(sondage réalisé en août 2011)
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Par Danièle Pierra, maman d’Hervé
Je suis Madame Pierra, la mère d’Hervé. Notre drame qui a, je cite : « défrayé la chronique » et a fait l’objet de votre part, je cite : « d’une remarquable enquête d’investigation ». Vous êtes, Monsieur Tugdual Derville, diplômé de sciences po et de l’Essec, aussi, est-ce avec modestie qu’une humble mère au foyer comme moi va tenter de procéder à l’analyse de votre « pseudo analyse ».
Rédigé le Dimanche 4 Mars 2012 à 17:57
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Commentaires (3)
Par Muguette Dini, sénatrice du Rhône
De M.Dini - 21 02 12.pdf
(307.43 Ko)
Par Christian Biot, prêtre.
A lire les déclarations des autorités de l’Eglise Catholique, c’est là une position intenable. Et cependant, j’essaye de m’y tenir : pourquoi ?
Une loi adoptée par le Parlement français n’est pas nécessairement une loi dictée par les autorités religieuses. Une loi sur le droit à mourir dans la dignité vise à répondre à des besoins exprimés par des individus et des groupes qui font référence à d’autres systèmes de valeurs morales. Ces hommes et ces groupes ont «droit de cité» dans la mesure où leur démarche n’est pas simplement une demande de «toute puissance individuelle» qui serait destructrice ou négatrice des liens sociaux.
Une loi adoptée par le Parlement français n’est pas nécessairement une loi dictée par les autorités religieuses. Une loi sur le droit à mourir dans la dignité vise à répondre à des besoins exprimés par des individus et des groupes qui font référence à d’autres systèmes de valeurs morales. Ces hommes et ces groupes ont «droit de cité» dans la mesure où leur démarche n’est pas simplement une demande de «toute puissance individuelle» qui serait destructrice ou négatrice des liens sociaux.
Par Edith Deyris, déléguée nationale de l'ADMD chargée d'ADMD-Ecoute
La comédienne Isabelle Huppert tourne depuis le 30 janvier un film réalisé par Marco Bellocchio et inspiré de l’histoire vraie d’Eluana Englaro.
(Plus d'informations sur le blog de l'ADMD)
La Bella Addormentata, La Belle au bois dormant en Italien, est tiré du drame de cette jeune femme qui a fait polémique en Italie et qui a eu un retentissement dans le monde entier.
Eluana Englaro, victime d'un accident de voiture en 1992, s'est retrouvée dans un état végétatif irréversible. En 1999, certain que sa fille aurait exprimé le désir de mourir si elle avait su qu'elle tomberait dans le coma, son père décide de se battre pour que son alimentation artificielle soit débranchée.
Un combat qui aboutira finalement en 2009 et se conclura par le décès de la jeune femme, malgré les interventions du président du Conseil de l’époque, Silvio Berlusconi, et de Benoit XVI. 17 années de calvaire pour celle qui n’avait que 21 ans le jour du fatal accident.
(Plus d'informations sur le blog de l'ADMD)
La Bella Addormentata, La Belle au bois dormant en Italien, est tiré du drame de cette jeune femme qui a fait polémique en Italie et qui a eu un retentissement dans le monde entier.
Eluana Englaro, victime d'un accident de voiture en 1992, s'est retrouvée dans un état végétatif irréversible. En 1999, certain que sa fille aurait exprimé le désir de mourir si elle avait su qu'elle tomberait dans le coma, son père décide de se battre pour que son alimentation artificielle soit débranchée.
Un combat qui aboutira finalement en 2009 et se conclura par le décès de la jeune femme, malgré les interventions du président du Conseil de l’époque, Silvio Berlusconi, et de Benoit XVI. 17 années de calvaire pour celle qui n’avait que 21 ans le jour du fatal accident.
Par Christiane Morel, accueillante d'ADMD-Ecoute
Les adversaires de la loi de liberté que demande l’ADMD depuis près de 32 ans essaient de faire peur aux Français en évoquant le suicide assisté.
Certains, même, disent qu’ils seraient prêts à légaliser l’euthanasie active mais pas le suicide assisté, abomination des abominations !
Qu’est-ce donc alors, ce suicide qui fait si peur ?
Peu de chose, en fait.
