Appel aux candidats à l’élection présidentielle pour la légalisation du droit de mourir dans la dignité
Le jour où ma santé physique ou ma santé mentale me conduira à franchir les limites d’une vie digne telle que je la conçois pour moi-même, je souhaite pouvoir librement, en conscience et sans influence choisir les conditions de ma propre fin de vie.
C’est pourquoi je vous demande, avec les 94%* de Français qui approuvent le recours volontaire à une assistance active à mourir, de prendre l'engagement solennel si vous êtes élu(e) à la présidence de la République au printemps 2012, de déposer très rapidement un texte de légalisation devant le Parlement, afin que la France rejoigne les pays de liberté qui ont déjà légiféré.
Premières personnalités signataires :
Maurice Agulhon, historien Hugues Aufray, chanteur Nathalie Baye, comédienne Guy Bedos, humoriste Louis Bériot, journaliste Pierre Biarnès, ancien sénateur des Français établis hors de France Pierre Bourguignon, député de la Seine-Maritime André Brincourt, écrivain Noëlle Châtelet, écrivaine Hélène Cixous, écrivaine Yves Cochet, ancien ministre, député européen Christiane Collange, écrivaine André Comte-Sponville, philosophe Boris Cyrulnik, philosophe Régine Deforges, écrivaine Mylène Demongeot, comédienne Marc-Alain Descamps, professeur de psychologie Muguette Dini, sénatrice du Rhône Mireille Dumas, journaliste Dominique Fernandez, écrivain Jean Ferniot, journaliste Alain Fouché, sénateur de la Vienne Dominique Gillot, ancienne ministre de la santé, sénatrice du Val-d’Oise Jean-Pierre Godefroy, sénateur de la Manche Benoîte Groult, écrivaine Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France Dominique Jaquet-Bériot, journaliste Léonard Keigel, cinéaste Patrick Kessel, président du Comité Laïcité République Brigitte Lahaie, animatrice radio Philippe Lazar, fondateur du Comité national de bioéthique dans les sciences de la vie et de la santé Roger Madec, sénateur de Paris, maire du 19ème arrondissement Noël Mamère, député de la Gironde, maire de Bègles Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes Bruno Masure, journaliste Albert Memmi, écrivain Véronique Neiertz, ancienne ministre Orlando, artiste Geneviève Page, comédienne Jean-Claude Pecker, professeur honoraire au Collège de France Gilles Perrault, écrivain Piem, dessinateur Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Île-de-France, président de l’ADMD Claude Sarraute, journaliste Micheline Presle, comédienne Patrick Sébastien, humoriste Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma Sheila, chanteuse Stone, chanteuse Michel Verret, sociologue Françoise Xenakis, journaliste.
* sondage Ifop pour Sud Ouest – août 2011
CP - Appel en faveur du droit de mourir dans la dignité - 22 02 12.pdf
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Cacophonie et démissions au sein de l’Observatoire National de la Fin de Vie :
450 000 euros d’argent public pour un document de propagande mis au service d’une association partisane qui le publie sur son site 24 heures avant sa sortie officielle
450 000 euros pour conclure que « l’on ne sait pas grand-chose »
« C’est bien parce que l’on ne sait pas grand-chose qu’il faut investir le champ de la fin de vie comme un objet de recherche afin d’éclairer nos choix » (conclusion – page 260). Tout ça pour ça !
Alors que depuis la loi du 22 avril 2005, les pouvoirs publics et l’artisan de la loi lui-même, le docteur Leonetti, expliquent que la législation française est la meilleure du monde, qu’il ne faut rien changer, que les demandes d’euthanasie n’existent pas réellement lorsque la prise en charge est satisfaisante, on apprend aujourd’hui que personne ne sait vraiment comment se passent les fins de vie en France.
On apprend également que le rapport a couté 450 000 euros et qu’il ne sera rendu public que ce mercredi…alors que le professeur « d’éthique » Emmanuel Hirsch, et surtout président d’une association extrémiste Plus Digne la Vie, l’avait mis en ligne dès mardi avant de le retirer mercredi matin. De qui se moque cet Observatoire qui n’est qu’un instrument de propagande au service d’une cause liberticide dont les travaux s’inscrivent de manière évidente dans le calendrier électoral ?
