu'ils n'ont pas souhaitées, parce que la loi française ne permet toujours pas de maîtriser son propre parcours de fin de vie.
A Paris, un grand rassemblement se tiendra à 17h30 sur le parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro (Paris 16ème).
N'hésitez pas à vous rapprocher de nos délégués pour connaître la manifestation la plus proche de chez vous, partout en France.
Pour visionner la video sur Youtube, cliquez ICI
Communiqué du 2 novembre 2011.pdf
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Visuel.pdf
(1.17 Mo)
A lire sur le site www.lci.tf1.fr
Le débat sur l'euthanasie fait des vagues au Royaume-Uni. Dans un documentaire intitulé "Le Choix de mourir" et diffusé lundi sur la BBC, le réalisateur et écrivain Terry Pratchett a suivi un patient de 71 ans atteint d'une maladie neuromotrice qui se rend dans une clinique suisse où il reçoit une dose mortelle de barbituriques. Interrogé mardi matin sur ses motivations, Terry Pratchett, qui souffre de la maladie d'Alzheimer, s'est dit "scandalisé par la situation actuelle" au Royaume-Uni, où l'euthanasie est illégale. "J'ai honte du fait que les Britanniques doivent se traîner jusqu'en Suisse à un coût considérable pour avoir les services qu'ils souhaitent", a-t-il déclaré sur BBC.
Porte-parole d'un groupe de pression contre l'euthanasie, Care Not Killing (Prendre soin plutôt que tuer), Alistair Thompson ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, le "Le Choix de mourir" revient à faire "de la propagande pour le suicide assisté, assez librement habillée en documentaire". Michael Nazir-Ali, ancien archevêque anglican de Rochester (sud-est), a de son côté insisté sur le fait que "la vie est un cadeau et a une valeur infinie". "Nous ne sommes pas compétents pour la prendre, sauf peut-être dans les circonstances les plus extrêmes pour protéger les faibles", a-t-il estimé. La BBC a défendu sa décision de diffuser le documentaire en affirmant qu'il "donnait l'occasion aux gens de se faire leur propre opinion sur le sujet". La législation suisse autorise l'aide au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste".
Lire l'article sur le site
Porte-parole d'un groupe de pression contre l'euthanasie, Care Not Killing (Prendre soin plutôt que tuer), Alistair Thompson ne l'entend pas de cette oreille. Pour lui, le "Le Choix de mourir" revient à faire "de la propagande pour le suicide assisté, assez librement habillée en documentaire". Michael Nazir-Ali, ancien archevêque anglican de Rochester (sud-est), a de son côté insisté sur le fait que "la vie est un cadeau et a une valeur infinie". "Nous ne sommes pas compétents pour la prendre, sauf peut-être dans les circonstances les plus extrêmes pour protéger les faibles", a-t-il estimé. La BBC a défendu sa décision de diffuser le documentaire en affirmant qu'il "donnait l'occasion aux gens de se faire leur propre opinion sur le sujet". La législation suisse autorise l'aide au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste".
Lire l'article sur le site
Par Jane Chaussy, déléguée de l'ADMD pour l'Ille-et-Vilaine, chargée de mission pour les groupes de solidarité et d'entraide.
Surnommé le « docteur suicide », il affirmait avoir aidé près de cent vingt personnes à mourir.
CBS a diffusé en novembre 1998 un reportage le montrant en train d’assister médicalement, en septembre de la même année, le suicide de Thomas Youk, cinquante-deux ans, atteint de sclérose latérale amyotrophique.
CBS a diffusé en novembre 1998 un reportage le montrant en train d’assister médicalement, en septembre de la même année, le suicide de Thomas Youk, cinquante-deux ans, atteint de sclérose latérale amyotrophique.
Lundi 16 mai 2011
Le JSL - 16 05 11.pdf
(984.66 Ko)
Lundi 16 mai 2011
"Pas d'interdiction de l'aide au suicide", titre le quotidien de Zurich. Le 15 mai, les électeurs de ce canton suisse se sont prononcés contre l'interdiction de ce que certains qualifient de "tourisme de la mort".
A 78,4 %, les votants ont demandé que soit maintenue l'aide au suicide, y compris pour des étrangers non résidents. Les motions soumises au vote visaient l'association Dignitas, qui aide chaque année une centaine de personnes atteintes de maladies graves, pour l'essentiel en phase terminale, à mettre fin à leurs jours.
A 78,4 %, les votants ont demandé que soit maintenue l'aide au suicide, y compris pour des étrangers non résidents. Les motions soumises au vote visaient l'association Dignitas, qui aide chaque année une centaine de personnes atteintes de maladies graves, pour l'essentiel en phase terminale, à mettre fin à leurs jours.
Par Jacqueline Jencquel, secrétaire générale
La peur des dérives – l’un des principaux arguments de ceux qui s’opposent à une loi qui légaliserait l’aide active à mourir – se révèle sans fondement. Après les Pays-Bas et la Belgique, c’est le Luxembourg qui nous en donne la preuve.
Dans le « Quotidien », journal luxembourgeois, de ce matin 16 mars 2011, on peut lire que la commission nationale de contrôle et d’évaluation de la loi du 16 mars 2009 considère que son application n’a pas donné lieu à des abus ou a des difficultés majeures.
Depuis que cette loi existe, cinq euthanasies ont été pratiquées au Luxembourg. Les cinq personnes réunissaient les conditions pour lesquelles une euthanasie peut se pratiquer quand il y a une loi : elles avaient des souffrances physiques et psychiques constantes et insupportables dues à des cancers en phase terminale. Ces personnes ont eu une mort calme et rapide et n’ont pas dû passer par les affres de l’agonie.