Celles et ceux qui sont en droit de bénéficier d’une euthanasie active (geste pratiqué par un membre du corps médical) et qui souhaiteraient accomplir ce geste eux-mêmes, en général par l’absorption d’une potion létale comme c’est très fréquemment le cas en Suisse dans le cadre des associations Dignitas, Ex-International, Exit ADMD Suisse Romande et Exit Deutsche Schweiz, se voient délivrer le produit sous contrôle médical.
Ce suicide assisté est l’expression d’une liberté – très contrôlée, tout de même – et décharge les médecins d’une responsabilité qui ne sera jamais anodine.
Jamais, ni aux Pays-Bas, ni en Belgique, ni au Luxembourg, ni en Suisse, ni dans le Montana, ni dans l’Oregon, ni dans l’état de Washington, ni en Georgie, états qui ont accepté ces pratiques, il n’a été question, comme d’aucuns aimeraient le faire croire, de la vente libre d’une pilule létale dans les supermarchés.
Susciter la terreur, voilà une méthode de communication digne des extrémismes de tout poil. Rien de très étonnant, au fond…
Certains, même, disent qu’ils seraient prêts à légaliser l’euthanasie active mais pas le suicide assisté, abomination des abominations !
Qu’est-ce donc alors, ce suicide qui fait si peur ?
Peu de chose, en fait.
Celles et ceux qui sont en droit de bénéficier d’une euthanasie active (geste pratiqué par un membre du corps médical) et qui souhaiteraient accomplir ce geste eux-mêmes, en général par l’absorption d’une potion létale comme c’est très fréquemment le cas en Suisse dans le cadre des associations Dignitas, Ex-International, Exit ADMD Suisse Romande et Exit Deutsche Schweiz, se voient délivrer le produit sous contrôle médical.
Ce suicide assisté est l’expression d’une liberté – très contrôlée, tout de même – et décharge les médecins d’une responsabilité qui ne sera jamais anodine.
Jamais, ni aux Pays-Bas, ni en Belgique, ni au Luxembourg, ni en Suisse, ni dans le Montana, ni dans l’Oregon, ni dans l’état de Washington, ni en Georgie, états qui ont accepté ces pratiques, il n’a été question, comme d’aucuns aimeraient le faire croire, de la vente libre d’une pilule létale dans les supermarchés.
Susciter la terreur, voilà une méthode de communication digne des extrémismes de tout poil. Rien de très étonnant, au fond…
A propos de Jean Mercier
Le 10 novembre 2011, Jean Mercier, un vieil homme de 83 ans, a aidé sa femme à mourir ; elle qui était arrivée au bout de sa vie, qui souffrait horriblement et qui n’entendait plus faire vivre à son cher mari l’enfer d’une presque agonie.
Alors que la justice aurait dû comprendre que le vieil homme n’a fait qu’accéder à la demande répétée et lucide de son épouse avec laquelle, maintes fois, il avait évoqué le sujet de la fin de vie et qui était comme lui membre de l’ADMD, les magistrats ont préféré le mettre en examen et le poursuivre de ses foudres, n’hésitant pas à l’humilier si nécessaire, le forçant, par l’apposition de scellés sur sa propre chambre à coucher, à dormir sur un canapé.
Comme président de l'ADMD, comme militant de notre Ultime Liberté, mais aussi comme humaniste, j'apporte mon soutien entier à un homme qui, dans l’amour et la gravité, et malgré une tristesse infinie, a accompli le geste que sa femme attendait de lui et qui a été approuvé par leurs enfants.
Au nom de quoi, une justice rétrograde contournerait-elle la loi en poursuivant un homme, visiblement sage, équilibré et aimant, qui s’est contenté d’aider sa femme à se suicider, acte qui n’est plus puni par la législation française depuis Napoléon 1er ?
Je suis membre du comité de soutien à Jean Mercier et j'appelle les femmes et les hommes de bonne volonté à le rejoindre. J'apporte ma confiance à Maître Mickaël Boulay, administrateur de l’ADMD, qui défend les intérêts du vieil homme.
Je rappelle que la législation française émanant de la loi hypocrite et inhumaine du 22 avril 2005 ne sert qu’à créer des drames et à provoquer des dérives. Je rappelle en outre que les élections présidentielles du printemps prochain seront l’occasion de placer ce sujet de société au cœur de la campagne. Une grande manifestation publique sera organisée à cet égard le samedi 24 mars 2012, au Cirque d’Hiver-Bouglione de Paris.
