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Mercredi 3 décembre à 19h30, l'association ADER 15 organise une réunion-débat sur la fin de vie. Ce débat animé par Gilles Alayrac, président de l'association, accueillera Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, et Jean-Claude Ameisen, médecin chercheur et membre du Comité national d'éthique.
Cette réunion, ouverte au public, se tiendra à la Maison des Associations - 22 rue de la Saïda, M° Porte de Versailles ou Convention (ligne 12).
Pour plus de renseignements, consultez le site de ADER 15, en cliquant ici
Cette réunion, ouverte au public, se tiendra à la Maison des Associations - 22 rue de la Saïda, M° Porte de Versailles ou Convention (ligne 12).
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Rédigé le Vendredi 28 Novembre 2008 à 13:45
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Dans une lettre adressée le 25 novembre, le président de l’ADMD appelle la nouvelle Première secrétaire du Parti Socialiste à prendre en considération la question de la fin de vie et à entendre nos revendications.
Pour lire la lettre au format pdf, cliquez sur "Lettre à Martine Aubry".
Pour lire la lettre au format pdf, cliquez sur "Lettre à Martine Aubry".
Lettre à Martine Aubry.pdf
(559.79 Ko)
MEXICO — Au Mexique, une loi va autoriser les malades en phase terminale à opter pour la mort assistée en demandant l'arrêt du traitement curatif au profit de médicaments permettant d'effacer la douleur, a-t-on appris mercredi de source législative.
Le Sénat a approuvé mardi la "Loi générale de santé pour le droit à mourir dignement", a indiqué le sénateur Lazaro Mazon, du Parti de la révolution démocratique (PRD), chirurgien de profession et à l'origine du texte.
Cette loi, qui devrait être promulguée dans les mois qui viennent, autorise "les patients en phase terminale, avec un pronostic de vie de moins de six mois, à obtenir qu'on ne les accable plus de traitements qui prolongent leurs souffrances", a-t-il expliqué.
Cette possibilité est déjà légale depuis 2007 dans la capitale fédérale, Mexico, sans pour autant que la notion d'euthanasie soit admise.
Jusqu'ici, les malades hospitalisés et en phase terminale choisissaient généralement, lorsqu'ils le pouvaient, de rentrer chez eux pour y mourir au milieu de leurs proches.
Avec la nouvelle loi, les hôpitaux publics seront dotés d'un comité de bioéthique qui se prononcera sur la demande du malade ou de sa famille.
Le Sénat a approuvé mardi la "Loi générale de santé pour le droit à mourir dignement", a indiqué le sénateur Lazaro Mazon, du Parti de la révolution démocratique (PRD), chirurgien de profession et à l'origine du texte.
Cette loi, qui devrait être promulguée dans les mois qui viennent, autorise "les patients en phase terminale, avec un pronostic de vie de moins de six mois, à obtenir qu'on ne les accable plus de traitements qui prolongent leurs souffrances", a-t-il expliqué.
Cette possibilité est déjà légale depuis 2007 dans la capitale fédérale, Mexico, sans pour autant que la notion d'euthanasie soit admise.
Jusqu'ici, les malades hospitalisés et en phase terminale choisissaient généralement, lorsqu'ils le pouvaient, de rentrer chez eux pour y mourir au milieu de leurs proches.
Avec la nouvelle loi, les hôpitaux publics seront dotés d'un comité de bioéthique qui se prononcera sur la demande du malade ou de sa famille.
L’ancien Premier ministre Laurent Fabius, par ailleurs député de Seine-Maritime, a accepté la proposition qui lui a été faite de devenir membre du Comité de parrainage de l’ADMD. Qu’il en soit chaleureusement remercié.
Nous avons pris note de son engagement à déposer une proposition de loi conjointe avec Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes, membre également de notre Comité de parrainage.
Nous avons pris note de son engagement à déposer une proposition de loi conjointe avec Henriette Martinez, députée des Hautes-Alpes, membre également de notre Comité de parrainage.
Reponse Laurent Fabius.pdf
(162.6 Ko)
Le dossier médical de Chantal Sébire, pourtant protégé par le secret professionnel, circulerait-il dans les allées du pouvoir ? Les opposants à l’évolution de loi sont-ils prêts à tout ?
Le député Jean Leonetti critique la médiatisation qu’avait choisie Chantal Sébire pour elle-même … en lui consacrant un chapitre de son dernier livre !
Alors que les Français pensent que le secret médical doit être absolu, ils découvrent depuis le décès de Chantal Sébire que certains médecins s’accordent le droit de discourir et de publier des livres traitant de la maladie d’une personne qu’ils n’ont jamais rencontrée. Ce sont-ils alors procurés son dossier médical ?
Untel indique que Chantal Sébire se serait soignée uniquement en avalant des cachets d’aspirine. Un autre nous indique, depuis les palais de la République, qu’elle était mal soignée par son médecin et que si elle était venue le voir, lui, elle serait aujourd’hui guérie.
Aujourd’hui, pour la promotion de son nouveau livre, Jean Leonetti indique que Chantal Sébire n’était pas atteinte d’une maladie incurable. Veut-il donc dire que le médecin de Chantal Sébire est incompétent, alors que celui-ci – il le rappelle aujourd’hui – confirme que sa patiente n’était pas opérable ? Qui connait le mieux le dossier de Chantal Sébire ? Son médecin ou un député ?
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande donc que le Conseil de l’Ordre des médecins demande à celles et ceux qui s’expriment sur ce cas d’indiquer qui leur a communiqué les informations qui leur permettent de s’exprimer ainsi et les rappelle à leurs obligations en matière de secret professionnel.
Notons également que Jean Leonetti critique la médiatisation de son propre cas qu’avait décidée Chantal Sébire elle-même … et lui consacre une partie de son nouveau livre.
Finalement, la mission d’évaluation conduite par Jean Leonetti, dont on sait qu’elle accouchera d’une souris, aura au moins permis l’écriture de quelques livres pour des auteurs prêts à utiliser n’importe quel argument pour empêcher toute évolution de la loi sur la fin de vie.
Untel indique que Chantal Sébire se serait soignée uniquement en avalant des cachets d’aspirine. Un autre nous indique, depuis les palais de la République, qu’elle était mal soignée par son médecin et que si elle était venue le voir, lui, elle serait aujourd’hui guérie.
Aujourd’hui, pour la promotion de son nouveau livre, Jean Leonetti indique que Chantal Sébire n’était pas atteinte d’une maladie incurable. Veut-il donc dire que le médecin de Chantal Sébire est incompétent, alors que celui-ci – il le rappelle aujourd’hui – confirme que sa patiente n’était pas opérable ? Qui connait le mieux le dossier de Chantal Sébire ? Son médecin ou un député ?
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande donc que le Conseil de l’Ordre des médecins demande à celles et ceux qui s’expriment sur ce cas d’indiquer qui leur a communiqué les informations qui leur permettent de s’exprimer ainsi et les rappelle à leurs obligations en matière de secret professionnel.
