(sondage réalisé en août 2011)
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ROME - Le premier anniversaire de la mort d'Eluana, une Italienne restée 17 ans dans le coma jusqu'à ce que sa famille obtienne en justice le droit de suspendre son alimentation, a relancé mardi le débat sur l'euthanasie dans lequel est intervenu même Silvio Berlusconi.
Le chef du gouvernement a fait part de son "amertume et douleur pour n'avoir pas pu éviter la mort" de la jeune femme à 38 ans le 9 février 2009, dans un message remis par un ministre aux religieuses de la clinique de Lecco (nord) où avait été soignée Eluana Englaro pendant 14 ans.
Le chef du gouvernement a fait part de son "amertume et douleur pour n'avoir pas pu éviter la mort" de la jeune femme à 38 ans le 9 février 2009, dans un message remis par un ministre aux religieuses de la clinique de Lecco (nord) où avait été soignée Eluana Englaro pendant 14 ans.
Le porte-parole du mouvement anti-euthanasie Science et Vie, Domenico Delle Foglie, a regretté qu'une "vie ait été éteinte" par un simple décret de la magistrature. "Ce fut un coup au coeur" alors qu'Eluana "aurait pu continuer à vivre (...) si son père l'avait laissée entre les mains miséricordieuses des soeurs de Lecco", a déploré M. Delle Foglie.
Le Vatican et l'Eglise italienne avaient fait campagne contre la suspension de son alimentation avec le soutien d'une bonne partie de la droite et de Berlusconi.
Pour sa part, le père d'Eluana, Beppino Englaro, a évoqué dans une lettre au journal de gauche Repubblica son combat pour une loi autorisant chacun à laisser un "testament de fin de vie". Une idée à laquelle sont favorables plus de 80% des Italiens, selon un récent sondage.
Eluana "est comme il y a un an, comme il y a 18 ans (avant l'accident de circulation qui l'avait plongée dans le coma, ndlr), un symbole de liberté individuelle", a-t-il écrit.
"La meilleure manière de protéger la vie dans toutes les situations c'est d'en confier les choix à celui qui la vit", a-t-il ajouté.
La députée catholique de gauche Rosy Bindi, vice-présidente de la chambre des députés, a jugé "triste" que la mort d'Eluana soit "de nouveau instrumentalisée sur le plan politique" par la droite au pouvoir.
"Il n'y a rien de laïc dans le comportement du gouvernement" qui a "diabolisé jusqu'au dénigrement le choix de la famille d'Eluana", a dénoncé Mme Bindi.
Alors qu'il vaudrait mieux selon elle "se taire et méditer", "on appelle les télévisions, on fait de la publicité au message d'un Premier ministre dans le seul but de tracer arbitrairement une ligne entre les bons et les méchants, ceux qui aiment et ceux qui n'aiment pas, entre ceux qui défendent la vie et les autres".
Le débat a repris alors qu'est examiné à la Chambre des députés un projet de loi adopté fin mars 2009 par le Sénat interdisant aux patients en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation et hydratation et qui punit de fortes peines de prison les médecins acceptant de le faire.
Cette loi "comme elle est formulée ne tient pas debout" car "les citoyens ne veulent pas être traités comme s'ils n'étaient pas responsables de leurs choix de conscience", a estimé M. Englaro, qui a mené une bataille judiciaire de 10 ans pour obtenir un arrêt de l'alimentation artificielle de sa fille.
Dans une émission télévisée pré-enregistrée, il a répondu à M. Berlusconi en estimant que ce dernier "n'a pas compris ce dont nous parlons: le respect de la volonté fondamentale des personnes, c'est cela que voulait Eluana".
Plus d'informations sur le blog de l'ADMD
Plus d'informations sur le site d'Exit-Italia
Le Vatican et l'Eglise italienne avaient fait campagne contre la suspension de son alimentation avec le soutien d'une bonne partie de la droite et de Berlusconi.
Pour sa part, le père d'Eluana, Beppino Englaro, a évoqué dans une lettre au journal de gauche Repubblica son combat pour une loi autorisant chacun à laisser un "testament de fin de vie". Une idée à laquelle sont favorables plus de 80% des Italiens, selon un récent sondage.
Eluana "est comme il y a un an, comme il y a 18 ans (avant l'accident de circulation qui l'avait plongée dans le coma, ndlr), un symbole de liberté individuelle", a-t-il écrit.
"La meilleure manière de protéger la vie dans toutes les situations c'est d'en confier les choix à celui qui la vit", a-t-il ajouté.
La députée catholique de gauche Rosy Bindi, vice-présidente de la chambre des députés, a jugé "triste" que la mort d'Eluana soit "de nouveau instrumentalisée sur le plan politique" par la droite au pouvoir.
"Il n'y a rien de laïc dans le comportement du gouvernement" qui a "diabolisé jusqu'au dénigrement le choix de la famille d'Eluana", a dénoncé Mme Bindi.
Alors qu'il vaudrait mieux selon elle "se taire et méditer", "on appelle les télévisions, on fait de la publicité au message d'un Premier ministre dans le seul but de tracer arbitrairement une ligne entre les bons et les méchants, ceux qui aiment et ceux qui n'aiment pas, entre ceux qui défendent la vie et les autres".
Le débat a repris alors qu'est examiné à la Chambre des députés un projet de loi adopté fin mars 2009 par le Sénat interdisant aux patients en fin de vie de demander l'arrêt de leur alimentation et hydratation et qui punit de fortes peines de prison les médecins acceptant de le faire.
Cette loi "comme elle est formulée ne tient pas debout" car "les citoyens ne veulent pas être traités comme s'ils n'étaient pas responsables de leurs choix de conscience", a estimé M. Englaro, qui a mené une bataille judiciaire de 10 ans pour obtenir un arrêt de l'alimentation artificielle de sa fille.
Dans une émission télévisée pré-enregistrée, il a répondu à M. Berlusconi en estimant que ce dernier "n'a pas compris ce dont nous parlons: le respect de la volonté fondamentale des personnes, c'est cela que voulait Eluana".
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Rédigé le Mardi 9 Février 2010 à 21:16
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