Par contre près de sept cents déclarations de fin de vie ont pu être archivées, qui seront prises en compte si un jour cela s’avère nécessaire (lorsque le patient n’est pas en mesure de formuler sa demande).
On voit bien qu’ il n’ y a aucune dérive et qu’il est rassurant de savoir que les médecins respectent la volonté de leurs patients.
Pourquoi ne nous accorde-t-on pas cette possibilité en France ?
Dans le « Quotidien », journal luxembourgeois, de ce matin 16 mars 2011, on peut lire que la commission nationale de contrôle et d’évaluation de la loi du 16 mars 2009 considère que son application n’a pas donné lieu à des abus ou a des difficultés majeures.
Depuis que cette loi existe, cinq euthanasies ont été pratiquées au Luxembourg. Les cinq personnes réunissaient les conditions pour lesquelles une euthanasie peut se pratiquer quand il y a une loi : elles avaient des souffrances physiques et psychiques constantes et insupportables dues à des cancers en phase terminale. Ces personnes ont eu une mort calme et rapide et n’ont pas dû passer par les affres de l’agonie.
Par contre près de sept cents déclarations de fin de vie ont pu être archivées, qui seront prises en compte si un jour cela s’avère nécessaire (lorsque le patient n’est pas en mesure de formuler sa demande).
On voit bien qu’ il n’ y a aucune dérive et qu’il est rassurant de savoir que les médecins respectent la volonté de leurs patients.
Pourquoi ne nous accorde-t-on pas cette possibilité en France ?
Par Françoise Steller, déléguée pour le 14ème arrondissement de Paris
Lundi 7 mars 2008, la Chambre des Députés italienne a examiné un projet de loi déjà approuvé par le Sénat. Ce texte prévoit l’obligation d’alimenter et d'hydrater un patient même si c’est en contradiction avec la "déclaration anticipée de traitement" (DAT) établie par celui-ci. D’autre part, le projet précise que le médecin, en vertu de "l’alliance thérapeutique" (?) qu’il passe avec le patient, n’est pas obligé de suivre sa déclaration anticipée (DAT) .
L’opposition dénonce ce projet comme anticonstitutionnel "parce que la libre volonté est un droit pour tous. Etre obligé de suivre un traitement non voulu est contre la loi".
Par contre, l’Association des Médecins catholiques a affirmé son soutien à ce projet de loi. Pour elle "les DAT ne sauraient constituer un „ testament“ contraignant pour le médecin qui aura toujours à coeur de respecter cette „alliance thérapeutique“, fondement même de la profession médicale, en tenant compte, en vertu des responsabilités qui lui reviennent, de la volonté exprimée par le patient ou son fiduciaire..." Cette déclaration est un chef-d’oeuvre d’hypocrisie : quelle est donc cette "alliance" par laquelle l’une des parties ne serait pas liée (le médecin bien entendu) ? Tout en prétendant tenir compte de la volonté du patient ! C’est tout simplement une affirmation inconditionnelle de la suprématie du "pouvoir médical" sur le droit du malade à l’autodétermination.
En comparaison la loi française semble évidemment progressiste, pourvu toutefois qu’elle soit vraiment respectée et appliquée.
L’opposition dénonce ce projet comme anticonstitutionnel "parce que la libre volonté est un droit pour tous. Etre obligé de suivre un traitement non voulu est contre la loi".
Par contre, l’Association des Médecins catholiques a affirmé son soutien à ce projet de loi. Pour elle "les DAT ne sauraient constituer un „ testament“ contraignant pour le médecin qui aura toujours à coeur de respecter cette „alliance thérapeutique“, fondement même de la profession médicale, en tenant compte, en vertu des responsabilités qui lui reviennent, de la volonté exprimée par le patient ou son fiduciaire..." Cette déclaration est un chef-d’oeuvre d’hypocrisie : quelle est donc cette "alliance" par laquelle l’une des parties ne serait pas liée (le médecin bien entendu) ? Tout en prétendant tenir compte de la volonté du patient ! C’est tout simplement une affirmation inconditionnelle de la suprématie du "pouvoir médical" sur le droit du malade à l’autodétermination.
En comparaison la loi française semble évidemment progressiste, pourvu toutefois qu’elle soit vraiment respectée et appliquée.
Jeudi 6 janvier 2011, à 23h15
TV5 Monde retransmet le dernier débat de l’émission Infrarouge de la TSR (télévision suisse romande) sur le thème « Euthanasie : la grande hypocrisie » au cours duquel le Dr Jérôme Sobel, président d’Exit A.D.M.D. Suisse romande, et Nicolas Betticher, vicaire général de l'évêché de Lausanne, Genève et Fribourg, étaient invités.
Par le docteur Marc Englert, professeur à l’Université Libre de Bruxelles (hon.), membre de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie
La presse belge et internationale a rendu compte de la récente enquête du « Groupe de recherche sur la fin de la vie » de la VUB concernant la participation des infirmiers aux actes médicaux de fin de vie.
Cette enquête a suscité des commentaires suggérant que des euthanasies étaient pratiquées illégalement par des infirmiers dans notre pays. Cette affirmation est inexacte et repose sur des ambiguïtés dans les définitions des actes posés en fin de vie. Il faut rappeler les précisions suivantes :
Cette enquête a suscité des commentaires suggérant que des euthanasies étaient pratiquées illégalement par des infirmiers dans notre pays. Cette affirmation est inexacte et repose sur des ambiguïtés dans les définitions des actes posés en fin de vie. Il faut rappeler les précisions suivantes :
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