(sondage réalisé en août 2011)
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Il écrit des contre-vérités. Il profèrait également des menaces !
Dans son dernier livre, Michel Houellebecq évoque l'action des associations suisses en des termes qui prouvent son ignorance de la réalité.
Dans la dernière livraison des Inrocks, l'écrivain montre l'étendue de la haine qu'il éprouve devant le combat pour la liberté porté en France par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité :
"Quelques étages plus haut, coïncidence, il y avait les locaux de ceux que j'avais déjà identifiés comme mes ennemis ontologiques essentiels : l'ADMD, l'Association pour le droit de "mourir dans la dignité".
Je me souviens que je m'interrogeais : si l'on mettait une bombe dans les locaux de l'association, y aurait-il des dégâts au rez-de-chaussée ? Finalement je n'ai pas posé de bombe, je ne suis pas comme ça.
Mais vingt ans plus tard, à l'heure où différents indices me font craindre qu'il ne devienne nécessaire, bientôt, de livrer combat, mes convictions n'ont pas varié : l'euthanasie est un meurtre ; je veux de l'amour et de la morphine ; la dignité, je lui chie sur la gueule."
A l'évidence, la dignité lui est tout à fait étrangère.
Philippe Lohéac
Délégué Général - ADMD
Dans la dernière livraison des Inrocks, l'écrivain montre l'étendue de la haine qu'il éprouve devant le combat pour la liberté porté en France par l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité :
"Quelques étages plus haut, coïncidence, il y avait les locaux de ceux que j'avais déjà identifiés comme mes ennemis ontologiques essentiels : l'ADMD, l'Association pour le droit de "mourir dans la dignité".
Je me souviens que je m'interrogeais : si l'on mettait une bombe dans les locaux de l'association, y aurait-il des dégâts au rez-de-chaussée ? Finalement je n'ai pas posé de bombe, je ne suis pas comme ça.
Mais vingt ans plus tard, à l'heure où différents indices me font craindre qu'il ne devienne nécessaire, bientôt, de livrer combat, mes convictions n'ont pas varié : l'euthanasie est un meurtre ; je veux de l'amour et de la morphine ; la dignité, je lui chie sur la gueule."
A l'évidence, la dignité lui est tout à fait étrangère.
Philippe Lohéac
Délégué Général - ADMD
Rédigé le Vendredi 24 Décembre 2010 à 16:49
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Commentaires (23)
Dans le cadre de la discussion parlementaire qui se tiendra au Sénat le mardi 25 janvier 2011, le président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, sera auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat, au Palais du Luxembourg, le mercredi 12 janvier 2011, à partir de 9h30.
Les propositions de loi de Guy Fischer relative à l'euthanasie volontaire, d'Alain Fouché relative à l'aide active à mourir dans le respect des consciences et des volontés et de Jean-Pierre Godefroy relative à l'aide active à mourir seront examinées par la commission des affaires sociales du Sénat dans le courant du mois de janvier. Un rapport devrait être publié le 18 janvier.
L'examen en séance publique a été fixé au mardi 25 janvier, dans l'après-midi.
Vous pourrez obtenir des informations complémentaires sur le site du Sénat.
L'examen en séance publique a été fixé au mardi 25 janvier, dans l'après-midi.
Vous pourrez obtenir des informations complémentaires sur le site du Sénat.
Décédée le 26 novembre 2010
Agée de 87ans lors de son décès, Denise a vécu cinq ans dans à une résidence médicalisée toulonnaise. Son séjour n’a pas posé de problème majeur jusqu’en mai dernier. Cette octogénaire squelettique était atteinte des maladies d’Alzheimer et de Parkinson depuis environ 10 ans. Elle était incapable de s’exprimer normalement mais faisait preuve de moments de lucidité. Au fil des ans ses muscles complètement atrophiés et ses articulations des jambes rigidifiées faisaient qu’elle ne pouvait pas totalement les déplier. C’est dans cet état qu’elle a été envoyée à trois reprises aux urgences de l’hôpital de Toulon du 20 septembre au 29 octobre :
10 jours du 20 au 30 septembre, 2 jours les 11 et 12 octobre et 6 heures le 29 octobre.
