Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité



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Lundi au vendredi de 10h à 19h
Permanence juridique de 17h à 19h

(sondage réalisé en août 2011)









Bonne année
Jean-Luc Romero,
Président de l'ADMD

Les membres du Conseil d'administration
Les délégués, co-délégués et leurs adjoints
Ainsi que les bénévoles et le personnel salarié


Vous souhaitent le meilleur pour cette année 2009,
dans la liberté de votre choix.
Rédigé le Mercredi 31 Décembre 2008 à 10:47 | Commentaires (0)
Interview d'Albert Jacquard sur le site largeur.com (extrait)
Albert Jacquard, 83 ans, est un scientifique, ancien professeur de génétique, essayiste, et par ailleurs membre du comité de parrainage de l'ADMD.

Largeur.com : Vous craignez la mort ?

Albert Jacquard : Je n'aime pas trop en parler, parce qu'un jour elle se présentera et ne sera pas la bienvenue. La mort est par définition inouïe. Ma mort sera inouïe. Mais, pour l'instant, je préfère vivre au présent, sans y penser. L'important, c'est d'avoir le sentiment de ne pas perdre son présent. Penser à la mort, c'est du temps perdu. Mieux vaut ne pas trop en parler et faire comme si elle n'arrivera jamais.

Largeur.com : Grâce aux progrès de la médecine, des personnes extrêmement malades sont maintenues en vie très longtemps. Etes-vous favorable à l'euthanasie?

Albert Jacquard : Je fais partie de l'AMD, l'Association pour mourir dans la dignité. Je suis donc pour l'euthanasie. Vous savez, il survient toujours un moment où l'on est trahi par la mécanique, où le corps ne fonctionne plus. Ce qui arrive alors, c'est la douleur. Et quand elle devient excessive, on perd sa dignité. Bien sûr, il ne faut pas tuer les gens au moindre signe. Mais dans certains cas, être aidé, y compris par un peu de morphine, c'est bien. Je ne crois pas du tout, et l'abbé était d'accord avec moi, à la souffrance rédemptrice. Vous savez, la souffrance, elle vous abîme, elle vous fait mal, elle vous brise. Je crois qu'il faut l'éviter à tout prix. Bien sûr, il ne faut pas non plus devancer les choses. C'est un équilibre fragile à trouver. C'est le rôle du médecin et un peu, il faut le dire, celui du curé. Un homme dont le rôle est d'aider à passer à autre chose.

Vous pouvez retrouver l'intégralité de cet entretien en cliquant ici
Rédigé le Lundi 29 Décembre 2008 à 10:30 | Commentaires (0)
Corée du Sud : Des Protestants font appel après l’euthanasie d’une patiente
Zenit.org - Mardi 23 décembre 2008

En Corée du Sud, un groupe hospitalier protestant se pourvoit en appel après qu'un tribunal a autorisé l'euthanasie d'une patiente, indique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris. Un point de vue controversé.

Park Chang-il, président du groupe protestant « Yonsei University Health System » (1) qui dirige le Severance Hospital à Séoul, s'est pourvu en appel après qu'un tribunal a autorisé l'euthanasie d'une patiente soignée dans son établissement.

Lors d'une conférence de presse, le 17 décembre dernier, il a expliqué avoir déposé un appel auprès de la Haute Cour, considérant que la question méritait d'être étudiée avec le plus grand soin et qu'elle ne pouvait être réduite à des simplifications hâtives.

Le 28 novembre, la Cour du district de Séoul-Ouest avait ordonné à l'hôpital de stopper d'ici le 17 décembre les soins qui maintenaient en vie une femme de 76 ans, en raison du fait que « la poursuite d'un traitement sur un patient sans espoir de guérison n'avait aucun sens médicalement parlant ».