Notons également que Jean Leonetti critique la médiatisation de son propre cas qu’avait décidée Chantal Sébire elle-même … et lui consacre une partie de son nouveau livre.
Finalement, la mission d’évaluation conduite par Jean Leonetti, dont on sait qu’elle accouchera d’une souris, aura au moins permis l’écriture de quelques livres pour des auteurs prêts à utiliser n’importe quel argument pour empêcher toute évolution de la loi sur la fin de vie.
Vendredi 21 Novembre 2008, l'émission "Elle est babel la vie" sur Euradionantes avait pour sujet l'euthanasie avec une diffusion d’un entretien de Jean-Luc Romero.
L'émission peut être réécoutée directement en cliquant ici
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Le Professeur S. est un neurologue de renommée internationale, qui était médecin chef du centre de réhabilitation de Magdebourg. Aujourd’hui il se trouve sur le banc des accusés du tribunal du Land. Le procureur l’a inculpé pour aide active à mourir, formulé juridiquement : complicité de meurtre...
Le drame a commencé en avril 2003. Un Anglais de 26 ans, Timothy Sch. Fut alors admis au centre de Magdebourg, dirigé par le Professeur S. Les parents du patient qui en avaient entendu parler, lui avaient demandé de le prendre en charge, après que les médecins anglais se soient déclarés impuissants... Le jeune homme, cycliste amateur, avait été renversé par une voiture. Il était complétement paralysé, incapable de respirer par lui même, encore moins de parler; presque toutes les connections nerveuses entre le cerveau et le corps étaient interrompues; une "décapitation“, selon le Professeur S. Seul signe de vie : parfois il clignait des yeux, sans qu’on puisse savoir s’il réagissait ainsi à son environnement ou essayait de communiquer...
Il n’y eut pas de progrès à Magdebourg. Les objectifs du traitement- rétablissement de la respiration autonome et d’ une faculté minimale de communiquer- ne furent pas atteints. Au contraire, après environ une demie année, son état empira et il entra dans le coma... La famille discuta avec le médecin chef. Ils parlèrent de ce que Tim aurait souhaité. En 1999 il avait déjà eu un accident de vélo et il avait vu des personnes dépendant de machines et de tuyaux. Il aurait dit alors qu’il ne voudrait pas vivre comme un „légume“.... Le Professeur S. décrit ainsi la suite des évènements: les parents de Tim lui auraient demandé par écrit de cesser les traitements et de donner à leur fils seulement des antalgiques... Le frère de Tim se déclara prêt à débrancher le respirateur artificiel. C’était le 24 mai 2004. Le Professeur S. ne voulut pas être présent... Il prescrivit à l’infirmière de garde de ne pas réagir au signal d’alarme, et au chef de service, le Dr.K. (lui aussi accusé de complicité) d’adoucir l’agonie de Tim par des antalgiques et des calmants... Quand le signal d’alarme retentit, le médecin chef observa sur un écran l’électrocardiogramme qui devint irrégulier et bientôt s’interrompit... Du point de vue du procureur, il est devenu à ce moment-là un meurtrier...
La chute du Pr. S. commença pare un appel téléphonique anonyme. Le directeur de l’hôpital lui conseilla de se dénoncer, le procureur ouvrit l’enquête; S. perdit son poste au centre de réhabilitation de Magdebourg... Depuis jeudi dernier le procès est en cours. Les juristes cherchent dans quelle catégorie inscrire cette affaire. Le chef d’accusation est ainsi rédigé : "Arrêt de traitement sans justification“; le processus mortel n’était pas engagé, il n’y avait pas eu l’accord de la personne décédée. L’avocat de la défense récuse au contraire le terme d’aide à mourir. Il parle de „laisser mourir“ toléré. Selon lui S. ne devrait pas être inculpé car il n’avait aucun mobile d’intérêt personnel.
Le procès devrait durer douze jours.Le tribunal veut entendre les médecins et infirmières qui étaient de service la nuit des faits. Des experts doivent se prononcer sur les aspects médicaux. Rien ne doit rester dans l’ombre... Le Pofesseur S. risque une peine de cinq ans de prison.
Texte traduit par Françoise Steller, administratrice de l'ADMD et déléguée du 14ème ardt de Paris
Le drame a commencé en avril 2003. Un Anglais de 26 ans, Timothy Sch. Fut alors admis au centre de Magdebourg, dirigé par le Professeur S. Les parents du patient qui en avaient entendu parler, lui avaient demandé de le prendre en charge, après que les médecins anglais se soient déclarés impuissants... Le jeune homme, cycliste amateur, avait été renversé par une voiture. Il était complétement paralysé, incapable de respirer par lui même, encore moins de parler; presque toutes les connections nerveuses entre le cerveau et le corps étaient interrompues; une "décapitation“, selon le Professeur S. Seul signe de vie : parfois il clignait des yeux, sans qu’on puisse savoir s’il réagissait ainsi à son environnement ou essayait de communiquer...
Il n’y eut pas de progrès à Magdebourg. Les objectifs du traitement- rétablissement de la respiration autonome et d’ une faculté minimale de communiquer- ne furent pas atteints. Au contraire, après environ une demie année, son état empira et il entra dans le coma... La famille discuta avec le médecin chef. Ils parlèrent de ce que Tim aurait souhaité. En 1999 il avait déjà eu un accident de vélo et il avait vu des personnes dépendant de machines et de tuyaux. Il aurait dit alors qu’il ne voudrait pas vivre comme un „légume“.... Le Professeur S. décrit ainsi la suite des évènements: les parents de Tim lui auraient demandé par écrit de cesser les traitements et de donner à leur fils seulement des antalgiques... Le frère de Tim se déclara prêt à débrancher le respirateur artificiel. C’était le 24 mai 2004. Le Professeur S. ne voulut pas être présent... Il prescrivit à l’infirmière de garde de ne pas réagir au signal d’alarme, et au chef de service, le Dr.K. (lui aussi accusé de complicité) d’adoucir l’agonie de Tim par des antalgiques et des calmants... Quand le signal d’alarme retentit, le médecin chef observa sur un écran l’électrocardiogramme qui devint irrégulier et bientôt s’interrompit... Du point de vue du procureur, il est devenu à ce moment-là un meurtrier...
La chute du Pr. S. commença pare un appel téléphonique anonyme. Le directeur de l’hôpital lui conseilla de se dénoncer, le procureur ouvrit l’enquête; S. perdit son poste au centre de réhabilitation de Magdebourg... Depuis jeudi dernier le procès est en cours. Les juristes cherchent dans quelle catégorie inscrire cette affaire. Le chef d’accusation est ainsi rédigé : "Arrêt de traitement sans justification“; le processus mortel n’était pas engagé, il n’y avait pas eu l’accord de la personne décédée. L’avocat de la défense récuse au contraire le terme d’aide à mourir. Il parle de „laisser mourir“ toléré. Selon lui S. ne devrait pas être inculpé car il n’avait aucun mobile d’intérêt personnel.