Dans les trois cas, l’hôpital a estimé qu’aucun anesthésiste, a fortiori chirurgien n’accepterait d’engager des investigations, a fortiori une intervention chirurgicale, eu égard à son état de santé et à son age. L’hôpital n’a pas confirmé le diagnostic initial. Il a toutefois découvert une anémie extrême ayant nécessité une transfusion sanguine plusieurs jours. Les symptômes supposés à l’origine de ces trois hospitalisations ne sont réapparus, ni à l’hôpital, ni après le retour de Denise. Cela interpelle sur son suivi médical par la résidence.
10 jours du 20 au 30 septembre, 2 jours les 11 et 12 octobre et 6 heures le 29 octobre.
Dans les trois cas, l’hôpital a estimé qu’aucun anesthésiste, a fortiori chirurgien n’accepterait d’engager des investigations, a fortiori une intervention chirurgicale, eu égard à son état de santé et à son age. L’hôpital n’a pas confirmé le diagnostic initial. Il a toutefois découvert une anémie extrême ayant nécessité une transfusion sanguine plusieurs jours. Les symptômes supposés à l’origine de ces trois hospitalisations ne sont réapparus, ni à l’hôpital, ni après le retour de Denise. Cela interpelle sur son suivi médical par la résidence.
Caroline Juillerat n'est pas membre de l'ADMD, mais elle a tenu à nous adresser cette lettre que nous publions avec son accord.
Monsieur Luc Ferry
Editions Odile Jacob
15, rue Soufflot
75005 Paris
Chavannaz, le 5 décembre 2010
Monsieur,
Le 26 novembre dernier, vous étiez l’invité de la matinale de France Inter, pour y parler de votre récent ouvrage concernant la légalisation de l’euthanasie en France. Lors de cette interview vous avez tenu des propos qui m’ont profondément choquée, et c’est pour vous faire part de mon indignation que je vous écris.
En effet, vous avez prétendu qu’en Suisse, il est possible de se rendre dans les cliniques des associations Exit et Dignitas, pour « profiter » d’un suicide assisté. C’est bien sûr un mensonge : il n’existe aucune clinique en Suisse, et les accompagnateurs d’Exit se rendent dans la plupart des cas chez le patient. Mais Madame Jencquel, dans sa réponse à vos affirmations, l’explique très bien et je ne reviendrai donc pas sur les conditions très strictes indispensables à l’intervention d’Exit auprès d’un mourant, ainsi que sur les restrictions législatives appliquées en Suisse.
Editions Odile Jacob
15, rue Soufflot
75005 Paris
Chavannaz, le 5 décembre 2010
Monsieur,
Le 26 novembre dernier, vous étiez l’invité de la matinale de France Inter, pour y parler de votre récent ouvrage concernant la légalisation de l’euthanasie en France. Lors de cette interview vous avez tenu des propos qui m’ont profondément choquée, et c’est pour vous faire part de mon indignation que je vous écris.
En effet, vous avez prétendu qu’en Suisse, il est possible de se rendre dans les cliniques des associations Exit et Dignitas, pour « profiter » d’un suicide assisté. C’est bien sûr un mensonge : il n’existe aucune clinique en Suisse, et les accompagnateurs d’Exit se rendent dans la plupart des cas chez le patient. Mais Madame Jencquel, dans sa réponse à vos affirmations, l’explique très bien et je ne reviendrai donc pas sur les conditions très strictes indispensables à l’intervention d’Exit auprès d’un mourant, ainsi que sur les restrictions législatives appliquées en Suisse.
Par sa sœur Nicole et sa maman Pascaline
Nous vivons dans un monde où le milieu médical est toujours en constante évolution avec de nouvelles technologies nucléaires en cancérologie.
Un monde où les recherches dans les traitements médicamenteux en laboratoire sont de plus en plus précises.
Un monde ou le personnel médical des services oncologie, cancérologie évoluent avec des formations pour un personnel soignant mieux adapté aux services et aux actes de soins.
Du personnel formé pour faire face à de meilleures relations humaines dans des services de fin de vie, des services de cancérologie, des services de soins palliatifs.
Néanmoins, se pose toujours la même question qui reste au cœur des débats sur la dignité humaine de fin de vie et l’euthanasie.
Doit-on encore subir et se voir refuser l’aide à mourir et non pas le laisser-mourir, c’est un droit fondamental de chaque individu de décider pour lui-même.
Pour faire comprendre cela, je me dois d’écrire mon témoignage.