La cacophonie est telle que Marie de Hennezel a démissionné de l’observatoire en indiquant que ce rapport est du temps et de l’argent perdus et que le docteur Ferrand avait, lui, démissionné il y a plusieurs mois puis avait publié un rapport disant que la demande d’euthanasie ne disparaissait pas avec les soins palliatifs. Le contraire de ce que dit l’Observatoire…
CP - Observatoire National - 15 02 12.pdf
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Rapport de l’Observatoire national de la fin de vie : 260 pages pour conclure «que l’on ne sait pas grand-chose» sur le champ de la fin de vie (page 260).
Christine Boutin se chargerait-elle de la politique sanitaire en France ?
L’Observatoire, un conseil électoral pour les anti-euthanasie ?
Alors qu’entre 81% et 94% des Français demandent la légalisation de l’euthanasie afin de pouvoir eux-mêmes décider des conditions de leur propre fin de vie, l’Observatoire national de la fin de vie constate la terrible insuffisance des moyens palliatifs en France, préconise le statuquo, avec – un vœux pieux – une augmentation des moyens consacrés aux soins palliatifs mais sans toujours permettre à chaque citoyen de choisir pour lui-même ce qui lui convient le mieux, comme c’est le cas dans les pays du Benelux et dans plusieurs états des Etats-Unis d’Amérique, au motif que la parole du patient, seule, ne suffirait pas. Le médecin reste toujours le sachant.
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, rappelle que cet Observatoire a été adossé à la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon, en pointe dans les soins palliatifs, dont on comprend aisément qu’elle n’est pas favorable à la liberté individuelle sur cette question, pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la laïcité de notre République.
Par ailleurs, le comité de pilotage de cet observatoire est composé de droit, rappelons-le, de membres de l’administration d’Etat (directeur général de la santé, directeur de l’hospitalisation, directeur général de l’action sociale) ou de personnes nommées directement dans ce comité par le ministre de la santé : quatre représentants des associations ou fondations œuvrant pour les soins palliatifs et quatre experts scientifiques. Le docteur Régis Aubry, dont les convictions anti-euthanasie sont de notoriété publique, préside cet observatoire. En résumé, 100% des membres de ce comité sont par nature même opposés à l’euthanasie. Certains l’ont déclaré dès leur nomination. L’ADMD, plus grande association dans le champ de la fin de vie avec 48 000 adhérents et 32 ans d’existence, a été écartée.
Est-ce un hasard si ce rapport, qui critique contre toute évidence humaine prouvée dans les pays du Benelux la légalisation de l’aide active à mourir, soit remis au Premier ministre le jour où Christine Boutin annonce son ralliement à la candidature à venir de Nicolas Sarkozy ?
L’Observatoire national de la fin de vie serait-il un conseil électoral pour les anti-euthanasie ?
Nicolas Sarkozy refuse une évolution législative vers l’euthanasie
Le 24 mars 2012, l’ADMD invite tous les candidats à l’élection présidentielle à s’exprimer sur la question au Cirque d’Hiver-Bouglione
Le président de la République ajoute qu’une légalisation de l’euthanasie pourrait entraîner vers des débordements dangereux.
Aussi, deux questions se posent :
- le chef de l’Etat, peut-être bientôt candidat, aurait-il été sourd aux très nombreux appels de détresse lancés ces dernières années ? Hervé Pierra, Chantal Sébire, Jean Mercier, Maïa Simon, Vincent Humbert, Morten Jensen, Nicolas Bonnemaison, sont-ils des noms qui ne lui disent rien ? L’avis de 94% de ses concitoyens qui approuvent le recours à l’euthanasie n’a-t-il pas d’importance pour lui ? Pourquoi ne pas procéder à un référendum comme il semble vouloir le décider pour d’autres sujets ?
