Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité



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Lundi au vendredi de 10h à 19h
Permanence juridique de 17h à 19h

(sondage réalisé en août 2011)









L'Illustré, mercredi 11 avril 2012


Suisse: "J'ai voulu mourir avec dignité"
Après quelques minutes de profond sommeil, sept, huit peut-être, sa respiration s’est faite de plus en plus légère, jusqu’au dernier souffle. Pas de râle, pas de spasme ni de convulsion. Dora est partie sans faire de bruit, sur la pointe des pieds, dix minutes après avoir avalé d’un trait la potion létale qui a paralysé ses voies respiratoires: quelques grammes de pentobarbital de sodium dissous dans à peine un déci d’eau tiède. Cocktail amer, que l’ingestion préalable d’un antivomitif est censé éviter de rejeter. C’est Suzanne, l’accompagnatrice bénévole d’Exit, qui s’est chargée des préparations. Sa carrière d’assistante en chirurgie terminée, cette sexagénaire a choisi d’aider les autres à mourir en accord avec leurs convictions et leur famille. Croyante, elle dit que Dieu n’a jamais exigé des hommes qu’ils s’en aillent dans de grandes souffrances. En huit ans, elle a aidé près de 150 personnes à trépasser. Autant de moments poignants et d’émotion intense qui la laissent à chaque fois épuisée et bouleversée, «même si personne ne s’est jamais réveillé après avoir ingurgité le dosage», rassure-t-elle.

Engagée simultanément dans deux accompagnements, Suzanne a multiplié ses efforts pour soutenir Dora et entourer sa famille. A chacune de leur rencontre, elle leur a répété que «sa protégée» était libre de changer d’avis jusqu’au dernier instant. Mais Dora n’a jamais douté de sa décision. Elle nous l’a confié avec une désarmante sérénité sur son lit de mort, vingt minutes à peine avant son autodélivrance.
Rédigé le Mercredi 11 Avril 2012 à 09:29 | Commentaires (0)

Émission 7 à 8, TF1, dimanche 1er avril 2012


Eddy de Somer
Le dimanche 1er avril 2012, l'émission 7 à 8, sur TF1 consacre un reportage à Eddy de Somer.

Pour revoir les quatre articles consacrés à Eddy de Somer sur le blog de l'ADMD, cliquez sur les liens suivants :
Euthanasie : le dernier geste d'amour de Michèle de Somer
Michèle Skowron écrit à l'Yonne Républicaine à propos d'Eddy de Somer
Nicolas Sarkozy reçoit la famille de Somer
Donnez à mon fils le droit de mourir
Rédigé le Samedi 31 Mars 2012 à 18:43 | Commentaires (0)

Par Maître Mickaël Boulay, administrateur de l'ADMD, délégué pour le Maine-et-Loire


"Il lui avait promis qu’elle ne souffrirait pas … "
C’est l’histoire d’un couple, marié avec un enfant. Madame est atteinte d’un cancer du sein depuis le début des années 2000. En 2009, son cancer récidive, elle est prise en charge à Metz.

Son état de santé s’aggrave et son cancer se généralise. Les époux décident alors de signer des directives anticipées. Elle désigne son époux en qualité de personne de confiance et il promet qu’elle ne souffrira pas. Elle ne souhaite pas que l’on entreprenne ni poursuive des actes de prévention, de soins qui n’auraient que pour seul et unique objectif la prolongation artificielle de sa vie.
Rédigé le Jeudi 16 Février 2012 à 17:44 | Commentaires (3)

L'ADMD, c'est nous tous !