Avec moi, soutenez Jean Mercier.
Jean-Luc Romero,
président
( Comité de soutien à Jean Mercier : 28, cours Voltaire - 42100 Saint-Etienne - odlomi@yahoo.fr )
Alors que la justice aurait dû comprendre que le vieil homme n’a fait qu’accéder à la demande répétée et lucide de son épouse avec laquelle, maintes fois, il avait évoqué le sujet de la fin de vie et qui était comme lui membre de l’ADMD, les magistrats ont préféré le mettre en examen et le poursuivre de ses foudres, n’hésitant pas à l’humilier si nécessaire, le forçant, par l’apposition de scellés sur sa propre chambre à coucher, à dormir sur un canapé.
Comme président de l'ADMD, comme militant de notre Ultime Liberté, mais aussi comme humaniste, j'apporte mon soutien entier à un homme qui, dans l’amour et la gravité, et malgré une tristesse infinie, a accompli le geste que sa femme attendait de lui et qui a été approuvé par leurs enfants.
Au nom de quoi, une justice rétrograde contournerait-elle la loi en poursuivant un homme, visiblement sage, équilibré et aimant, qui s’est contenté d’aider sa femme à se suicider, acte qui n’est plus puni par la législation française depuis Napoléon 1er ?
Je suis membre du comité de soutien à Jean Mercier et j'appelle les femmes et les hommes de bonne volonté à le rejoindre. J'apporte ma confiance à Maître Mickaël Boulay, administrateur de l’ADMD, qui défend les intérêts du vieil homme.
Je rappelle que la législation française émanant de la loi hypocrite et inhumaine du 22 avril 2005 ne sert qu’à créer des drames et à provoquer des dérives. Je rappelle en outre que les élections présidentielles du printemps prochain seront l’occasion de placer ce sujet de société au cœur de la campagne. Une grande manifestation publique sera organisée à cet égard le samedi 24 mars 2012, au Cirque d’Hiver-Bouglione de Paris.
Avec moi, soutenez Jean Mercier.
Jean-Luc Romero,
président
( Comité de soutien à Jean Mercier : 28, cours Voltaire - 42100 Saint-Etienne - odlomi@yahoo.fr )
Personnes âgées : Le Risque et le Raisonnable selon Claude Got
Le Professeur Claude Got a fait une intervention décoiffante sur les risques qu’entraine le vieillissement. Cette intervention a eu lieu le mardi 6 décembre dernier à l’Université Catholique de Lille, dans le cadre du Débat Citoyen du Cycle organisé par le Centre Éthique de Cochin, « Quelle Médecine pour Quelle Vieillesse », sur le thème du « Risque et du Raisonnable ».
Le docteur Bonnemaison, à qui on reproche des empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables (entendez en fin de vie) et qui est passible de la cour d’assises pouvant le condamner, suivant le code pénal, à la réclusion à perpétuité, est un médecin courageux et humain.
La loi de 2004, appelée loi Léonetti, du nom de son auteur, député et médecin lui-même, a été reconnue comme une avancée par rapport à la législation antérieure qui précisait que tout arrêt de vie par autrui était considéré comme un crime.
La loi de 2004, appelée loi Léonetti, du nom de son auteur, député et médecin lui-même, a été reconnue comme une avancée par rapport à la législation antérieure qui précisait que tout arrêt de vie par autrui était considéré comme un crime.
Nous publions la réponse d'une adhérente, envoyé au journal Marianne dans la rubrique courrier des lecteurs suite à la carte blanche n°719. Ce texte reste sous l'entière responsabilité de son auteur.
Bonjour,
Fidèle lectrice et abonnée de Marianne, je me réjouis des analyses critiques qui jalonnent les pages de notre hebdomadaire, même si je ne les partage pas toutes, mais justement parce qu’elles alimentent un débat. Aujourd’hui, je me sens trahie !
Je sais bien que dans la page "carte blanche" il est précisé «les polémiques, analyses, et éditoriaux publiés dans ces pages n’engagent que leurs auteurs » ! , mais je déplore que sur un sujet d’actualités aussi sensible, la semaine même où l’état a manipulé le Sénat vous n’ayiez pas cherché des intervenants qui expriment les idées opposées à celles exposées par ces 5 tenants « anti-euthanasie ».