- comment le chef de l’Etat, d’une république démocratique, garant des institutions françaises, peut-il ne pas avoir confiance dans les lois républicaines votées par le Parlement français ? N’a-t-il pas foi en la protection, en l’égalité et en la justice d’une loi pour tous ?
Le samedi 24 mars 2012, au Cirque d’Hiver-Bouglione, l’ADMD réunira les candidats à l’élection présidentielle. Si Nicolas Sarkozy est alors le candidat de l’UMP, espérons qu’il vienne expliquer devant les Françaises et les Français pourquoi il privilégie la clandestinité sur la loi, les arrangements sur les procédures, l’avis des tiers sur l’avis des patients.
Les 48 000 adhérents de l’ADMD attendent de comprendre pourquoi les opinions de quelques-uns doivent s’imposer à tous.
CP - Sarkozy - 09 02 12.pdf
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François Hollande s’engage en faveur de l’euthanasie.
Le 24 mars 2012, l’ADMD invite tous les candidats à l’élection présidentielle à s’exprimer sur la question au Cirque d’Hiver-Bouglione.
L’ADMD rappelle que cette légalisation constituera un droit ouvert à ceux qui le veulent, parce qu’ils jugent leurs souffrances physiques ou psychiques insupportables, un droit en faveur de la liberté individuelle. En aucun cas, ce droit ne constituera une obligation.
Bien au contraire, une loi permettra la protection de ceux qui veulent vivre leur vie jusqu’à la dernière extrémité.
Dans les pays du Benelux qui ont légiféré en la matière, aucune dérive notable n’est à signaler, alors que l’on estime à 15 000 ou 20 000 les cas d’euthanasies clandestines, annuellement, dans notre pays.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, appelle les autres candidats à se prononcer clairement sur ce sujet de société qui emporte une très large adhésion de la population française (94% selon le dernier sondage Ifop – août 2011) et rappelle l’invitation lancée à venir s’exprimer le samedi 24 mars 2012, au Cirque d’Hiver-Bouglione, à Paris (14h00, réunion publique / après un rassemblement à 13h00 sur la place de la République et une marche jusqu’au Cirque d’Hiver-Bouglione).
CP - Hollande - 26 01 12.pdf
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L’ADMD gagne son recours contre l’AP-HP – hôpital Georges-Pompidou
Le tribunal administratif de Paris annule la décision de résilier la convention entre l’AP-HP et l’ADMD prise le 1er mars 2011 par l’AP-HP
Devant la brutalité de cette rupture, l’absence de fondement et une évidente mauvaise foi, l’ADMD a formé un recours gracieux puis, en mai 2011, un recours contentieux pour obtenir l’annulation de cette décision.
Une décision du tribunal administratif du 25 novembre 2011 donne raison à l’ADMD et annule la décision de l’AP-HP. Le juge administratif reconnait que l’ADMD a été injustement sanctionnée, non pas à cause de l’attitude des membres de l’association au sein de l’hôpital Georges-Pompidou, mais pour « une hostilité de principe, pour des motifs philosophiques et religieux, de membres du personnel ».
Le texte de la décision peut être obtenu auprès de l’ADMD.
Une lettre va être adressée par le président de l’ADMD à la directrice de l’AP-HP pour reprendre les permanences.
CP - HEGP - 02 12 11.pdf
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ADMD - AP-HP.pdf
(2.04 Mo)
Le docteur Bonnemaison est la victime des insuffisances de la loi Leonetti et du manque de courage politique concernant la fin de vie
Cette décision rejoint en quelque sorte la décision prise par le conseil de l’ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques qui n’avait pas jugé utile de porter plainte, constatant probablement le caractère compassionnel de son geste et la solitude qui est celle des médecins «humains» provoquée par une loi inadaptée et très largement insuffisante.
Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, rappelle que le docteur Bonnemaison est la victime des insuffisances de la loi Leonetti et du manque de courage politique concernant la fin de vie et demande que le Gouvernement ouvre enfin un débat sur la fin de vie qui sera placé au cœur de la campagne pour l’élection présidentielle de 2012 puisqu’il s’agit d’un véritable choix de société.