Un monde où les recherches dans les traitements médicamenteux en laboratoire sont de plus en plus précises.
Un monde ou le personnel médical des services oncologie, cancérologie évoluent avec des formations pour un personnel soignant mieux adapté aux services et aux actes de soins.
Du personnel formé pour faire face à de meilleures relations humaines dans des services de fin de vie, des services de cancérologie, des services de soins palliatifs.
Néanmoins, se pose toujours la même question qui reste au cœur des débats sur la dignité humaine de fin de vie et l’euthanasie.
Doit-on encore subir et se voir refuser l’aide à mourir et non pas le laisser-mourir, c’est un droit fondamental de chaque individu de décider pour lui-même.
Pour faire comprendre cela, je me dois d’écrire mon témoignage.
L'ADMD recherche des délégués
L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité recherche des délégués pour être son représentant dans les département suivants :
- Aube
- Creuse
- Haute-Marne
- Meuse
- Orne
- Hautes-Pyrénées
- Vendée
ainsi que dans les 1er, 3ème et 9ème arrondissements de Paris.
Le délégué, pour l'exercice de sa mission, s'appuie sur les services administratifs parisiens de l'association (rédaction des circulaires, mise sous pli, gestion des fichiers, encaissement des adhésions...) ainsi que sur le service ADMD-Ecoute qui mobilise les commissions médicale et juridique de l'association ainsi que son réseau de médecins-conseillers.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Sandrine Arrault, coordinatrice administrative, au 01 48 00 04 16, ou à l'adresse suivante s.arrault@admd.net
La fiche détaillant la mission et les conditions de ce bénévolat peut être téléchargée au format PDF (cf ci-dessous).
- Aube
- Creuse
- Haute-Marne
- Meuse
- Orne
- Hautes-Pyrénées
- Vendée
ainsi que dans les 1er, 3ème et 9ème arrondissements de Paris.
Le délégué, pour l'exercice de sa mission, s'appuie sur les services administratifs parisiens de l'association (rédaction des circulaires, mise sous pli, gestion des fichiers, encaissement des adhésions...) ainsi que sur le service ADMD-Ecoute qui mobilise les commissions médicale et juridique de l'association ainsi que son réseau de médecins-conseillers.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Sandrine Arrault, coordinatrice administrative, au 01 48 00 04 16, ou à l'adresse suivante s.arrault@admd.net
La fiche détaillant la mission et les conditions de ce bénévolat peut être téléchargée au format PDF (cf ci-dessous).
Profil de poste.pdf
(376.2 Ko)
Un grand pas vers la légalisation de l'euthanasie en Suisse
Le Tribunal correctionnel de Boudry a acquitté ce lundi l'ancien médecin cantonal de Neuchâtel dans une affaire d'assistance au suicide. Cette femme était accusée d'avoir accompli le geste fatal envers une personne atteinte d'une maladie incurable et demandant à mourir.
Le jugement rendu à Boudry (NE) représente un pas supplémentaire dans le développement d'une jurisprudence relative à l'aide au suicide. Dans son verdict, le tribunal a retenu la prévention d'homicide au sens de l'article 111 du Code pénal.
Le jugement rendu à Boudry (NE) représente un pas supplémentaire dans le développement d'une jurisprudence relative à l'aide au suicide. Dans son verdict, le tribunal a retenu la prévention d'homicide au sens de l'article 111 du Code pénal.
Saint-Chinian, (13 novembre 2010 ) : Invités par le sénateur Robert Tropeano, maire, conseiller régional, que j'ai rencontré à l'occasion, favorable à notre action, mais encore hésitant pour le prochain vote, espérons que d'ici janvier, il sera convaincu de la nécessité de voter pour une loi légalisant l'euthanasie, même imparfaite. Affiches à l'office de tourisme, dans les pharmacies, les commerces, toujours bien acceptées, tracts (300 ont été distribués dans 2 marchés les semaines précédentes), sans aide de la mairie (par principe : elle n'aide pas les autres associations)... annonces radio, journaux... par nous mêmes... Une élue présente, très intéressée, a promis d'en parler autour d'elle, dans la communauté de communes. 5 non adhérents, à notre conférence. Tous motivés pour poursuivre notre combat. Merci à notre adhérente Mme Thiriot qui est allée rendre les clefs de la salle le lundi et a obtenu qu'on nous rende le chèque demandé pour le ménage de la salle, que nous n'avons évidemment pas salie.