Un responsable de l'hôpital avait déclaré le 4 décembre que l'hôpital déciderait le 17 décembre comment répondre à l'ordre du juge Kim Cheon-soo. Ce dernier avait statué qu'étant donné « l'état désespéré et le grand âge » de la patiente, de religion protestante, on pouvait présumer qu'elle aurait préféré une mort naturelle. Il précisait également que les membres de sa famille disaient qu'elle avait exprimé le désir de mourir naturellement, sans prolonger sa vie par des moyens artificiels.

Le cœur de la patiente s'était arrêté au cours d'une endoscopie bronchique le 16 février dernier, mais les médecins avaient réussi à la réanimer. Depuis, elle se maintient au stade végétatif, incapable de respirer par elle-même ; elle est maintenue en vie sous respiration artificielle. En mai, sa famille a déposé une requête pour stopper un traitement qu'elle considérait « dénué de signification ».

Dans son communiqué du 17 décembre, Park Chang-il a souligné que la Corée « ne s'était pas encore dotée de normes clairement définies » au sujet de l'arrêt des soins vitaux à ce type de patients. Il a ajouté que la patiente « pouvait tout au plus espérer vivre 3 à 4 mois » avec une assistance thérapeutique adaptée.

Le 18 décembre, Baek Kyoung-hee, l'avocat de la patiente et de sa famille, a publié un communiqué de presse pressant l'hôpital de retirer sa demande d'appel. La déclaration de l'avocat s'appuie sur le fait que si les autorités de l'hôpital avaient tant soit peu pitié de la situation de la patiente et de sa famille, elles arrêteraient immédiatement les soins et respecteraient sa dignité humaine.

Selon certains experts catholiques en bioéthique, la décision du tribunal n'est pas contraire aux enseignements de l'Eglise catholique. Interrogé par Ucanews, le P. Remigio Lee Dong-ik, secrétaire du Comité épiscopal de bioéthique et professeur de théologie morale à l'Université catholique de Séoul, a déclaré que si le protocole médical n'a pas répondu aux attentes, arrêter celui-ci « avec le consentement du patient » est conforme à ce qu'expose « la Déclaration sur l'euthanasie », un document émanant de la Congrégation pour la doctrine de la foi, daté du 5 mai 1980 (2).

Dans son IVème chapitre, le document du Vatican stipule que « dans l'imminence d'une mort inévitable malgré les moyens employés, il est permis en conscience de prendre la décision de renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en pareil cas. Le médecin ne pourrait alors se reprocher la non-assistance à personne en danger » (3).

1) Le Yonsei University Health System (YUHS) a été fondé en 1885 par des missionnaires américains, notamment Louis H. Severance. L'établissement a représenté à l'époque la première institution médicale moderne et jouit aujourd'hui d'une excellente réputation. Le YUHS est également connu pour son engagement éthique chrétien.

(2) Il s'agit de la Déclaration « iura et bona » sur l'euthanasie et sur l'observation d'un usage thérapeutique droit et proportionné des médicaments analgésiques.

(3) Texte de la déclaration « iura et bona », de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Rédigé le Mercredi 24 Décembre 2008 à 12:00 | Commentaires (0)
Texte de Jean Daniel Nessmann, délégué de Haut-Rhin, administrateur de l'ADMD
Nous publions un texte de Jean-Daniel Nessmann, administrateur de l'ADMD et délégué pour le Haut-Rhin.

A propos de la loi Léonetti sur la fin de vie,

Autosatisfaction de son auteur.

L'homme est-il fait pour la médecine ? Est-elle faite pour l'homme ?

Après "l'affaire Humbert (2003) qui a suscité beaucoup d'émotion et posé la question de "l'aide à mourir" dans des conditions d'humanité et de respect de la volonté de la personne, Bernard Kouchner auteur de la loi de mars 2002 sur les "droits des malades" déclarait "regretter de ne pas voir introduit dans sa loi sur le droit des malades la question de l'euthanasie".