Fidèle lectrice et abonnée de Marianne, je me réjouis des analyses critiques qui jalonnent les pages de notre hebdomadaire, même si je ne les partage pas toutes, mais justement parce qu’elles alimentent un débat. Aujourd’hui, je me sens trahie !
Je sais bien que dans la page "carte blanche" il est précisé «les polémiques, analyses, et éditoriaux publiés dans ces pages n’engagent que leurs auteurs » ! , mais je déplore que sur un sujet d’actualités aussi sensible, la semaine même où l’état a manipulé le Sénat vous n’ayiez pas cherché des intervenants qui expriment les idées opposées à celles exposées par ces 5 tenants « anti-euthanasie ».
Par Marie-Jo Châtaignier, déléguée pour le 20ème arrondissement de Paris
Madame la Sénatrice,
Monsieur le Sénateur,
Le 25 janvier prochain votre Assemblée débattra des propositions de loi issues des trois composantes politiques principales de notre pays (PC-PS-UMP). Ces trois propositions et c’est un fait politique majeur aujourd’hui, vont dans le même sens : légaliser l’aide active à mourir pour celles et ceux en fin de vie qui ont, au préalable et en conscience, exprimé et réitéré leur volonté en ce sens. Ces propositions sont le reflet du souhait, exprimé à 94%, par les Français(e)s.
Monsieur le Sénateur,
Le 25 janvier prochain votre Assemblée débattra des propositions de loi issues des trois composantes politiques principales de notre pays (PC-PS-UMP). Ces trois propositions et c’est un fait politique majeur aujourd’hui, vont dans le même sens : légaliser l’aide active à mourir pour celles et ceux en fin de vie qui ont, au préalable et en conscience, exprimé et réitéré leur volonté en ce sens. Ces propositions sont le reflet du souhait, exprimé à 94%, par les Français(e)s.
Par Daniel Carré, délégué national chargé des usagers de santé
Le projet de loi sur la fin de vie qui a été adopté le 18 janvier 2011 par la commission des affaires sociales du Sénat marque une importante avancée pour ceux qui militent pour que la France adopte une position ouverte sur cet important sujet.
La synthèse réalisée à partir des 3 propositions élaborées par Alain Fouché, UMP, Jean-Pierre Godefroy, PS, et Guy Fischer, PC, montre que l’esprit des Lumières guide nos élus. Un grand merci à nos Sénateurs et bravo pour leur sagesse et leur indépendance de pensée. L’écoute des citoyens a été plus forte que la pression des lobbys. Qu’il en soit de même lors du vote du Sénat, mardi 25 janvier.
La synthèse réalisée à partir des 3 propositions élaborées par Alain Fouché, UMP, Jean-Pierre Godefroy, PS, et Guy Fischer, PC, montre que l’esprit des Lumières guide nos élus. Un grand merci à nos Sénateurs et bravo pour leur sagesse et leur indépendance de pensée. L’écoute des citoyens a été plus forte que la pression des lobbys. Qu’il en soit de même lors du vote du Sénat, mardi 25 janvier.
Caroline Juillerat n'est pas membre de l'ADMD, mais elle a tenu à nous adresser cette lettre que nous publions avec son accord.
Monsieur Luc Ferry
Editions Odile Jacob
15, rue Soufflot
75005 Paris
Chavannaz, le 5 décembre 2010
Monsieur,
Le 26 novembre dernier, vous étiez l’invité de la matinale de France Inter, pour y parler de votre récent ouvrage concernant la légalisation de l’euthanasie en France. Lors de cette interview vous avez tenu des propos qui m’ont profondément choquée, et c’est pour vous faire part de mon indignation que je vous écris.
En effet, vous avez prétendu qu’en Suisse, il est possible de se rendre dans les cliniques des associations Exit et Dignitas, pour « profiter » d’un suicide assisté. C’est bien sûr un mensonge : il n’existe aucune clinique en Suisse, et les accompagnateurs d’Exit se rendent dans la plupart des cas chez le patient. Mais Madame Jencquel, dans sa réponse à vos affirmations, l’explique très bien et je ne reviendrai donc pas sur les conditions très strictes indispensables à l’intervention d’Exit auprès d’un mourant, ainsi que sur les restrictions législatives appliquées en Suisse.