Par Gérard Lenne, délégué pour le 10ème arrondissement de Paris
On a appris il y a quelques jours la disparition de Mario Monicelli. Je reste frappé par l'absence assourdissante de commentaires quant aux circonstances inacceptables de sa mort.
Cet homme respecté - un des plus grands cinéastes italiens -, ce vieillard de 95 ans, atteint dun cancer incurable de la prostate, n'a pas eu d'autre solution pour en finir que de se jeter par la fenêtre du cinquième étage.
Alors que des pays plus évolués que nous - la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg - nous montrent l'exemple d'une législation plus humaine sur la fin de vie, exemple que nous tardons à suivre, à cause de l'opposition aveugle de la majorité de droite à toute forme d'euthanasie, d'autres sont plus en retard que nous. L'Italie, aux mains d'un gouvernement réactionnaire, dirigé par un histrion démagogue, maintient férocement le cap que lui assigne une Eglise catholique campant sur les positions les plus rétrogrades.
Certains, hélas, s'expriment en France dans le même sens. Les propos irresponsables tenus à la radio par un Luc Ferry ne font qu'emboîter le pas à la pathétique diatriabe d'un Houellebecq. Ces petits esprits ne méritent que mépris. Je ne pense ce soir qu'à Mario Monicelli, à la honte de l'Italie, au scandale de notre propre pusillanimité devant un sujet aussi grave.
Cet homme respecté - un des plus grands cinéastes italiens -, ce vieillard de 95 ans, atteint dun cancer incurable de la prostate, n'a pas eu d'autre solution pour en finir que de se jeter par la fenêtre du cinquième étage.
Alors que des pays plus évolués que nous - la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg - nous montrent l'exemple d'une législation plus humaine sur la fin de vie, exemple que nous tardons à suivre, à cause de l'opposition aveugle de la majorité de droite à toute forme d'euthanasie, d'autres sont plus en retard que nous. L'Italie, aux mains d'un gouvernement réactionnaire, dirigé par un histrion démagogue, maintient férocement le cap que lui assigne une Eglise catholique campant sur les positions les plus rétrogrades.
Certains, hélas, s'expriment en France dans le même sens. Les propos irresponsables tenus à la radio par un Luc Ferry ne font qu'emboîter le pas à la pathétique diatriabe d'un Houellebecq. Ces petits esprits ne méritent que mépris. Je ne pense ce soir qu'à Mario Monicelli, à la honte de l'Italie, au scandale de notre propre pusillanimité devant un sujet aussi grave.
ADMD : Joël Seguin, vous organisez une réunion de l’ADMD, lundi 6 décembre à 18h30 (Grand Hall du Parc Montreau - 4, rue Babeuf ) en présence de Jean-Luc Romero. Qu’attendez-vous de la mobilisation des adhérents et des sympathisants de Seine-Saint-Denis ?
Joël Seguin : Le siège ayant prévenu les 740 adhérents du 93 et ayant ajouté l'envoi de la lettre d'invitation en pdf en PJ, j'espère que comme je le suggère, une partie de nos 250 adhérents internautes, lanceront les invitations à leur carnet d'adresses, et qu'eux et les autres feront des photocopies pour l'entourage. De plus 4 diffusions de tracts sont prévues le vendredi et le samedi précédents la réunion à Montreuil par le groupe de militants déjà constitué. J'attends des adhésions suite à la réunion, j'en attends aussi après chacun des 10 stands lors des forums d'associations que nous tenons dans l'année, et à défaut que la réflexion avance.
Joël Seguin : Le siège ayant prévenu les 740 adhérents du 93 et ayant ajouté l'envoi de la lettre d'invitation en pdf en PJ, j'espère que comme je le suggère, une partie de nos 250 adhérents internautes, lanceront les invitations à leur carnet d'adresses, et qu'eux et les autres feront des photocopies pour l'entourage. De plus 4 diffusions de tracts sont prévues le vendredi et le samedi précédents la réunion à Montreuil par le groupe de militants déjà constitué. J'attends des adhésions suite à la réunion, j'en attends aussi après chacun des 10 stands lors des forums d'associations que nous tenons dans l'année, et à défaut que la réflexion avance.
Mario Monicelli se suicide à 95 ans.