Le procès devrait durer douze jours.Le tribunal veut entendre les médecins et infirmières qui étaient de service la nuit des faits. Des experts doivent se prononcer sur les aspects médicaux. Rien ne doit rester dans l’ombre... Le Pofesseur S. risque une peine de cinq ans de prison.
Texte traduit par Françoise Steller, administratrice de l'ADMD et déléguée du 14ème ardt de Paris
Article paru dans l'édition du Monde du 23 novembre 2008
Ils ne désarment pas. Les militants de l'euthanasie, s'ils n'attendent rien des conclusions de la mission Leonetti sur la fin de vie, comptent bien continuer leur "lutte pour la légalisation d'une aide active à mourir". Réunis au sein de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), soutenus par de nombreuses personnalités, ils estiment que leur combat transcende les clivages partisans.
"On a gagné la bataille de l'opinion, il nous faut maintenant gagner la bataille politique, assène le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero. Nous ne sommes plus perçus comme des pourvoyeurs de mort, mais comme des promoteurs d'une nouvelle liberté : nos concitoyens demandent toutes les possibilités pour leur fin de vie."
Créée en 1980, dans la foulée de la parution d'une tribune dans Le Monde intitulée "Un droit", dans laquelle l'écrivain Michel Lee Landa revendiquait "la liberté de mourir dignement, à son heure, selon son style", l'ADMD a longtemps été considéré comme une organisation sulfureuse. Un certain culte du secret, et son affiliation au mouvement maçonnique, a contribué, jusqu'à récemment, à brouiller son image. Aujourd'hui, elle tente toutefois une véritable mue, sous l'impulsion d'une génération montante de militants : devenus seniors, les enfants du baby-boom revendiquent, en effet, le droit de disposer de leur corps jusques et y compris dans la mort.
Avec 46 000 adhérents revendiqués, soit un effectif très important pour une simple association, l'ADMD surfe sur un véritable mouvement de société : l'aspiration à contrôler son destin, le refus de la vieillesse et de la déchéance parent la légalisation de l'euthanasie de nouveaux attraits.
Ce qui pouvait encore apparaître comme un appel mortifère à l'éradication des plus faibles est aujourd'hui présenté comme une nouvelle liberté. "Nous ne voulons rien imposer à qui que ce soit, affirmait M. Romero dans un discours, le 31 octobre. Mais, en retour, nous voulons que cessent les leçons de ceux qui confondent trop fréquemment la vie et la survie. Nous revendiquons notre capacité à décider pour nous-mêmes."
Avec ce viatique, l'ADMD fait feu de tout bois. Le 2 novembre, à l'occasion de la réunion des 44 associations mondiales pour l'euthanasie, à Paris, elle rebaptisait la journée des morts "journée mondiale pour le droit à mourir dans la dignité".
A cette occasion, l'ADMD a réuni plusieurs personnalités dont quelques parlementaires acquis à sa cause. Les députés PS et UMP, Laurent Fabius et Henriette Martinez, ont ainsi annoncé leur intention de travailler ensemble à la rédaction d'une proposition de loi légalisant "l'aide active à mourir" qu'ils pourraient présenter d'ici six mois. Leur initiative devrait être rejointe par le sénateur UMP Alain Fouché, qui a lui aussi annoncé son intention de déposer une proposition de loi.
Cécile Prieur
Lire l'article sur le site du Monde
Ils ne désarment pas. Les militants de l'euthanasie, s'ils n'attendent rien des conclusions de la mission Leonetti sur la fin de vie, comptent bien continuer leur "lutte pour la légalisation d'une aide active à mourir". Réunis au sein de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), soutenus par de nombreuses personnalités, ils estiment que leur combat transcende les clivages partisans.
"On a gagné la bataille de l'opinion, il nous faut maintenant gagner la bataille politique, assène le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero. Nous ne sommes plus perçus comme des pourvoyeurs de mort, mais comme des promoteurs d'une nouvelle liberté : nos concitoyens demandent toutes les possibilités pour leur fin de vie."
Créée en 1980, dans la foulée de la parution d'une tribune dans Le Monde intitulée "Un droit", dans laquelle l'écrivain Michel Lee Landa revendiquait "la liberté de mourir dignement, à son heure, selon son style", l'ADMD a longtemps été considéré comme une organisation sulfureuse. Un certain culte du secret, et son affiliation au mouvement maçonnique, a contribué, jusqu'à récemment, à brouiller son image. Aujourd'hui, elle tente toutefois une véritable mue, sous l'impulsion d'une génération montante de militants : devenus seniors, les enfants du baby-boom revendiquent, en effet, le droit de disposer de leur corps jusques et y compris dans la mort.
Avec 46 000 adhérents revendiqués, soit un effectif très important pour une simple association, l'ADMD surfe sur un véritable mouvement de société : l'aspiration à contrôler son destin, le refus de la vieillesse et de la déchéance parent la légalisation de l'euthanasie de nouveaux attraits.
Ce qui pouvait encore apparaître comme un appel mortifère à l'éradication des plus faibles est aujourd'hui présenté comme une nouvelle liberté. "Nous ne voulons rien imposer à qui que ce soit, affirmait M. Romero dans un discours, le 31 octobre. Mais, en retour, nous voulons que cessent les leçons de ceux qui confondent trop fréquemment la vie et la survie. Nous revendiquons notre capacité à décider pour nous-mêmes."
Avec ce viatique, l'ADMD fait feu de tout bois. Le 2 novembre, à l'occasion de la réunion des 44 associations mondiales pour l'euthanasie, à Paris, elle rebaptisait la journée des morts "journée mondiale pour le droit à mourir dans la dignité".
A cette occasion, l'ADMD a réuni plusieurs personnalités dont quelques parlementaires acquis à sa cause. Les députés PS et UMP, Laurent Fabius et Henriette Martinez, ont ainsi annoncé leur intention de travailler ensemble à la rédaction d'une proposition de loi légalisant "l'aide active à mourir" qu'ils pourraient présenter d'ici six mois. Leur initiative devrait être rejointe par le sénateur UMP Alain Fouché, qui a lui aussi annoncé son intention de déposer une proposition de loi.
Cécile Prieur
Lire l'article sur le site du Monde
Béziers, le 21 novembre 2008
Monsieur le Député Léonetti
Assemblée Nationale
126 rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Monsieur le Député,
A la suite de votre intervention à la réunion tenue à Béziers le 18 octobre dernier, j’ai l’honneur de vous faire part ci-dessous de mes réflexions sur la question de la fin de vie et sur la loi qui en traite.
Vous considérez que l’aide active à mourir doit rester une transgression de la loi, mais que le tribunal peut ensuite ne pas punir cette transgression. Cela veut dire que celui qui le fait sera mis en examen, aura des frais d’avocat à payer et prendra le risque que le tribunal le punisse, ce qui se traduira alors par une peine infamante et éventuellement très lourde pour meurtre. Une telle disposition est tellement dissuasive que seuls des candidats au martyre oseront prendre un tel risque. Cela m’apparaît donc en réalité comme un refus déguisé, voire hypocrite, de toute aide active à mourir, et je ne comprends pas en vertu de quel principe.
