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Si les pouvoirs publics avaient joué leur rôle et popularisé les directives anticipées, le pauvre Vincent Lambert aurait probablement fait connaître ses volontés et sa famille ainsi que ses médecins ne se déchireraient pas aujourd'hui devant un tribunal administratif pour savoir s'il faut le maintenir dans un état végétatif ou s'il faut lui appliquer la loi du 22 avril 2005.
Rappelons que l'ADMD est le seul organisme à gérer un fichier national des directives anticipées et qu'à plusieurs reprises notre président, Jean-Luc Romero, a demandé que les directives anticipées et le formulaire de désignation des personnes de confiance figurent sur la Carte Vitale. Ces demandes n'ont jamais obtenu aucune réponse. C'est regrettable.
Rappelons que l'ADMD est le seul organisme à gérer un fichier national des directives anticipées et qu'à plusieurs reprises notre président, Jean-Luc Romero, a demandé que les directives anticipées et le formulaire de désignation des personnes de confiance figurent sur la Carte Vitale. Ces demandes n'ont jamais obtenu aucune réponse. C'est regrettable.
Rédigé le Vendredi 17 Mai 2013 à 16:45
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Question de Mme Corinne Bouchoux, sénatrice du Maine-et-Loire, sur les choix de fin de vie
Mme Corinne Bouchoux . - Ma question concerne les modalités de notre fin de vie, sujet intime qui nous concerne tous. Comment envisagez-vous les choix de chacun de ses modes de vie quand il ne peut plus rester seul ? Que pensez-vous de l'expérience des Babayagas menée à Montreuil ? Pouvez-vous nous donner des nouvelles de la proposition 21 du candidat François Hollande qui s'était prononcé pour le choix d'une fin de vie digne pour chacun ? La loi Leonetti reste insuffisante. Quid d'un débat serein sur la fin de vie assistée, le suicide assisté ? Avez-vous un calendrier à nous proposer ?
Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie . - Excusez Mme Touraine, retenue à l'Assemblée nationale. Le président de la République a confié une mission au professeur Sicard qui lui a remis son rapport en décembre. Le président de la République a pris acte de la nécessité d'améliorer la prise en charge de la fin de vie : insuffisante formation des médecins, insuffisante prise en charge à domicile.
Mme Touraine et Mme Fioraso devraient annoncer des mesures pour améliorer cette prise en charge.
Le président de la République a également pris acte que malgré les apports de la loi Leonetti, la législation en cours n'était pas satisfaisante. Nous avons donc saisi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE).
Il devra en particulier examiner selon quelles modalités et conditions permettre à un malade conscient et autonome d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre un terme à sa vie et comment rendre plus dignes les derniers instants d'un patient dont le traitement est arrêté à sa demande ou à celle de sa famille.
Voir la vidéo.
Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie . - Excusez Mme Touraine, retenue à l'Assemblée nationale. Le président de la République a confié une mission au professeur Sicard qui lui a remis son rapport en décembre. Le président de la République a pris acte de la nécessité d'améliorer la prise en charge de la fin de vie : insuffisante formation des médecins, insuffisante prise en charge à domicile.
Mme Touraine et Mme Fioraso devraient annoncer des mesures pour améliorer cette prise en charge.
Le président de la République a également pris acte que malgré les apports de la loi Leonetti, la législation en cours n'était pas satisfaisante. Nous avons donc saisi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE).
Il devra en particulier examiner selon quelles modalités et conditions permettre à un malade conscient et autonome d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre un terme à sa vie et comment rendre plus dignes les derniers instants d'un patient dont le traitement est arrêté à sa demande ou à celle de sa famille.
Voir la vidéo.
Amadou Hampâté Bâ est un écrivain et ethnologue malien né à Bandiagara (Mali) en 1900 (ou 1901) et mort le 15 mai 1991 à Abidjan (Côte d'Ivoire).