A la suite de l'affaire Humbert, l'Assemblée Nationale accouchait en 2005 d'une loi complémentaire à la loi Kouchner dite loi Léonetti qui précise quelques points intéressants. Destinée à "une bonne pratique de fin de vie", il est écrit que : "Toute personne en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable :
- peut refuser un traitement ; le médecin doit respecter sa volonté après l'avoir informé des conséquences de son choix,
- peut désigner, en cas d'incapacité à s'exprimer, une personne de confiance dont l'avis prévaut sur tout autre avis y compris celui de la famille,
- peut rédiger des directives anticipés indiquant ses souhaits relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de limitation ou l'arrêt de traitement.

Cette loi qui :
- condamne l'acharnement thérapeutique appelé "obstination déraisonnable lorsque les soins apparaissent inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le maintien artificiel de la vie,
- fait obligation au médecin de soulager la souffrance et d'appliquer un traitement pouvant avoir pour effet secondaire d'abréger la vie.
Rédigé le Lundi 22 Décembre 2008 à 15:45 | Commentaires (2)
Italie : Eluana Englaro obtient le droit de mourir
En Italie, le débat sur la fin de vie fait rage, notamment à propos d’une jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans. Eluana est plongée dans le coma depuis 17 ans. Une décision de justice vient d’autoriser de la transférer dans une clinique pour accompagner la jeune femme vers la mort, et ainsi stopper son alimentation. Mais le gouvernement a rappelé que cette action est hors la loi.

Depuis des années, l’Italie est divisée sur le cas d'Eluana. Après un accident de voiture, cette jeune femme a été plongée dans le coma. Et ce, maintenant depuis dix-sept ans. Après plusieurs recours en justice, la famille d'Eluana vient d’obtenir le mois dernier l'autorisation de débrancher la sonde qui la maintient en vie.

Malgré cette décision, le débat continue entre l'Eglise, le gouvernement et les médecins. Le gouvernement, par le biais du ministre de la Santé, a annoncé il y a quelques jours que d’arrêter d’alimenter une personne en état végétatif est hors la loi. Seulement, dans le cas d’Eluana, une décision de justice a été prise. Et il est impossible d’aller à son encontre. Le Vatican s’est également exprimé sur le sujet et a jugé que cette décision s’apparentait à de l’euthanasie. Enfin, plusieurs cliniques ont également refusé d’accueillir Eluana dans leur établissement.

Les parents de la jeune femme aujourd’hui âgée de 37 ans ont enfin trouvé une structure qui accepte d'accompagner la jeune femme vers la mort... Et le père de la jeune femme a demandé, pour sa part, à tous de respecter la douleur de la famille et de cesser le débat.

Europe 1 - 21/12/2008
Rédigé le Lundi 22 Décembre 2008 à 10:30 | Commentaires (1)
L'ADMD sur RFI
Ecoutez l'émission "L'invité Europe" en cliquant ICI
Rédigé le Samedi 20 Décembre 2008 à 15:13 | Commentaires (0)
Communiqué de l'ADMD suite au vote des parlementaires luxembourgeois
L'ADMD se réjouit du vote favorable des parlementaires luxembourgeois qui permettra à chacun, grâce a la légalisation de l'euthanasie, de devenir maître de leurs propres conditions de fin de vie.

Rappelons qu'en France, simultanément, la mission conduite par Jean Leonetti a refermé la porte entrouverte avec l’affaire Chantal Sébire.

L’ADMD espère que la France s'inspire vite de ses voisins belges, néerlandais, aujourd’hui luxembourgeois, et demain espagnols.