Il en irait différemment si la décision de ne pas punir pouvait être prise avant l’acte, par un groupe de personnes agréées (famille, personne de confiance, médecin et équipe de soignants). Ce serait une amélioration substantielle.
La loi ne punit ni la tentative de suicide ni le suicide manqué, et quels que soient les motifs pour lesquels la personne concernée l’a fait. Elle ne punit pas non plus l’aide au suicide. C’est très bien. Mais la loi punit l'incitation au suicide, et la limite entre aide et incitation n’est pas claire. Il me paraît nécessaire que la loi précise que procurer par ordonnance un produit permettant le suicide, après accord d’un groupe de personnes agréées, est une aide et non une incitation au suicide.
Sinon cela oblige les intéressés à subir leur sort, ce qui constitue pour eux un traitement injuste, une sorte de châtiment immérité, car seule est admise la sédation terminale qui est loin de résoudre tous les cas, ou le suicide violent par des méthodes indignes. Par contre les personnes des professions médicales et leurs proches ont les moyens, en toute discrétion et légalité, de se les procurer. Des exemples sont connus, d’autres ne le sont que par les intimes. Elles ont raison de le faire. Mais où est la justice de la législation qui se satisfait de cette pratique à deux vitesses, de ce « pas vu pas pris » ?
Je ne vois pas en vertu de quoi vous considérez qu’il est excessif et inadmissible qu’une personne qui se sait atteinte d’un mal incurable n’accepte pas la perspective d’une fin de vie dans une déchéance croissante, et demande une aide à mourir de façon digne. Il est bien sûr normal que la société essaie de l’en dissuader, en lui offrant un soutien psychologique, voire affectif, et des alternatives convaincantes. Mais si malgré tout cette personne maintient sa demande de façon insistante et répétée sans que ce soit dû à une dépression nerveuse passagère, mais à la suite d’une analyse exacte et lucide de sa situation, il me parait tout aussi normal que la société, donc la loi, ne s’y oppose pas ; c’est même son devoir de reconnaissance d’une liberté fondamentale des individus, celle de voir sa volonté de dignité respectée. Des motifs non liés à la santé, mais d’ordre psychologique ou éthique, me semblent même aussi valables.
Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes sentiments distingués.
Monsieur le Député Léonetti
Assemblée Nationale
126 rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Monsieur le Député,
A la suite de votre intervention à la réunion tenue à Béziers le 18 octobre dernier, j’ai l’honneur de vous faire part ci-dessous de mes réflexions sur la question de la fin de vie et sur la loi qui en traite.
Vous considérez que l’aide active à mourir doit rester une transgression de la loi, mais que le tribunal peut ensuite ne pas punir cette transgression. Cela veut dire que celui qui le fait sera mis en examen, aura des frais d’avocat à payer et prendra le risque que le tribunal le punisse, ce qui se traduira alors par une peine infamante et éventuellement très lourde pour meurtre. Une telle disposition est tellement dissuasive que seuls des candidats au martyre oseront prendre un tel risque. Cela m’apparaît donc en réalité comme un refus déguisé, voire hypocrite, de toute aide active à mourir, et je ne comprends pas en vertu de quel principe.
Il en irait différemment si la décision de ne pas punir pouvait être prise avant l’acte, par un groupe de personnes agréées (famille, personne de confiance, médecin et équipe de soignants). Ce serait une amélioration substantielle.
La loi ne punit ni la tentative de suicide ni le suicide manqué, et quels que soient les motifs pour lesquels la personne concernée l’a fait. Elle ne punit pas non plus l’aide au suicide. C’est très bien. Mais la loi punit l'incitation au suicide, et la limite entre aide et incitation n’est pas claire. Il me paraît nécessaire que la loi précise que procurer par ordonnance un produit permettant le suicide, après accord d’un groupe de personnes agréées, est une aide et non une incitation au suicide.
Sinon cela oblige les intéressés à subir leur sort, ce qui constitue pour eux un traitement injuste, une sorte de châtiment immérité, car seule est admise la sédation terminale qui est loin de résoudre tous les cas, ou le suicide violent par des méthodes indignes. Par contre les personnes des professions médicales et leurs proches ont les moyens, en toute discrétion et légalité, de se les procurer. Des exemples sont connus, d’autres ne le sont que par les intimes. Elles ont raison de le faire. Mais où est la justice de la législation qui se satisfait de cette pratique à deux vitesses, de ce « pas vu pas pris » ?
Je ne vois pas en vertu de quoi vous considérez qu’il est excessif et inadmissible qu’une personne qui se sait atteinte d’un mal incurable n’accepte pas la perspective d’une fin de vie dans une déchéance croissante, et demande une aide à mourir de façon digne. Il est bien sûr normal que la société essaie de l’en dissuader, en lui offrant un soutien psychologique, voire affectif, et des alternatives convaincantes. Mais si malgré tout cette personne maintient sa demande de façon insistante et répétée sans que ce soit dû à une dépression nerveuse passagère, mais à la suite d’une analyse exacte et lucide de sa situation, il me parait tout aussi normal que la société, donc la loi, ne s’y oppose pas ; c’est même son devoir de reconnaissance d’une liberté fondamentale des individus, celle de voir sa volonté de dignité respectée. Des motifs non liés à la santé, mais d’ordre psychologique ou éthique, me semblent même aussi valables.
Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes sentiments distingués.
Le théâtre de l’Atalante (10, place Charles-Dullin), à Paris XVIIIème, présente une pièce de Jean-Pierre Klein intitulée Meurtre par omission.
Abordant la question de la fin de vie, sans prendre partie, la pièce nous fait réfléchir sur notre propre condition de mortel.
Des acteurs de qualité, un décor élégant et des sièges confortables (ce qui n’est pas toujours le cas dans les petits théâtres de la capitale).
Sur présentation de votre carte d’adhérent, un tarif préférentiel vous sera accordé, à 15 € la place au lieu de 20 € avec votre carte d'adhérent de l'ADMD.
Abordant la question de la fin de vie, sans prendre partie, la pièce nous fait réfléchir sur notre propre condition de mortel.
Des acteurs de qualité, un décor élégant et des sièges confortables (ce qui n’est pas toujours le cas dans les petits théâtres de la capitale).
Sur présentation de votre carte d’adhérent, un tarif préférentiel vous sera accordé, à 15 € la place au lieu de 20 € avec votre carte d'adhérent de l'ADMD.
Nous publions un texte de Jacqueline Jencquel. L'article reste sous la responsabilités de son auteur.
Mardi 11 Novembre je me suis envolée pour Francfort… Mission : être aux côtés de Roger Kusch pendant l’accompagnement d’un homme de 95 ans. Max Steinbaur n’est ni en phase terminale d’une maladie incurable (sauf la vieillesse,dont on ne guérit pas) et il n’a pas de douleurs insupportables. Sa demande d’aide ne serait probablement acceptée qu’en Suisse.