Par Philippe Lohéac, délégué général
Un homme, intelligent, lucide, mais malade, fatigué, se jette par la fenêtre de l'établissement hospitalier où il était en traitement.
A 95 ans, parce qu'il refusait les souffrances inapaisables d'une maladie inguérissable, un homme cultivé, libre, résolu, n'a pas d'autre choix que de plonger du haut d'un bâtiment.
Quel est le pays barbare dans lequel ce geste est la seule alternative au refus de la déchéance ? A quel siècle une telle scène se déroule-t-elle ? Nous sommes en Italie, au XXIème siècle.
Certains - qui n'y connaissent rien - parlent de lâcheté devant la mort. D'autres - pétris de mysticisme - indiquent que ce geste le condamne à l'enfer. Après tout, pourquoi pas.
Mais nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu'aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, dans ces pays honnis par les bonnes consciences des gouvernements français ou italien, un tel acte ne serait pas commis.
Meilleure résistance à la souffrance ?
Non ! Une loi adaptée, une porte de sortie pour chacun que l'on emprunte ou pas lorsque la fin est là, pour choisir entre une mort subie, contrôlée par les seules autorités médicales, et une mort maîtrisée par soi-même, apprivoisée, qui vient lorsque les adieux ont été faits, les choses réglées, les consciences apaisées.
Combien faudra-t-il encore de larmes de crocodiles et de drames inhumains pour que les tenants du statu quo comprennent qu'une loi de liberté est indispensable ?
Combien de victimes ? Pourvu que ce ne soit pas nous. Pourvu que ce ne soit pas nos amours. Pourvu que ce soit eux !
A 95 ans, parce qu'il refusait les souffrances inapaisables d'une maladie inguérissable, un homme cultivé, libre, résolu, n'a pas d'autre choix que de plonger du haut d'un bâtiment.
Quel est le pays barbare dans lequel ce geste est la seule alternative au refus de la déchéance ? A quel siècle une telle scène se déroule-t-elle ? Nous sommes en Italie, au XXIème siècle.
Certains - qui n'y connaissent rien - parlent de lâcheté devant la mort. D'autres - pétris de mysticisme - indiquent que ce geste le condamne à l'enfer. Après tout, pourquoi pas.
Mais nous ne pouvons pas nous empêcher de penser qu'aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, dans ces pays honnis par les bonnes consciences des gouvernements français ou italien, un tel acte ne serait pas commis.
Meilleure résistance à la souffrance ?
Non ! Une loi adaptée, une porte de sortie pour chacun que l'on emprunte ou pas lorsque la fin est là, pour choisir entre une mort subie, contrôlée par les seules autorités médicales, et une mort maîtrisée par soi-même, apprivoisée, qui vient lorsque les adieux ont été faits, les choses réglées, les consciences apaisées.
Combien faudra-t-il encore de larmes de crocodiles et de drames inhumains pour que les tenants du statu quo comprennent qu'une loi de liberté est indispensable ?
Combien de victimes ? Pourvu que ce ne soit pas nous. Pourvu que ce ne soit pas nos amours. Pourvu que ce soit eux !
ADMD : Jeanine Guerre, vous organisez une réunion de l’ADMD, samedi 4 décembre à 9h30 (L'Aletti Palace - 3, place Joseph-Aletti à Vichy), en présence de Jean-Luc Romero. Qu’attendez-vous de la mobilisation des adhérents et des sympathisants de l'Allier ?
J'espère que les participants apprécieront le language clair précis, convaincant, de notre président dévoué, actif, engagé. Je souhaite que les adhérents se connaissent entre eux, établissent des liens de fraternité et de solidarité.
ADMD : Les pouvoirs publics semblent totalement fermés à la question d’une légalisation de la fin de vie. Comment pensez-vous arriver à obtenir cette loi d’Ultime Liberté réclamée par les Français à plus de 94% (sondage Ifop d'octobre 2010) ?
J'espère que les participants apprécieront le language clair précis, convaincant, de notre président dévoué, actif, engagé. Je souhaite que les adhérents se connaissent entre eux, établissent des liens de fraternité et de solidarité.
ADMD : Les pouvoirs publics semblent totalement fermés à la question d’une légalisation de la fin de vie. Comment pensez-vous arriver à obtenir cette loi d’Ultime Liberté réclamée par les Français à plus de 94% (sondage Ifop d'octobre 2010) ?
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