Car le temps passé conduit trop d'entre nous vers une souffrance non prise en charge.
Rédigé le Jeudi 18 Décembre 2008 à 18:50 | Commentaires (0)
Intervention de Jean-Luc Romero a la 4ème Journée montpelliéraine d’éthique bio-médicale
Discours prononcé jeudi 18 décembre au Palais des Congrès de Montpellier

En préambule, je tiens à vous indiquer que contrairement à mes prédécesseurs, je ne suis pas un médecin, mais tout simplement un patient. Pas un technicien, mais un malade. Un malade qui déplore que, trop souvent, la fin de vie ne soit traitée que du seul point de vue médical. Oubliant qu’il s’agit d’abord de la mort d’un malade. De la fin de vie d’un citoyen.

Ainsi donc, en me gardant de caricaturer le travail de Jean Leonetti durant près de 8 mois, je constate que rien de fondamental ne serait changé à l’actuelle loi sur la fin de vie. Ce qui veut dire concrètement qu’aux cris de douleurs et aux appels au secours de Vincent Humbert, aucune réponse humaine et solidaire ne serait apportée.

Qu’aux cris de douleurs et aux appels au secours d’Hervé Pierra, aucune réponse humaine et solidaire ne serait apportée. Qu’aux cris de douleurs et aux appels au secours de Chantal Sébire, aucune réponse humaine et solidaire ne serait apportée. Qu’aux cris de douleurs et aux appels au secours de Rémy Salvat, aucune réponse humaine et solidaire ne serait apportée. Qu’aux cris de douleurs et aux appels au secours de milliers d’anonymes, aucune réponse humaine et solidaire ne serait apportée.

Pour être tout à fait juste, la loi actuelle nous donnerait une réponse. Une ébauche de réponse, pour être exact. Elle a pour nom la sédation palliative terminale. En clair, une sédation qui provoque un « laisser mourir », terme inventé par Jean Leonetti lui-même, avec un effet terminal dans plusieurs jours. Le temps du deuil nous disent certains grands professeurs de médecine, théoriciens de la survie à tout prix. Le temps de l’horreur et du cauchemar pour ceux qui, comme Danielle et Paul Pierra, ont eu à connaître cette effroyable épreuve.

Car durant ces longues et pénibles journées, dans l’attente de la délivrance, les proches sont condamnés à assister à la dégénérescence de l’enveloppe charnelle. Qui d’entre vous pourrait accepter de voir son enfant, durant 6, 7 voire 10 jours, se convulsionner, être secoué de spasmes, se vider ? Personne. Pas même les plus arc-boutés sur le bien-fondé de cette loi. On accusera alors les praticiens de n’avoir pas su convenablement mettre en œuvre ce dispositif. Pourtant, sauf l’enchaînement au lit, rien n’interdira jamais au corps de lutter contre la mort de faim et de soif qu’on lui inflige, avant disparition totale.
Rédigé le Jeudi 18 Décembre 2008 à 16:30 | Commentaires (0)
Jean-Luc Romero sur RFI dans 'L'invité Europe" à 18h20
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, sera "l'invité Europe" ce jeudi soir vers 18h15 sur la radio internationale RFI.

Au sujet, le vote qui doit avoir lieu au Parlement luxembourgeois cet après-midi et qui devrait permettre de légaliser l'euthanasie dans ce pays. Vous pouvez écouter cet interview en direct sur le site de la radio en cliquant ici
Rédigé le Jeudi 18 Décembre 2008 à 14:05 | Commentaires (0)
Deux ans de sursis pour la mère d'une handicapée
Une mère de 62 ans, a été condamnée ce mardi à deux de prison avec sursis pour avoir mis fin à la vie de sa fille de 26 ans lourdement handicapée.

Alors que le "rapport Leonetti" confirmait début décembre le refus du gouvernement de légaliser l'euthanasie, la condamnation en appel, ce mardi de Lydie Debaine, pour l'assasinat de sa fille place cette affaire au coeur d'un débat de société. Lydie Debaine, qui avait été acquittée en avril pour l'assassinat en 2005 de sa fille unique de 26 ans, lourdement handicapée motrice cérébrale, a été condamnée en appel à 2 ans d'emprisonnement avec sursis par la cour d'assises de Versailles. Le procureur général de Versailles avait fait appel de son aquittement.