Roger Kusch, connu comme Dr Kusch, n’est pas médecin. Il est avocat, mais en Allemagne on donne le titre de Dr à tous ceux qui ont défendu une thèse de doctorat. Il est quelquefois surnommé » Dr Death », la presse outre-Rhin le démolit … Il est décrit comme un homosexuel narcissique qui ne recherche que sa propre publicité. On dit qu'il est froid et insensible… Même si c’était le cas, que dire alors des médecins qui ont laissé Hervé Pierra souffrir une semaine avant de mourir ? Que dire de tous ces donneurs de leçons qui ne se penchent pas sur la souffrance physique et/ou psychique d’ un grand vieillard ou d’un grand handicapé ? Chez nous, la loi Léonetti ne permet d’endormir qu’une personne gravement malade, en phase terminale… en Allemagne, il peut arriver que même les directives anticipées d’un patient ne soient pas prises en compte. Alors là, oui ! Parlons de froideur et d’insensibilité !!
Roger Kusch est un homme qui rayonne de gentillesse... Il est convaincu de se battre pour une cause juste et profondément humaniste… Il était ministre de la justice à Hambourg, quand un soir il vit le film : "Mar adentro" racontant l’histoire de Ramon Sampedro, qui a vécu 26 ans emprisonné dans son corps après avoir plongé dans la mer à marée basse. En un instant toute sa vie bascule….Il est cloué au lit et malgré les soins attentionnés prodigués par son frère et sa belle-sœur, il veut mourir… Les soins palliatifs ne suffisent pas à lui redonner envie de vivre. Il ne peut plus courir, marcher, travailler, faire l’amour. Son esprit est enfermé dans son corps sans vie. Pourtant on ne l’autorise pas à mourir et il ne peut pas se débrouiller tout seul 26 ans, les meilleures années de sa vie d’ homme, condamné à une existence qui ne ressemble en rien à la vraie vie. Sauf qu’ il pense et dans sa lettre d’adieu à sa famille, il écrit : » la vie ne vaut la peine d’être vécue que si nous sommes autonomes. Si ce n’ est plus possible, il vaut mieux s’arrêter. Mais ce devrait être un acte de liberté personnelle et nous devrions pouvoir être aidés quand nous prenons cette décision » Ramon Sampedro a dû se cacher pour mourir, aidé par une amie qui lui a procuré le produit létal.
Roger Kusch est ému et indigné et il décide de faire de ce combat le sien, ce qui lui a valu d’être destitué de son poste et soumis à l’opprobre public. Son ami, le maire de Hambourg, Ole von Beust, lui dit : « ce n’est pas avec cette cause (l’aide au suicide) qu’on a des chances de gagner aux élections ». Donc, Kusch se retrouve seul et poursuit son chemin avec détermination.
Je décide de regarder comment il procède. Il reçoit des centaines de lettres par semaine, le suppliant de venir au secours de personnes souffrant de pathologies diverses. Jusqu’à présent, il n’a aidé que quatre personnes, dont Monsieur Steinbaur. Kusch et Steinbaur se connaissent depuis le mois d’avril, ils s’écrivent, se rencontrent, Steinbaur a une attestation d’un psychiatre affirmant qu’il est parfaitement sain d’esprit.
La date est fixée au 12 novembre…La veille nous lui faisons donc une visite pendant laquelle je suis autorisée à lui poser toutes les questions que je veux. J’apprends qu’ il est marié, que sa femme a la maladie de Alzheimer, qu’ils vivent tous les deux dans une maison de retraite… Il n’en peut plus. Plus rien ne l’intéresse. Il est incontinent. Il a 94 ans, presque 95 et il estime qu’il a assez vécu.
Quels arguments peut-on avoir contre cette décision d’un homme lucide et serein, qui préfère mourir debout. Il sait que sa santé ne peut que se dégrader… Il est déjà incontinent et c’est une source de soufrance pour lui, car une atteinte à ce que lui, il considère être sa dignité. Il laisse sa femme, mais une mort « naturelle » laisse toujours un veuf ou une veuve. Dans ce cas précis, elle est entourée de personnel soignant et d’un neveu. Bientôt elle ne reconnaitrait plus son mari.
Personnellement, je suis émue de me trouver auprès d’un homme aussi sage et aussi lucide, qui sachant qu’il sera mort le lendemain ne perd pas son sens de l’humour. Roger Kusch lui pose la question suivante : "Vous venez de rencontrer Jacqueline. Elle vit à Paris dans un bel appartemen. Si elle vous invite à passer quelques jours ou quelques semaines chez elle ? Vous pourriez vous promener, voir la Tour Eiffel, lui raconter votre vie, qu’en pensez- vous ? Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de retarder l’instant de votre mort ? «Max Steinbaur me prend la main et me sourit : « Non, je regrette. Ce n’est pas ce que je veux maintenant… »
Moi, je le comprends et j’admire Roger Kusch qui aide de telles personnes à en finir avec une vie, qui selon leur jugement personnel, ne vaut plus la peine d’être vécue.
Mardi 11 Novembre je me suis envolée pour Francfort… Mission : être aux côtés de Roger Kusch pendant l’accompagnement d’un homme de 95 ans. Max Steinbaur n’est ni en phase terminale d’une maladie incurable (sauf la vieillesse,dont on ne guérit pas) et il n’a pas de douleurs insupportables. Sa demande d’aide ne serait probablement acceptée qu’en Suisse.
Roger Kusch, connu comme Dr Kusch, n’est pas médecin. Il est avocat, mais en Allemagne on donne le titre de Dr à tous ceux qui ont défendu une thèse de doctorat. Il est quelquefois surnommé » Dr Death », la presse outre-Rhin le démolit … Il est décrit comme un homosexuel narcissique qui ne recherche que sa propre publicité. On dit qu'il est froid et insensible… Même si c’était le cas, que dire alors des médecins qui ont laissé Hervé Pierra souffrir une semaine avant de mourir ? Que dire de tous ces donneurs de leçons qui ne se penchent pas sur la souffrance physique et/ou psychique d’ un grand vieillard ou d’un grand handicapé ? Chez nous, la loi Léonetti ne permet d’endormir qu’une personne gravement malade, en phase terminale… en Allemagne, il peut arriver que même les directives anticipées d’un patient ne soient pas prises en compte. Alors là, oui ! Parlons de froideur et d’insensibilité !!