"Un an après", sur Europe 1
Communiqué du 15 décembre 2012
Le Grand Orient de France a toujours été partie prenante des débats qui ont fondé les libertés humaines dans l’histoire moderne. Conscient et fier de sa tradition spécifique, qui relève à la fois de l’humanisme et de l’universalisme, il s’inscrit dans la réflexion et les propositions concernant le débat et l’institution d’un cadre légal sur la fin de vie, estimant qu’il s’agit d’une question touchant aux libertés humaines fondamentales. La conquête des libertés fut un long chemin. Leur préservation demeure un combat. Cette quête de la liberté pour l’homme passe par l’affirmation du choix pour sa fin de vie. La liberté de l’homme n’appartient qu’à lui : c’est pourquoi il s’agit d’un combat pour l’humanisme.
La notion de choix de la fin de vie ne peut voir le jour que si elle prend naissance dans un cadre reconnu et garanti, dans sa conception comme dans son application, par un cadre légal. Le sens profond de notre liberté se manifeste que lorsqu’elle est inscrite et garantie par la loi commune, celle de la République, applicable à tous sans distinction de condition : c’est pourquoi il s’agit d’un combat pour l’universalisme.
La notion de choix de la fin de vie ne peut voir le jour que si elle prend naissance dans un cadre reconnu et garanti, dans sa conception comme dans son application, par un cadre légal. Le sens profond de notre liberté se manifeste que lorsqu’elle est inscrite et garantie par la loi commune, celle de la République, applicable à tous sans distinction de condition : c’est pourquoi il s’agit d’un combat pour l’universalisme.
Une tribune par Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Parue dans Le Monde, publiée le 2 novembre 2012
Le droit de mourir dans la dignité, l’aide active à mourir, l’euthanasie, le suicide assisté, selon nos affinités sémantiques, ne saurait être une question médicale. Certes, ce droit implique les médecins, qui sont les artisans – au sens noble – de notre choix de fin de vie. Certes, c’est sur la base de leur diagnostic, avec leurs connaissances et leur expertise, que la fin de vie se dessine.
Nous rappelons au passage que la mort est un événement considérable mais inévitable dans un parcours de vie. Gageons que tous les lecteurs de cette tribune seront morts dans une centaine d’années. Alors, autant s’y préparer sereinement.
Lire la tribune sur le site du Monde
Nous rappelons au passage que la mort est un événement considérable mais inévitable dans un parcours de vie. Gageons que tous les lecteurs de cette tribune seront morts dans une centaine d’années. Alors, autant s’y préparer sereinement.
Lire la tribune sur le site du Monde
Un éditorial de Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
En élisant François Hollande, les Français ont voté pour la proposition 21 du candidat socialiste qui prévoyait une aide médicale pour mourir dans la dignité. Le président a cependant souhaité, pour mettre en œuvre sa proposition, nommer un nouvel expert, médecin de surcroit.
Si, sur un sujet toujours très sensible dans la classe politique, je peux comprendre la volonté de vouloir déminer le sujet en engageant un débat, je pense cependant que la méthode choisie n’est pas judicieuse, car les experts ce sont d’abord les 65 millions de Français qui vont tous, un jour, mourir.
En France, on a pris l’habitude de médicaliser la fin de vie alors qu’il s’agit d’un sujet citoyen. En nommant une nouvelle fois un grand mandarin, dont on connaît l’opposition à la légalisation de l’euthanasie, cela a donné un mauvais signal aux partisans de l’Ultime Liberté – plus de 90% des Français selon les derniers sondages....
Les premières déclarations du Professeur Sicard ne nous ont d’ailleurs pas vraiment rassurés.
En effet, ce dernier, dans la Croix, a d’abord annoncé qu’il ne consulterait pas les associations car, selon lui, on connaît leur opinion ! Alors que François Hollande n’a cessé de dénoncer le mépris de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des corps intermédiaires, la personne qu’il nomme fait fi des promesses présidentielles. L’ADMD, que je préside et qui réunit près de 50 000 adhérents, serait ainsi contournée… Même Le bon docteur Leonetti n’avait pas osé !
Pire, dans une interview au Monde, il assure que la loi actuelle est très bonne et qu’il faudra peut-être changer un ou deux articles…
Avant même de lancer un pseudo débat citoyen, le Professeur Sicard nous donne donc la réponse, comme en son temps, Jean Leonetti avec les deux commissions qu’il présida.
Si le président de la République veut connaître l’avis du peuple, je ne peux que lui suggérer de faire une consultation populaire pas le biais d’un référendum.