"Tous les problèmes de société restent posés"

"C'est une grande déception", a déclaré l'avocate de Lydie Debaine, Me Caty Richard. "Rien n'effacera la première décision. Lydie se souviendra toujours que des jurés l'avaient comprise", a-t-elle ajouté. "Aujourd'hui, il a cependant été acquis qu'elle a été une mère exemplaire et que ce qu'elle a fait, elle l'a fait par amour, la clémence du verdict le démontre", a relevé Me Richard. Lydie Debaine ne s'est pas exprimée à la sortie du tribunal. "Elle est épuisée", selon son avocate qui n'ira pas en cassation car "recommencer une troisième fois n'est pas envisageable".

"Tous les problèmes de société restent posés", a conclu l'avocate.

Lydie Debaine, 62 ans au moment des faits, était accusée d'avoir donné plusieurs cachets d'anxiolytiques à sa fille Anne-Marie avant de la plonger dans une baignoire pour la noyer, le 14 mai 2005 à Groslay (Val-d'Oise). Anne-Marie Debaine est née prématurée en 1978. Une double méningite contractée à la naissance a provoqué une hydrocéphalie de l'enfant déclarée handicapée à 90%. A 26 ans, elle avait l'âge mental d'une enfant de 5 ans. Depuis plusieurs mois, la jeune femme souffrait de complications: céphalées, incontinence, douleurs, crises d'épilepsie.

LEXPRESS.fr, publié le 17/12/2008 10:17
Rédigé le Jeudi 18 Décembre 2008 à 11:16 | Commentaires (1)
Interview dans Nice Matin
Télécharger l'article en cliquant sur l'onglet "Nice.matin.jpg"

nice_matin.jpg Nice matin.jpg  (435.34 Ko)

Rédigé le Jeudi 18 Décembre 2008 à 10:00 | Commentaires (0)
4ème Journée montpelliéraine d'éthique bio-médicale
Le président de l'ADMD participera, le jeudi 18 décembre 2008, à partir de 14h30, à la 4ème Journée montpelliéraine d'éthique bio-médicale, à l'invitation du professeur Hamamah, du département de médecine et biologie de la reproduction.

Il interviendra, une semaine après la remise des conclusions de la mission Leonetti qui a accouché d'une souris après 8 mois de travaux et plus d'une centaine d'heures d'audition, sur le thème : Choisir sa mort, est-ce un droit ?

L'entrée de ce colloque (Le Corum - Palais des Congrès de Montpellier) est libre et nos adhérents de l'Hérault y sont les bienvenus. Renseignements au 04 67 33 64 04
Rédigé le Mercredi 17 Décembre 2008 à 17:34 | Commentaires (0)
France Bleu Hérault, jeudi 18 décembre, 8h10
Jeudi 18 décembre, à partir de 8h10, Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, sera l’invité de la rédaction de France Bleu Hérault à quelques heures de la 4ème Journée montpelliéraine d’éthique bio-médicale à laquelle il participera.

Il y sera évidemment question des conclusions des 8 mois de travail de la mission d’évaluation conduite par Jean Leonetti qui, en refusant l’aide à mourir, enterre une nouvelle fois les espérances de la majorité des Français, mais n’enterre pas la volonté de l’ADMD !
Rédigé le Mercredi 17 Décembre 2008 à 17:34 | Commentaires (0)

Nous publions ce texte sous l'entière responsabilité de son auteur


Lydie Debaine lors de son procès
Lydie Debaine lors de son procès
Après les propositions insignifiantes de la mission d’évaluation « Léonetti » déposées en fin d’année à une période, visiblement choisie, de forte démobilisation de l’opinion publique, se tient ce 15 décembre 2008 le procès en appel de Lydie Debaine dont un jury populaire avait estimé, en l’acquittant en avril dernier, qu’elle avait suffisamment souffert.