Une grande manifestation publique sera organisée par l’ADMD le samedi 24 mars 2012, au Cirque d’Hiver-Bouglione, à laquelle seront invités les candidats à l’élection présidentielle dont les positions seront publiées sur le site www.admd2012.fr
CP - Bonnemaison - 13 09 11.pdf
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Affaire de Bayonne
L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité apporte son soutien au docteur Bonnemaison, en l’absence d’éléments – notamment de plaintes des familles – accréditant un acte commis sans concertation.
L’ADMD réaffirme la primauté de la volonté des patients sur toute autre considération.
Le ministre chargé des affaires européennes devrait profiter de son poste pour comprendre la situation qui prévaut chez nos voisins du Benelux.
- d’une part que l’aide active à mourir ne se conçoit que comme l’expression de l’unique volonté de la personne en fin de vie,
- d’autre part que la législation française résultant de la loi « Leonetti » du 22 avril 2005 – que les pouvoirs publics nous décrivent comme la meilleure du monde ! – est génératrice des drames de la fin de vie auxquels sont confrontés, seuls, la famille et les médecins compatissants, le Bureau de l’ADMD, présidé par Jean-Luc Romero, a annoncé à l’issue d’une réunion extraordinaire le 18 août 2011 qu’elle apporte son soutien au docteur Bonnemaison.
En effet, aucune des familles des quatre patients n’a, à ce jour, porté plainte, ce qui accrédite la théorie d’un acte compatissant concerté de la part du médecin.
Jean-Luc Romero appelle les femmes et les hommes politiques de notre pays à ouvrir, à l’occasion des élections de 2012, le grand débat que les Français appellent de leurs vœux depuis des dizaines d’années.
Les citoyens français n’ont nul besoin qu’on leur indique ce qu’il conviendra de faire au moment où la mort viendra les chercher et doivent être confirmés dans leur droit le plus élémentaire à l’autodétermination, de la naissance et de la majorité jusqu’à la mort.
Le Bureau de l’ADMD rappelle qu’une très grande manifestation publique se tiendra à Paris, au Cirque d’Hiver-Bouglione, le samedi 24 mars 2012. Les candidats à l’élection présidentielle seront ainsi invités, devant les militants de l’ADMD et les Français ( leurs propos en matière de fin de vie sont repris sur le site www.admd2012.fr ), à indiquer leur position relative à la légalisation de l’euthanasie, telle qu’elle existe déjà aux Pays-Bas (depuis 2001), en Belgique (depuis 2002) et au Luxembourg (depuis 2009), trois pays dans lesquels la question de la fin de vie, par l’aide active à mourir et l’accès universel aux soins palliatifs, a été réglée de la manière la plus humaine qui soit.
Le tout nouveau ministre des affaires européennes, Jean Leonetti, devrait s’inspirer de l’exemple donné par les pays européens voisins…
CP - Bonnemaison - 18 08 11.pdf
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Jean-Luc Romero réélu président de l’ADMD.
A Lille, il lance l’appel du 18 juin pour l'Ultime Liberté.
Son objectif pour 2012 : mettre la question de l’euthanasie au cœur des campagnes électorales du printemps 2012.
Samedi 24 mars 2012 : grande manifestation publique au Cirque d’Hiver, à Paris.
Ce mandat sera placé sous le signe des élections de 2012 (présidentielle et législative).
Devant près de 400 adhérents de l’ADMD dont les responsables nationaux et les 120 délégués locaux de l’association, en présence de Bernard Derosier et de Bernard Roman, députés du Nord, et du premier adjoint à la maire de Lille, Pierre de Saintignon, Jean-Luc Romero a lancé son Appel du 18 juin pour la légalisation de l’Ultime Liberté qui sera mise par l’ADMD au cœur des campagnes électorales du printemps 2012.