Car oui, nous sommes tous experts de notre propre vie. Car oui, notre corps nous appartient !
Si, sur un sujet toujours très sensible dans la classe politique, je peux comprendre la volonté de vouloir déminer le sujet en engageant un débat, je pense cependant que la méthode choisie n’est pas judicieuse, car les experts ce sont d’abord les 65 millions de Français qui vont tous, un jour, mourir.
En France, on a pris l’habitude de médicaliser la fin de vie alors qu’il s’agit d’un sujet citoyen. En nommant une nouvelle fois un grand mandarin, dont on connaît l’opposition à la légalisation de l’euthanasie, cela a donné un mauvais signal aux partisans de l’Ultime Liberté – plus de 90% des Français selon les derniers sondages....
Les premières déclarations du Professeur Sicard ne nous ont d’ailleurs pas vraiment rassurés.
En effet, ce dernier, dans la Croix, a d’abord annoncé qu’il ne consulterait pas les associations car, selon lui, on connaît leur opinion ! Alors que François Hollande n’a cessé de dénoncer le mépris de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des corps intermédiaires, la personne qu’il nomme fait fi des promesses présidentielles. L’ADMD, que je préside et qui réunit près de 50 000 adhérents, serait ainsi contournée… Même Le bon docteur Leonetti n’avait pas osé !
Pire, dans une interview au Monde, il assure que la loi actuelle est très bonne et qu’il faudra peut-être changer un ou deux articles…
Avant même de lancer un pseudo débat citoyen, le Professeur Sicard nous donne donc la réponse, comme en son temps, Jean Leonetti avec les deux commissions qu’il présida.
Si le président de la République veut connaître l’avis du peuple, je ne peux que lui suggérer de faire une consultation populaire pas le biais d’un référendum.
Car oui, nous sommes tous experts de notre propre vie. Car oui, notre corps nous appartient !
De JLR à F. Hollande.pdf
(89.94 Ko)
Rappel de la proposition n°21 du candidat Hollande.
Dans sa proposition n°21, le candidat François Hollande s’est engagé pour « que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »
L'ADMD sera vigilante et agira pour que cette proposition devienne une réalité.
L'ADMD sera vigilante et agira pour que cette proposition devienne une réalité.
A écouter à partir de 8'20''
Il est toujours utile d'écrire aux deux candidats restant en compétition pour le second tour de l'élection présidentielle afin de leur demander de prendre des engagements fermes en faveur de la légalisation de l'aide active à mourir.
Adresse des sièges de campagne :
M. François Hollande : 59, avenue de Ségur - 75007 Paris
M. Nicolas Sarkozy : 18, rue de la Convention - 75015 Paris
M. François Hollande : 59, avenue de Ségur - 75007 Paris
M. Nicolas Sarkozy : 18, rue de la Convention - 75015 Paris
Les sondages se suivent et se ressemblent...
L’opinion publique favorable à 91% à l’euthanasie active
91% des Français se déclarent aujourd’hui favorables à ce que l’euthanasie active soit autorisée par la loi française pour des patients atteints de maladies incurables et qui en feraient explicitement la demande. Si 40% d’entre eux ne conditionnent pas cette pratique (+2 points par rapport à août 2011), estimant qu’elle devrait être possible « dans tous les cas », la majorité, 51%, considère que cette pratique doit être limitée aux patients souffrant de douleurs que la médecine ne peut plus soulager (-3 points). 7% des Français apparaissent en revanche hostiles à cette légalisation de l’euthanasie.
A propos de l’étude
Enquête réalisée en ligne du 17 au 20 février 2012. Échantillon de 1787 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Les rappels cités dans cette note sont issus d’une enquête réalisée en ligne du 17 au 19 août 2011 pour VSD, auprès d’un échantillon de 1041 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive.
91% des Français se déclarent aujourd’hui favorables à ce que l’euthanasie active soit autorisée par la loi française pour des patients atteints de maladies incurables et qui en feraient explicitement la demande. Si 40% d’entre eux ne conditionnent pas cette pratique (+2 points par rapport à août 2011), estimant qu’elle devrait être possible « dans tous les cas », la majorité, 51%, considère que cette pratique doit être limitée aux patients souffrant de douleurs que la médecine ne peut plus soulager (-3 points). 7% des Français apparaissent en revanche hostiles à cette légalisation de l’euthanasie.