On ne peut que s’élever et dénoncer les nouvelles souffrances que notre société (de démocratie soi-disant achevée) impose à cette mère courageuse qui n’est coupable que de compassion, charité et amour.

Certes l’affaire n’est pas au sens strict un procès traitant d’une demande d’aide à mourir formulée de façon libre et éclairée par l’intéressée mais il n’en reste pas moins qu’il s’agit indiscutablement d’une euthanasie compassionnelle imposant le respect et un digne silence et on ne peut être qu’indigné par le harcèlement « bien-pensant » dont est victime cette mère admirable.

Si une mise en accusation devait avoir lieu, cela devrait être celle de certains médecins irresponsables qui utilisent sans discernement les progrès scientifiques pour réanimer de grands prématurés ou des bébés lourdement handicapés en sachant pertinemment qu’ils les conduisent inexorablement à une vie de cauchemar ainsi que leurs proches.

A titre personnel j’apporte tout mon soutien et toute mon amitié à Lydie Debaine.

Z. Raoul Bali
27310 Bourg-Achard
Délégué A.D.M.D. du département de l’Eure
Rédigé le Mercredi 17 Décembre 2008 à 14:50 | Commentaires (8)
La prochaine loi sur la fin de vie : un nouveau texte en trompe-l’œil
Médecin hospitalier, chef de service pendant vingt-cinq ans à Evry, Denis Labayle est l'auteur de Pitié pour les Hommes (à paraître aux éditions Stock). Il est aussi à l’origine du Manifeste des 2000 soignants favorables à l'euthanasie, en juin 2008. Il dénonce dans la future loi Leonetti sur le sujet un texte pour rien. Ou pour si peu.

Denis Labayle. «La commission Leonetti vient de rendre sa copie et ses propositions ne sont pas à la hauteur des attentes. C’est le statu quo ou presque, agrémenté de petites réformes pour donner l’illusion du changement et éviter d’aborder l’essentiel. Mais pouvait-il en être autrement avec un président de commission, fort diplomate, mais, depuis le début, officiellement opposé à toute législation sur l’euthanasie, entouré d’un bureau très majoritairement opposé au changement, avec des personnes auditionnées, également bien sélectionnées ? Lors de la première commission, à l’origine de la loi de 2005, ils étaient 70 sur 81 à donner un avis conforme à ce que le bureau souhaitait entendre.

Avec une même présidence, une même équipe, et les mêmes pratiques, il aurait été surprenant d’obtenir un résultat différent. Cette fois-ci, il y a eu quelques progrès pour la forme : la commission a reçu pour la première fois Mme Humbert et s’est déplacée en Belgique et en Hollande, pays qui ont légalisé l’euthanasie. Mais elle est restée inflexible, insensible à l’opinion des Belges qui ne souhaitent pas remettre en question leur loi. Quant aux soignants signataires du manifeste de 2007 en faveur d’une libéralisation de l’euthanasie, ils n’ont pas été auditionnés. Trop proches du terrain, sans doute!

Après tant de mois à avoir écouté ce qu’elle souhaitait entendre, quelles sont les principales propositions de la commission? L’une fera aisément l’unanimité: un congé de quinze jours pour accompagner un parent en fin de vie. Qui voterait contre? Mais attention la réforme est prévue à titre expérimental, dans un département. Faut-il vraiment une longue expérience pour légiférer sur une telle mesure? Reste à la financer, et en période de crise économique, on peut douter de l’accueil bienveillant des chefs d’entreprise.

La commission propose un Observatoire des pratiques médicales de la fin de vie. Une idée intéressante mais qui restera sans effet tant que la loi en vigueur, floue et punitive, favorisera la pratique des euthanasies clandestines. Comment recenser ce qui est clandestin?
Rédigé le Mardi 16 Décembre 2008 à 15:00 | Commentaires (0)
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