Roger Kusch est un homme qui rayonne de gentillesse... Il est convaincu de se battre pour une cause juste et profondément humaniste… Il était ministre de la justice à Hambourg, quand un soir il vit le film : "Mar adentro" racontant l’histoire de Ramon Sampedro, qui a vécu 26 ans emprisonné dans son corps après avoir plongé dans la mer à marée basse. En un instant toute sa vie bascule….Il est cloué au lit et malgré les soins attentionnés prodigués par son frère et sa belle-sœur, il veut mourir… Les soins palliatifs ne suffisent pas à lui redonner envie de vivre. Il ne peut plus courir, marcher, travailler, faire l’amour. Son esprit est enfermé dans son corps sans vie. Pourtant on ne l’autorise pas à mourir et il ne peut pas se débrouiller tout seul 26 ans, les meilleures années de sa vie d’ homme, condamné à une existence qui ne ressemble en rien à la vraie vie. Sauf qu’ il pense et dans sa lettre d’adieu à sa famille, il écrit : » la vie ne vaut la peine d’être vécue que si nous sommes autonomes. Si ce n’ est plus possible, il vaut mieux s’arrêter. Mais ce devrait être un acte de liberté personnelle et nous devrions pouvoir être aidés quand nous prenons cette décision » Ramon Sampedro a dû se cacher pour mourir, aidé par une amie qui lui a procuré le produit létal.
Roger Kusch est ému et indigné et il décide de faire de ce combat le sien, ce qui lui a valu d’être destitué de son poste et soumis à l’opprobre public. Son ami, le maire de Hambourg, Ole von Beust, lui dit : « ce n’est pas avec cette cause (l’aide au suicide) qu’on a des chances de gagner aux élections ». Donc, Kusch se retrouve seul et poursuit son chemin avec détermination.
Je décide de regarder comment il procède. Il reçoit des centaines de lettres par semaine, le suppliant de venir au secours de personnes souffrant de pathologies diverses. Jusqu’à présent, il n’a aidé que quatre personnes, dont Monsieur Steinbaur. Kusch et Steinbaur se connaissent depuis le mois d’avril, ils s’écrivent, se rencontrent, Steinbaur a une attestation d’un psychiatre affirmant qu’il est parfaitement sain d’esprit.
La date est fixée au 12 novembre…La veille nous lui faisons donc une visite pendant laquelle je suis autorisée à lui poser toutes les questions que je veux. J’apprends qu’ il est marié, que sa femme a la maladie de Alzheimer, qu’ils vivent tous les deux dans une maison de retraite… Il n’en peut plus. Plus rien ne l’intéresse. Il est incontinent. Il a 94 ans, presque 95 et il estime qu’il a assez vécu.
Quels arguments peut-on avoir contre cette décision d’un homme lucide et serein, qui préfère mourir debout. Il sait que sa santé ne peut que se dégrader… Il est déjà incontinent et c’est une source de soufrance pour lui, car une atteinte à ce que lui, il considère être sa dignité. Il laisse sa femme, mais une mort « naturelle » laisse toujours un veuf ou une veuve. Dans ce cas précis, elle est entourée de personnel soignant et d’un neveu. Bientôt elle ne reconnaitrait plus son mari.
Personnellement, je suis émue de me trouver auprès d’un homme aussi sage et aussi lucide, qui sachant qu’il sera mort le lendemain ne perd pas son sens de l’humour. Roger Kusch lui pose la question suivante : "Vous venez de rencontrer Jacqueline. Elle vit à Paris dans un bel appartemen. Si elle vous invite à passer quelques jours ou quelques semaines chez elle ? Vous pourriez vous promener, voir la Tour Eiffel, lui raconter votre vie, qu’en pensez- vous ? Est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de retarder l’instant de votre mort ? «Max Steinbaur me prend la main et me sourit : « Non, je regrette. Ce n’est pas ce que je veux maintenant… »
Moi, je le comprends et j’admire Roger Kusch qui aide de telles personnes à en finir avec une vie, qui selon leur jugement personnel, ne vaut plus la peine d’être vécue.
Belfort, le 13 novembre 2008
Monsieur le Directeur
de l’EST REPUBLICAIN
18 Faubourg de France
90000 BELFORT
Monsieur le Directeur,
Je vous adresse le communiqué ci-joint, rdigé au nom de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, dont je suis le délégué dans le Territoire de Belfort. Je vous serais très obligé de bien vouloir publier ce communiqué dans une prochaine édition du journal et je vous en remercie d’avance.
Bavilliers : un drame qui aurait pu être évité
On le sait maintenant mais on le pressentait : ce sont l’âge et la maladie qui sont à l’origine du drame de Bavilliers, le meurtre de son épouse impotente par un homme lui-même âgé qui s’est ensuite suicidé avec la même arme à feu. Combien d’autres morts violentes ont-elles des causes analogues ? Faut-il vraiment en passer par là lorsque, soit isolément soit après une longue vie de couple, la vie approche de son terme et menace de sombrer dans la déchéance ?
L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) milite pour la liberté de quitter la vie volontairement, dans la sérénité, ou par application de directives anticipées, alors qu’aucune issue n’est plus envisageable ou si l’état de dépendance est considéré par la personne atteinte comme incompatible avec l’idée qu’elle se fait de sa dignité.
Si le couple en cause avait bénéficié de ce droit à l’euthanasie ou d’une aide à l’autodélivrance, aurait-il choisi de se suicider de la manière affreuse qu’il a dû employer ? Il y a toutes les raisons de penser que non.
L’ADMD a communiqué aux parlementaires une proposition de loi qui, une fois adoptée, permettra enfin à la France de rejoindre les pays, Hollande, Belgique, Luxembourg, où cette logique de bon sens et d’humanité prévaut déjà.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération la plus distinguée.
Monsieur le Directeur
de l’EST REPUBLICAIN
18 Faubourg de France
90000 BELFORT
Monsieur le Directeur,
Je vous adresse le communiqué ci-joint, rdigé au nom de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, dont je suis le délégué dans le Territoire de Belfort. Je vous serais très obligé de bien vouloir publier ce communiqué dans une prochaine édition du journal et je vous en remercie d’avance.
Bavilliers : un drame qui aurait pu être évité
On le sait maintenant mais on le pressentait : ce sont l’âge et la maladie qui sont à l’origine du drame de Bavilliers, le meurtre de son épouse impotente par un homme lui-même âgé qui s’est ensuite suicidé avec la même arme à feu. Combien d’autres morts violentes ont-elles des causes analogues ? Faut-il vraiment en passer par là lorsque, soit isolément soit après une longue vie de couple, la vie approche de son terme et menace de sombrer dans la déchéance ?
L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) milite pour la liberté de quitter la vie volontairement, dans la sérénité, ou par application de directives anticipées, alors qu’aucune issue n’est plus envisageable ou si l’état de dépendance est considéré par la personne atteinte comme incompatible avec l’idée qu’elle se fait de sa dignité.
Si le couple en cause avait bénéficié de ce droit à l’euthanasie ou d’une aide à l’autodélivrance, aurait-il choisi de se suicider de la manière affreuse qu’il a dû employer ? Il y a toutes les raisons de penser que non.
L’ADMD a communiqué aux parlementaires une proposition de loi qui, une fois adoptée, permettra enfin à la France de rejoindre les pays, Hollande, Belgique, Luxembourg, où cette logique de bon sens et d’humanité prévaut déjà.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de ma considération la plus distinguée.