Une grande manifestation publique se tiendra au Cirque d’Hiver à Paris, le samedi 24 mars 2012, au cours de laquelle les candidats à la présidence de la République ou leurs représentants pourront exposer leur projet pour rendre la fin de vie plus acceptable en France alors que notre pays est régulièrement pointé du doigt pour la mauvaise prise en charge de la fin de vie infligée à ses citoyens (manque de crédits pour développer les soins palliatifs, non respect de la volonté de la personne en fin de vie pourtant clairement exprimée et réitérée, absence d’une aide active à mourir encadrée lorsque la vie n’est plus que de la survie, hypocrisie et manque d’humanisme des procédures de sédation terminale et d’utilisation des analgésiques à très haute dose.)
Cette réunion sera précédée, dès septembre 2011, de grandes réunions régionales pour interpeller les élus locaux.
CP - 31e AG - 18 06 11.pdf
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Non à l’autosatisfaction indécente présidentielle et de Régis Aubry !
Les soins palliatifs existent trop peu en France et seules 20% des personnes qui devraient en bénéficier y accèdent.
En 2010, 10 000 personnes seulement en ont bénéficié alors que 540 000 Français meurent chaque année !
Seule une loi de liberté permettra de donner de véritables moyens aux soins palliatifs
Pour mémoire, les franchises médicales devaient servir à lever des fonds pour développer les unités de soins palliatifs. Or, à ce jour, pas un euro n’y a été consacré depuis l’instauration de ces franchises médicales.
De manière constante, les pouvoirs publics entretiennent la confusion entre les unités de soins palliatifs, véritables unités consacrées à l’accompagnement des personnes en fin de vie, et les lits identifiés en soins palliatifs, simple inscription budgétaire.
A ce jour, si l’on croit les chiffres donnés par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, 45% des départements français ne disposent pas d’unités de soins palliatifs.
Dans les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), pays qui ont voté de véritables lois relatives à la fin de vie, le patient en fin de vie a le choix : celui de bénéficier d’un véritable accompagnement palliatif ou bien celui de renoncer à la vie lorsque celle-ci n’est plus que de la survie. En France, nous nous acheminons vers un véritable « acharnement idéologique palliatif ».
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que l’ADMD milite pour la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté mais aussi pour un accès véritablement universel aux soins palliatifs.
Le 18 juin 2011 à Lille, au cours de la 31e assemblée générale de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero aura l’occasion de le rappeler devant les responsables nationaux et locaux de l’association, devant quelques uns de ses 48 000 adhérents et devant plusieurs parlementaires du Nord, et de lancer un Appel du 18 juin pour la légalisation de l’euthanasie qui sera mise par l’ADMD au cœur des campagnes électorales présidentielle et législative de 2012.
CP - Soins palliatifs - 07 06 11.pdf
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Un salon de la mort à Paris : plutôt que de faire un commerce avec la douleur des Françaises et des Français, il est urgent de permettre de mieux mourir dans notre pays
Une manifestation largement soutenue par les associations pro-life et les personnalités anti-euthanasie
L’ADMD réclame une fois encore que les pouvoirs publics entendent les 94% de la population qui approuvent le recours à l’euthanasie
Alors que le rapport MAHO (Mort à l’hôpital – 2008) indique que les soignants jugent que 35% seulement des décès s’y déroulent dans des conditions acceptables,
Alors que le rapport de l’Igas de janvier 2010 indique que seuls 15 à 20% de ceux qui devraient en bénéficier accèdent aux soins palliatifs, faute de moyens,
Alors que chaque année, ce sont entre 15 000 et 20 000 euthanasies clandestines qui se produisent dans notre pays, parfois pour des raisons compassionnelles, parfois pour des raisons économiques ou de places dans les hôpitaux,
Alors que près de 50% des personnes qui décèdent en réanimation à l’hôpital ont fait l’objet d’une décision médicale d’arrêt des traitements, sans aucun contrôle,
Alors que 94% des Français approuvent le recours à l’euthanasie, légalisé, égalisé et encadré,
les représentants d’associations pro-life, comme « Plus digne la vie », les responsables de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, se bousculent au Salon de la Mort, à côté des marchands de contrats-obsèques et de cercueils.