Pour soutenir Jean Mercier, il faut réclamer toujours et encore notre droit élémentaire à l'Ultime Liberté.
Pour cela, vous pouvez écrire aux candidats à l'élection présidentielle, aux sénateurs et aux candidats aux élections législatives. Les alerter une nouvelle fois sur les drames de la fin de vie en l'absence d'une loi identique à celle qui existe dans les pays du Benelux.
Pour cela, vous pouvez également venir manifester à Paris, place de la République, le samedi 24 mars 2012, à 13 heures.
Jean Mercier est entouré. Il a un très bon avocat.
C'est une loi pour nous tous dont nous avons besoin aujourd'hui, pour prévenir une nouvelle affaire Mercier.

UNE LOI. VITE !

Vous trouverez la liste des candidats sur notre site www.admd2012.fr et des éléments de langage sur ce blog.
Dans le Journal n°120 de l'ADMD, vous trouverez en encart détachable d'autres renseignements sur les candidats.

Comité de soutien ADMD pour Jean Mercier - chez M. Michel Favier-Millet - 28, cours Voltaire - 42 100 Saint-Etienne (Courriel : odlomi@yahoo.fr)
Rédigé le Lundi 16 Janvier 2012 à 09:42 | Commentaires (8)

Par maître Mickaël Boulay


Jean Mercier et Mickaël Boulay
Jean Mercier et Mickaël Boulay
Le 10 novembre 2011, Jean Mercier a aidé son épouse à mettre fin à ses jours.

Cet homme de 83 ans, atteint lui-même de la maladie de Parkinson et d’un cancer de la prostate, sera placé en garde à vue, puis mis en examen pour homicide volontaire et non assistance à personne en danger. Les scellés seront apposés sur la porte de sa chambre le contraignant à dormir dans le canapé du salon !
Rédigé le Jeudi 12 Janvier 2012 à 12:00 | Commentaires (20)

Par Delphine Saubaber, pour L'Express - 19 novembre 2011


J'ai aidé ma femme à mourir
C'est un homme de 85 ans tout en pudeur. En mars dernier, bravant la loi française sur l'euthanasie, Monsieur M. a permis à son épouse, Blanche, atteinte d'un cancer en phase terminale, d'en finir. L'Express a recueilli son témoignage exceptionnel.

Quand, de sa main tremblante de vieil homme, il lui a tendu le verre pour qu'elle le porte à ses lèvres, il pleurait comme un enfant. En la regardant se redresser péniblement, il a murmuré: "Tu te rends compte ce que tu me fais faire, mon amour?" Ce furent ses derniers mots à Blanche, dans la chambre aux rideaux tirés. "Mon amour."
Rédigé le Dimanche 20 Novembre 2011 à 09:41 | Commentaires (0)

Nous publions ci-après la lettre ouverte de l'une de nos adhérentes au ministre de la santé, Xavier Bertrand.


Lettre ouverte au ministre de la santé
Monsieur le Ministre,

Cette lettre est un cri du cœur, le cri de mon cœur.

Il y a un bientôt deux mois, mon père nous a quitté après une maladie qui a duré 5 longs mois, dont 20 jours d’agonie à l’hôpital.

C’est peut-être un exutoire pour ma part que de parler de ce sentiment d’impuissance qui vous gagne petit à petit tout au long de la maladie, de la souffrance que celle-ci peut amener dans une famille.

Fermez les yeux et imaginez un homme qui mène une vie tout ce qu’il y a de plus saine. Il ne boit pas, ne fume pas. Il ne supporte pas de rester inactif. Quand le temps le permet, il prend son vélo et n’hésite pas à faire 80 km. Quand ce n’est pas le vélo, c’est le jardin et le bricolage. C’est un homme heureux qui ne demande qu’à rendre service à tout le monde. Pour résumer, un retraité de 75 ans qui en parait 15 de moins. C’est mon père.
Rédigé le Lundi 14 Novembre 2011 à 11:22 | Commentaires (12)

Par Franck Johannès, un adhérent de l'ADMD. Un fils.