« La mort est en danger de mort », c’est ainsi que le philosophe Robert Redeker nous interpelle. Il conclut : « La disparition de la mort serait en effet la vraie mort de l’homme ». (Le Monde 1/11/2008).
Une quête de jeunesse éternelle s’est emparée de notre société. L’augmentation de l’espérance de vie est une aubaine extraordinaire pour la société de consommation, une ouverture de marchés nouveaux développés par des recherches et des méthodologies scientifiques, exploités par des vendeurs de rêves (voyages, produits de beauté, aliments diététiques, thérapies…). La vieillesse se vit de mieux en mieux, parce que les vieux paraissent de plus en plus jeunes.
Toutefois, de manière inexorable, l’inflexion vers la décrépitude commence puis la maladie frappe insidieusement ou brutalement. Les rangs des amis s’éclaircissent. Il devient difficile de trouver des partenaires pour partager des loisirs sportifs ou des voyages aventureux. Les délires d’une société « post-mortelle » se développent cependant, à partir d’extrapolations qu’alimentent les progrès de la bioscience et de la médecine anti-âge. C’est une forme subtile du déni de notre finitude, qui s’incarne dans le désir de clonage, romancé par Michel Houelbecque dans « La Possibilité d’une île ». La jeunesse n’est pas dupe. Ma petite fille de 16 ans m’a récemment interpellé. « Qu’est-ce que c’est que cette Société où je vais devoir travailler jusqu’à cent ans pour financer une retraite me permettant de vivre cent trente ans ! ». Rude vision de l’avenir que nous lui léguons !
J’aime toujours ce que m’apporte la vie. J’ai néanmoins profondément conscience de ce que mon vieillissement retranche aux plaisirs de mon existence. Je ne supporte plus la perspective optimiste de certains sur le sort des vieux. Certes, le sourire d’une enfant illumine une journée de l’arrière grand-mère. Mais, si et seulement si, elle a établi une relation où elle y trouve du plaisir. Or, j’ai hélas constaté que ce n’est plus possible, lorsque la dégradation physique et mentale atteignent un certain seuil. Je ne supporte plus non plus les discours pour les autres, sans implication directe. Parler de la vieillesse et de la mort, n’est tolérable que si le discours porte sur sa propre vieillesse et sa propre mort.
La médecine fait des miracles dans l’exploitation des technologies. « Docteur, vous allez m’empêcher de mourir ! » Les soignants sont victimes de leur pouvoir quand ils sont ainsi interpellés. J’en conclus qu’il faut préparer soi-même sa propre disparition. Une référence sur la plan éthique, Alain Grimfeld, a écrit « l’essentiel ne réside pas dans la réponse apportée aux différentes questions soulevées, mais dans le fait de questionner, dans l’échange » (Le Monde, 4 septembre 2008).
Les évolutions considérables de nos conditions de vie ont transformé profondément toutes les phases de notre existence. Étant âgé de 75 ans, je constate que la transformation de notre vieillesse est d’autant plus perturbante que nous n’avons aucun modèle historique pertinent pour nous assister.
Je n’ai pas connu mes grands-pères, j’ai été parmi les premiers soignés par la pénicilline, j’ai vu les premières femmes françaises voter, j’ai traversé en avion l’Atlantique à 20 ans, j’ai accueilli le planning familial puis le droit à l’avortement, j’ai applaudi à l’abolition de la peine capitale, j’ai bénéficié plusieurs fois du confort des réparations apportées par la médecine moderne, j’ai deux arrières petites-filles. Si nos référentiels historiques s’effondrent dans tous les domaines, les conditions de notre mort sont profondément transformées.
Je souhaite maintenant préparer ma mort. Le détachement et la prise de distance sont indispensables à ma sérénité. Mon cheminement sera facilité par des accompagnements. Enfin, si nécessaire, je désire pouvoir décider du jour de ma disparition, sans pour autant me pendre ni me défénestrer. Je serais alors très reconnaissant au soignant qui me permettra en toute lumière et légalement d’abandonner mon corps.
Je conteste avec force les discours dogmatiques ou lénifiants concernant la fin de vie. Certes, la vie est sacrée. En toute situation, je suis seul et surtout unique : ma mort ne peut être qu’une affaire personnelle, complexe, intime et douloureuse. Mon corps pourra m’abandonner de manière spontanée, mais je souhaite que mon détachement soit conscient.
Si je suis en train de perdre le contrôle de mon existence matérielle, ou si je n’ai plus ni le désir ni la force de lutter plus longtemps contre la maladie, alors j’aspire à l’acte compassionnel qui sera mon ultime volonté. Non pas pour fuir ce monde, mais pour marquer ainsi mon attachement à ceux que j’aime et que j’ai aimé, à mes héritiers et à mes compagnons de luttes, à l’humanité tout entière. Et aussi en souvenir des récompenses et des offenses, des actes courageux et des lâchetés, des plaisirs et des chagrins d’une vie dont j’estimerais qu’elle atteint son terme.
Une quête de jeunesse éternelle s’est emparée de notre société. L’augmentation de l’espérance de vie est une aubaine extraordinaire pour la société de consommation, une ouverture de marchés nouveaux développés par des recherches et des méthodologies scientifiques, exploités par des vendeurs de rêves (voyages, produits de beauté, aliments diététiques, thérapies…). La vieillesse se vit de mieux en mieux, parce que les vieux paraissent de plus en plus jeunes.
Toutefois, de manière inexorable, l’inflexion vers la décrépitude commence puis la maladie frappe insidieusement ou brutalement. Les rangs des amis s’éclaircissent. Il devient difficile de trouver des partenaires pour partager des loisirs sportifs ou des voyages aventureux. Les délires d’une société « post-mortelle » se développent cependant, à partir d’extrapolations qu’alimentent les progrès de la bioscience et de la médecine anti-âge. C’est une forme subtile du déni de notre finitude, qui s’incarne dans le désir de clonage, romancé par Michel Houelbecque dans « La Possibilité d’une île ». La jeunesse n’est pas dupe. Ma petite fille de 16 ans m’a récemment interpellé. « Qu’est-ce que c’est que cette Société où je vais devoir travailler jusqu’à cent ans pour financer une retraite me permettant de vivre cent trente ans ! ». Rude vision de l’avenir que nous lui léguons !
J’aime toujours ce que m’apporte la vie. J’ai néanmoins profondément conscience de ce que mon vieillissement retranche aux plaisirs de mon existence. Je ne supporte plus la perspective optimiste de certains sur le sort des vieux. Certes, le sourire d’une enfant illumine une journée de l’arrière grand-mère. Mais, si et seulement si, elle a établi une relation où elle y trouve du plaisir. Or, j’ai hélas constaté que ce n’est plus possible, lorsque la dégradation physique et mentale atteignent un certain seuil. Je ne supporte plus non plus les discours pour les autres, sans implication directe. Parler de la vieillesse et de la mort, n’est tolérable que si le discours porte sur sa propre vieillesse et sa propre mort.