Voici donc ceux qui nous privent d’une mort choisie, d’une mort en conscience, pour nous imposer leur vision de la fin de vie, dans l’acharnement palliatif et l’absence de liberté, qui participent à une vaste opération mercantile autour de la mort.
Rappelons par ailleurs que le comité d’organisation de ce salon est composé des personnalités les plus violemment anti-euthanasie. Parfois les mêmes qui parlent de tourisme de la mort en évoquant la Suisse ! De qui se moquent-elles ?
Que les responsables de l’éthique médicale, que les responsables des soins palliatifs, que les responsables de l’Observatoire des fins de vie, que ces « sommités » qui prétendent contrôler nos morts s’attellent à la seule tâche qui vaille : la légalisation d’une loi de liberté qui permette d’offrir à celles et ceux d’entre nous qui sommes en fin de vie le choix entre une aide active à mourir et un accès universel aux soins palliatifs.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, rappelle que la mort ne doit jamais avoir l’odeur de l’argent.
CP - Salon de la mort - 06 04 11.pdf
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Omerta sur la question de la fin de vie.
L’Assemblée nationale adopte un projet de loi de révision des lois bioéthiques, conservateur et décalé des réalités.
L’ADMD s’étonne qu’on parle de la naissance, de la vie mais jamais de la mort ! Les politiques seraient-ils immortels ?
En janvier 2011, la discussion au Sénat sur la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir avait été organisée entre 22h00 et 3h00 le lendemain matin.
En février 2011, l’Assemblée nationale – contrairement au souhait même du Conseil d’Etat qui s’était auto-saisi de cette question en décembre 2008 et avait auditionné le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero – révise les lois de bioéthique, parle de la naissance, de la vie mais éclipse la question de la fin de la vie et de la mort.
Les politiques seraient-ils immortels ?
Quand donc, dans notre pays, cessera donc l’omerta sur les sujets fondamentaux pour nos concitoyens ?
Les Français ont le droit de choisir leur destin.
CP - bioéthique - 16 02 11.pdf
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Polémique sur la présence de l’ADMD dans les hôpitaux : mauvaise foi ou totale manipulation ?
Les pro-life ne décolèrent pas après la discussion sénatoriale sur la fin de vie de janvier dernier
A cet égard, avec ses propres financements, l’ADMD édite une plaquette en 8 volets intitulée les Droits de la personne malade qu’elle diffuse au-delà de ses propres adhérents. Elle est la seule structure à effectuer cette information puisque ni l’Etat ni les associations de soins palliatifs qu’il subventionne largement (1.350.000 euros pour 5 000 adhérents – source : rapport d’évaluation par Jean Leonetti) ne font ce travail citoyen.
CP - HEGP - 09 02 11.pdf
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Un débat qui ne fut pas à la hauteur de l’enjeu et de l’attente des Français, une critique partagée de l’insuffisance des bonnes pratiques de fin de vie dans notre pays :
Ce débat sera au cœur de la campagne des présidentielles et des législatives de 2012.
Comme aux pires heures des avortements clandestins, le gouvernement pousse les Français qui n’en peuvent plus de souffrir à se cacher pour mourir dans des conditions parfois extrêmement brutales, toujours clandestines, ou bien à s’exiler, tels des parias, dans des pays plus humains. Encore faut-il qu’ils en aient encore les moyens physiques et financiers.
Le gouvernement a décidé d’amplifier une action purement idéologique en s’appuyant sur les travaux d’un observatoire sur la fin de vie composé uniquement d’opposants ultra à toute aide active à mourir encadrée.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, prévient François Fillon que ce débat reviendra comme un boomerang car il est au cœur des préoccupations des Français qui n’en peuvent plus des passe-droits accordés aux nantis quand les autres crèvent comme des chiens.
En 2012, les candidats à l’élection présidentielle comme aux élections législatives devront prendre de véritables engagements, et pas à coup de petites phrases comme en 2007. Les souffrances absurdes auxquelles sont confrontés les Françaises et les Français ne peuvent se satisfaire d’un baume de mots gentillets.
Communiqué.pdf
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