Papa, ou le sourire de l'ange
Merci, d’abord, d’être là, dans cette église d’Auvers, qu’il a aimée, qu’il a peinte, qu’il a copiée, dans l’ombre inquiète de Van Gogh, dont il n’avait, sans doute heureusement pour nous, pas le génie mais une partie de la douceur et de l’anxiété.
Il a longtemps habité dans la maison, ici, en contre-bas, dont le jardin remontait presque jusqu’aux marches de l’église, c’est resté sa vraie dernière demeure : un jour d’égarement, il y a un mois, il attendait un taxi pour y retourner. Il voyait de son jardin le clocher, carré, immobile, serein, qui apaisait son besoin de lignes simples, calmes et ordonnées. Il a toujours préféré peindre des rues plutôt que des paysages, et des paysages plutôt que des hommes. Peut être parce qu’il avait besoin d’éternité, peut être parce que ça bouge moins.
Rédigé le Vendredi 1 Juillet 2011 à 14:59 | Commentaires (19)
Témoignage d'un médecin
J’ai connu André quinze années avant qu’il disparaisse. Il était déjà assez âgé puisqu’il s’est éteint à 94 ans. Il avait poussé son premier cri juste avant la première guerre mondiale.

Né sous le signe de Mars, élevé dans une culture communiste, dès juillet 1940, il avait su faire preuve de clairvoyance. Cheminot, il était entré dans la résistance. Je sais qu’il avait été décoré de la croix du combattant volontaire de la résistance, mais c’est sa fille qui me l’a dit. Lui n’en faisait jamais état.
Rédigé le Vendredi 1 Avril 2011 à 13:00 | Commentaires (16)

Lettre reçue à l'ADMD le 16 mars 2011
Ce texte est publié sous la seule responsabilité de son auteur


Témoignage d'une adhérente de Paris
[...]
Le combat a été rude et la discussion plutôt âpre avec le médecin de garde, ce sinistre week-end où mon mari est mort à l'hôpital où il se trouvait depuis quelques jours. Le docteur se disait enfermé dans le cadre légal actuel et moi je lui rétorquais que mon époux avait signé deux ans auparavant des directives anticipées qui demandaient qu'on "soulage ses souffrances même si cela devait entrainer la mort". Dans le même temps, mon mari, toujours conscient, réclamait qu'on ne le torture plus et qu'on le laisse mourir. A plusieurs reprises, il a même arraché ses perfusions.
Rédigé le Mercredi 16 Mars 2011 à 12:40 | Commentaires (3)

Le témoignage de Nicole Dubos qui reste sous sa responsabilité, fait suite à un article publié dans Var Martin le 26 janvier dernier


Témoignage de Nicole Dubos
A Toulon, un destin grabataire après un AVC le 7 novembre

C'est avec le soutien de Carole Gouyé, déléguée de l'ADMD Var Ouest, que le médecin conseil de l'association, après avoir rendu visite à ma Maman dans cette maison de retraite médicalisée ( portant le nom d'une Sainte de l'église catholique), a mis en demeure la directrice de ce lieu de cesser tout acharnement thérapeutique et ce, en violation de la loi Léonetti.

De plus, le médecin référant de cette institution était absent pendant une semaine et aucun remplaçant n'était présent. A la suite de cela, alors que Maman était en décompensation respiratoire, des soins « particuliers lui ont été prodigués... Puis le lendemain, appelé par la responsable, un médecin qui a coutume de travailler avec cet établissement, est venu constater que Maman était calme et je cite : « peut-être, en voie de récupération !!! »
Rédigé le Mercredi 2 Février 2011 à 10:30 | Commentaires (2)

Ce témoignage fait suite à une tribune de Monseigneur Barbarin publiée le 25 janvier dernier dans Le Figaro.