La médecine fait des miracles dans l’exploitation des technologies. « Docteur, vous allez m’empêcher de mourir ! » Les soignants sont victimes de leur pouvoir quand ils sont ainsi interpellés. J’en conclus qu’il faut préparer soi-même sa propre disparition. Une référence sur la plan éthique, Alain Grimfeld, a écrit « l’essentiel ne réside pas dans la réponse apportée aux différentes questions soulevées, mais dans le fait de questionner, dans l’échange » (Le Monde, 4 septembre 2008).
Les évolutions considérables de nos conditions de vie ont transformé profondément toutes les phases de notre existence. Étant âgé de 75 ans, je constate que la transformation de notre vieillesse est d’autant plus perturbante que nous n’avons aucun modèle historique pertinent pour nous assister.
Je n’ai pas connu mes grands-pères, j’ai été parmi les premiers soignés par la pénicilline, j’ai vu les premières femmes françaises voter, j’ai traversé en avion l’Atlantique à 20 ans, j’ai accueilli le planning familial puis le droit à l’avortement, j’ai applaudi à l’abolition de la peine capitale, j’ai bénéficié plusieurs fois du confort des réparations apportées par la médecine moderne, j’ai deux arrières petites-filles. Si nos référentiels historiques s’effondrent dans tous les domaines, les conditions de notre mort sont profondément transformées.
Je souhaite maintenant préparer ma mort. Le détachement et la prise de distance sont indispensables à ma sérénité. Mon cheminement sera facilité par des accompagnements. Enfin, si nécessaire, je désire pouvoir décider du jour de ma disparition, sans pour autant me pendre ni me défénestrer. Je serais alors très reconnaissant au soignant qui me permettra en toute lumière et légalement d’abandonner mon corps.
Je conteste avec force les discours dogmatiques ou lénifiants concernant la fin de vie. Certes, la vie est sacrée. En toute situation, je suis seul et surtout unique : ma mort ne peut être qu’une affaire personnelle, complexe, intime et douloureuse. Mon corps pourra m’abandonner de manière spontanée, mais je souhaite que mon détachement soit conscient.
Si je suis en train de perdre le contrôle de mon existence matérielle, ou si je n’ai plus ni le désir ni la force de lutter plus longtemps contre la maladie, alors j’aspire à l’acte compassionnel qui sera mon ultime volonté. Non pas pour fuir ce monde, mais pour marquer ainsi mon attachement à ceux que j’aime et que j’ai aimé, à mes héritiers et à mes compagnons de luttes, à l’humanité tout entière. Et aussi en souvenir des récompenses et des offenses, des actes courageux et des lâchetés, des plaisirs et des chagrins d’une vie dont j’estimerais qu’elle atteint son terme.
La Cour de cassation italienne vient d'autoriser l'arrêt de l'alimentation artificielle d'une femme de 37 ans dans le coma depuis 1992, en Lombardie. De quoi relancer le débat sur l'euthanasie en France, où le député UMP Jean Leonetti, chargé de rendre un rapport sur la question, tarde à rendre ses conclusions. Questions au président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Romero.
Que vous inspire ce nouveau cas en Italie?
Jean-Luc Romero : Ce qui se passe aujourd'hui en Italie montre bien que le débat sur l'euthanasie ne s'arrête jamais. Dans un pays particulier comme l'Italie, où le Vatican est si influent, on remarque que la question de l'euthanasie se pose encore.
En France, de plus en plus de gens osent dire leur souffrance. Ceux qui nous disent qu'on ne peut pas légiférer dans l'urgence de l'émotion se trompent. C'est d'ailleurs une fausse excuse. Le débat est permanent, et il n'y a plus une semaine sans que cette question fasse l'actualité.
Pensez-vous que la loi peut évoluer en France ?
Jean-Luc Romero : Ça devrait être une affaire de citoyens mais le problème c'est qu'en France, ceux qui sont censés représenter le peuple réagissent en fonction de leurs convictions personnelles, voire religieuses, et pas en fonction de ce que souhaite le peuple. Si on lit les sondages effectués ces dernières années on se rend bien compte qu'une grande majorité de Français est pour l'euthanasie active. Cependant la loi n'évolue pas dans ce sens. A croire que l'Eglise est plus influente en France qu'en Espagne par exemple, où le ministre de la Santé a prévu de légiférer sur le suicide assisté avant 2010.
Le pays des droits de l'homme ne montre plus la voie, face à ses voisins européens. Et la réponse de M. Leonetti -dont la mission d'évaluation sur l'euthanasie risque malheureusement d'accoucher d'une "souris" fin novembre- qui préconise en quelque sorte aux malades de mourir loin de chez eux ou de se suicider est scandaleuse.
Par Tristan Berteloot, publié le 14/11/2008
Que vous inspire ce nouveau cas en Italie?
Jean-Luc Romero : Ce qui se passe aujourd'hui en Italie montre bien que le débat sur l'euthanasie ne s'arrête jamais. Dans un pays particulier comme l'Italie, où le Vatican est si influent, on remarque que la question de l'euthanasie se pose encore.
En France, de plus en plus de gens osent dire leur souffrance. Ceux qui nous disent qu'on ne peut pas légiférer dans l'urgence de l'émotion se trompent. C'est d'ailleurs une fausse excuse. Le débat est permanent, et il n'y a plus une semaine sans que cette question fasse l'actualité.
Pensez-vous que la loi peut évoluer en France ?
Jean-Luc Romero : Ça devrait être une affaire de citoyens mais le problème c'est qu'en France, ceux qui sont censés représenter le peuple réagissent en fonction de leurs convictions personnelles, voire religieuses, et pas en fonction de ce que souhaite le peuple. Si on lit les sondages effectués ces dernières années on se rend bien compte qu'une grande majorité de Français est pour l'euthanasie active. Cependant la loi n'évolue pas dans ce sens. A croire que l'Eglise est plus influente en France qu'en Espagne par exemple, où le ministre de la Santé a prévu de légiférer sur le suicide assisté avant 2010.
Le pays des droits de l'homme ne montre plus la voie, face à ses voisins européens. Et la réponse de M. Leonetti -dont la mission d'évaluation sur l'euthanasie risque malheureusement d'accoucher d'une "souris" fin novembre- qui préconise en quelque sorte aux malades de mourir loin de chez eux ou de se suicider est scandaleuse.
Par Tristan Berteloot, publié le 14/11/2008
Bienvenue sur le blog de l'ADMD.
L'ADMD compte 50478 adhérents au 24 mai 2013.
L'ADMD est membre de la RtD-E (Europe) et de la WFRtDS (Monde).
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@JeanLucRomero à Lille, le vendredi 24 mai 2013
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Cc @jjcandelieu @bernardroman59
RT @Amarandrill: A most excellent speach by @JeanLucRomero with a clear message for French and British political leaders - it's time to #Ac…
RT @JeanLucRomero: Étonnant ces ultra cathos saluant un suicide militant et refusant aux grands malades qui le souhaitent de pouvoir partir…
La présidente de l'ADMD-Belge : "Refuser le droit de mourir dignement est inacceptable".
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