A propos de l’étude
Enquête réalisée en ligne du 17 au 20 février 2012. Échantillon de 1787 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).
Les rappels cités dans cette note sont issus d’une enquête réalisée en ligne du 17 au 19 août 2011 pour VSD, auprès d’un échantillon de 1041 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, à partir de l’access panel Harris Interactive.
Par la Fédération nationale de la Libre Pensée
Après le drame de la famille Humbert, après la tragédie qu’a vécue madame Sébire, après la mise en examen à Pau du docteur Bonnemaison et les poursuites disciplinaires engagées contre lui, une nouvelle affaire met une fois de plus en évidence la nécessité de doter le pays d’une loi créant un droit à mourir dans la dignité. Dans le département de la Loire, un homme de 84 ans est poursuivi pour homicide volontaire parce qu’il a mis fin aux souffrances intolérables de son épouse, avec laquelle il vivait depuis cinquante-cinq ans et qui était gravement malade depuis des années sans espoir apparent de guérison. Sans d’ailleurs savoir si son geste allait la délivrer, il lui a administré une forte dose de médicaments qui l’a emportée. Il a pris ce risque parce la situation de cette femme était devenue insupportable. Son geste d’amour est salué par les citoyens dont plusieurs dizaines de milliers lui ont déjà apporté un soutien public.
Laurent Fabius est chargé des 100 premiers jours de gouvernance dans l'équipe de François Hollande
De L.Fabius à JLR - 25 01 12.pdf
(131.49 Ko)
Chers amis,
Pour la première fois, des candidats à l’élection présidentielle et des représentants de partis de Gouvernement ont pris clairement position en faveur de notre combat. Non pas sur un coup de tête ou pour un coup politique, mais dans la droite ligne de leur philosophie et de leurs prises de position lors des deux débats parlementaires (novembre 2009 à l’Assemblé nationale et janvier 2011 au Sénat).
Je comprends l’impatience de nos adhérents.
Néanmoins, il est nécessaire de modérer notre expression et de ne pas critiquer systématiquement ceux qui s’approchent de nos positions, quels qu’ils soient, au risque de les décourager tout à fait.
L’essentiel, aujourd’hui, est cette volonté marquée d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Parlement un projet ou une proposition de loi sur la fin de vie allant vers la légalisation de l’aide active à mourir. C’est alors que seront définis son contenu, les termes employés et les modalités pratiques pour en bénéficier. Nous interviendrons alors en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté.
Par ailleurs, je note le paradoxe qu’il y a à critiquer la non-utilisation par certains candidats du mot « euthanasie » alors que son emploi, au sein même de notre association, fait régulièrement débat.
Je compte sur le sang-froid et la modération de chacun et vous prie de croire, chers amis, à mon amitié et mon dévouement.
Pour la première fois, des candidats à l’élection présidentielle et des représentants de partis de Gouvernement ont pris clairement position en faveur de notre combat. Non pas sur un coup de tête ou pour un coup politique, mais dans la droite ligne de leur philosophie et de leurs prises de position lors des deux débats parlementaires (novembre 2009 à l’Assemblé nationale et janvier 2011 au Sénat).
Je comprends l’impatience de nos adhérents.
Néanmoins, il est nécessaire de modérer notre expression et de ne pas critiquer systématiquement ceux qui s’approchent de nos positions, quels qu’ils soient, au risque de les décourager tout à fait.
L’essentiel, aujourd’hui, est cette volonté marquée d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Parlement un projet ou une proposition de loi sur la fin de vie allant vers la légalisation de l’aide active à mourir. C’est alors que seront définis son contenu, les termes employés et les modalités pratiques pour en bénéficier. Nous interviendrons alors en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté.
Par ailleurs, je note le paradoxe qu’il y a à critiquer la non-utilisation par certains candidats du mot « euthanasie » alors que son emploi, au sein même de notre association, fait régulièrement débat.
Je compte sur le sang-froid et la modération de chacun et vous prie de croire, chers amis, à mon amitié et mon dévouement.


