Témoignage de Paul et Danièle Pierra
Saumur le 31 janvier 2011

Monseigneur,

Je vous serais infiniment reconnaissante de prendre connaissance de mon témoignage. Le seul but de cette missive est de vous informer de certaines réalités vécues. Au Sénat, le débat sur l’aide active à mourir a été avorté, vidé de sa substance. Aussi, je ne vous demande rien, ne revendique rien, n’attends rien de vous, sinon la lecture de mon témoignage. Je vous fais part également, avec humilité, de mes interrogations et de mes réflexions sur le délicat sujet de la fin de vie. Par avance, je vous en remercie.

A la suite d’une tentative de suicide par pendaison, mon fils alors âgé de vingt ans, qui effectuait son service militaire, s’est retrouvé dans un coma végétatif irréversible, avec de très graves lésions cérébrales avérées par IRM. Ce coma a duré huit ans et demi.
Rédigé le Mercredi 2 Février 2011 à 10:15 | Commentaires (1)

Nous publions le témoignage d'une fille d'une adhérente. Ce texte reste sous l'entière responsabilité de son auteur.


Témoignage
Ma mère aimait écrire, lire et réfléchir mais, par-dessus tout elle aimait parler. Discuter, échanger, bavarder était pour elle un réel besoin, un plaisir.

Elle a toujours défendu ses convictions sur la laïcité, la démocratie, la liberté et la tolérance et malgré des idées bien arrêtées elle avait des amis de toutes confessions ce dont elle se réjouissait.

Le 14 Décembre dernier elle est victime d’un premier AVC, puis d’un second quelques jours plus tard qui la laissent paralysée du côté droit, la privant de la parole, de la possibilité d’écrire, l’empêchant d’avaler.
Rédigé le Vendredi 28 Janvier 2011 à 11:30 | Commentaires (5)

Par le professeur Claire Fékété


Témoignage
M’étant spécialisée dans la chirurgie des malformations congénitales depuis les années 1970, je me suis souvent trouvé confrontée à un nouveau né dont la vie était sauvée, mais dont les facultés essentielles (cérébrales …respiratoires ;cardiaques ) étaient définitivement altérées, sans possibilité de récupération ; dans ces conditions, avec les parents et après avoir attendu un délai suffisant pour permettre une réflexion sereine et une certitude du pronostic, nous avons pu être amené à décider d’un arrèt de vie, après avoir tout tenté pour guérir ces enfants .

Rédigé le Mardi 25 Janvier 2011 à 16:03 | Commentaires (2)

par Jean Sautereau, ancien délégué de l'ADMD pour l'Indre-et-Loire


J'étais au côté de mon père lorsqu'il est mort du cancer en 1944. C'était le temps où, bien que la morphine soit connue depuis 150 ans, la médecine ignorait la souffrance. "Problème de confort" estimait-elle !

Dans les années 80, j'ai vu Alzheimer s'emparer de ma mère. J'ai assisté à la lente dégradation de son corps et de son esprit. Implacable métamorphose d'une femme belle, intelligente et épanouie. Opportunément, une hémorragie se déclara. Son médecin accepta de renoncer à "... porter secours à personne en danger". Je lui en suis toujours très reconnaissant.

Ma femme, Alzheimer elle aussi, est morte en 2008. Je l'ai accompagnée, jour après jour, pendant 5 à 6 ans. J'étais près d'elle lorsque, convulsivement, elle s'arrachait vêtements ou couvertures, tentant ainsi d'extirper de son corps la pieuvre qu'elle sentait la phagocyter. Elle a parcouru son calvaire sans qu'aucune rémission ne lui soit consentie.

Quant à moi, 82 ans, j'ai l'ambition de vivre tant que vivre aura un sens. Mais pas au-delà. Si la France m'en donne la possibilité, je mourrai chez moi, à mon heure, mes chaleureux enfants à mes côtés.
À défaut, devrai-je aller en Suisse ?

Ce 25 janvier 2011, c'est peut-être vous qui en déciderez, selon ce que vous voterez.
Rédigé le Jeudi 20 Janvier 2011 à 12:10 | Commentaires (0)
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