Editions Odile Jacob
15, rue Soufflot
75005 Paris
Chavannaz, le 5 décembre 2010
Monsieur,
Le 26 novembre dernier, vous étiez l’invité de la matinale de France Inter, pour y parler de votre récent ouvrage concernant la légalisation de l’euthanasie en France. Lors de cette interview vous avez tenu des propos qui m’ont profondément choquée, et c’est pour vous faire part de mon indignation que je vous écris.
En effet, vous avez prétendu qu’en Suisse, il est possible de se rendre dans les cliniques des associations Exit et Dignitas, pour « profiter » d’un suicide assisté. C’est bien sûr un mensonge : il n’existe aucune clinique en Suisse, et les accompagnateurs d’Exit se rendent dans la plupart des cas chez le patient. Mais Madame Jencquel, dans sa réponse à vos affirmations, l’explique très bien et je ne reviendrai donc pas sur les conditions très strictes indispensables à l’intervention d’Exit auprès d’un mourant, ainsi que sur les restrictions législatives appliquées en Suisse.
Un poème de Dominique Michelez
Ce qui se passera de I'autre coté,
Quand tout pour moi aura basculé dans I'inconnu,
Je ne le sais pas :
Je crois…
Je crois seulement que notre amour vivra.
Quand tout pour moi aura basculé dans I'inconnu,
Je ne le sais pas :
Je crois…
Je crois seulement que notre amour vivra.
Lettre de Jacqueline Jencquel.
L'accompagnement en fin de vie en France et en Suisse
Monsieur le Président,
Je viens de revenir d´une visite chez Exit Suisse Alémanique. J'appartiens à l'ADMD-France (association pour le droit de mourir dans la dignité) et c'est en cette qualité que j´ai eu l'honneur de participer à une réunion de l équipe d´accompagnateurs et d´accompagnatrices de Exit.
Ensuite j'ai accompagné le pasteur Werner Kriesi chez une dame de 80 ans, atteinte de Alzheimer depuis 5 ans et qui avait décidé de mettre fin à ses jours.
L'accompagnement en fin de vie en France et en Suisse
Monsieur le Président,
Je viens de revenir d´une visite chez Exit Suisse Alémanique. J'appartiens à l'ADMD-France (association pour le droit de mourir dans la dignité) et c'est en cette qualité que j´ai eu l'honneur de participer à une réunion de l équipe d´accompagnateurs et d´accompagnatrices de Exit.
Ensuite j'ai accompagné le pasteur Werner Kriesi chez une dame de 80 ans, atteinte de Alzheimer depuis 5 ans et qui avait décidé de mettre fin à ses jours.
A la suite de la publication par le Nouvel Observateur de la lettre d'un lecteur, bénévole accompagnant chez Jalmav, notre déléguée adjointe pour le 17ème, répond
Monsieur,
Dans le n° 2324, le courrier de Rémi Ancelin, bénévole accompagnant Jalmalv,Nantes :
"Et si l'euthanasie était un réflexe de peur face à la souffrance", m'a choquée !
Il me semble très normal d'avoir peur de la souffrance, surtout dans une France où la réalité des soins palliatifs se résume pour l'instant à 90 centres et 300 unités de soins palliatifs à domicile.
Hélas, nous n'avons pas encore de "Maisons de soins Jeanne Garnier " (80 lits!) dans chaque arrondissement. Et qu'en est-il des "grands vieillards" qui ne souhaitent pas vivre dans une déchéance qui leur est devenue insupportable?
Dans le n° 2324, le courrier de Rémi Ancelin, bénévole accompagnant Jalmalv,Nantes :
"Et si l'euthanasie était un réflexe de peur face à la souffrance", m'a choquée !
Il me semble très normal d'avoir peur de la souffrance, surtout dans une France où la réalité des soins palliatifs se résume pour l'instant à 90 centres et 300 unités de soins palliatifs à domicile.
Hélas, nous n'avons pas encore de "Maisons de soins Jeanne Garnier " (80 lits!) dans chaque arrondissement. Et qu'en est-il des "grands vieillards" qui ne souhaitent pas vivre dans une déchéance qui leur est devenue insupportable?
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