(sondage réalisé en août 2011)
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Comme chaque année, nous nous retrouverons entre le 28 février et le 6 mars partout en France pour aller au contact des Français et leur expliquer le sens de notre mobilisation en faveur d’une loi d'ultime liberté.
Pour connaître la liste des manifestations, n’hésitez pas à contacter votre délégué.
Liste en pièce jointe
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(2.51 Mo)
Rédigé le Lundi 31 Janvier 2011 à 17:00
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Nous publions la réponse d'une adhérente, envoyé au journal Marianne dans la rubrique courrier des lecteurs suite à la carte blanche n°719. Ce texte reste sous l'entière responsabilité de son auteur.
Bonjour,
Fidèle lectrice et abonnée de Marianne, je me réjouis des analyses critiques qui jalonnent les pages de notre hebdomadaire, même si je ne les partage pas toutes, mais justement parce qu’elles alimentent un débat. Aujourd’hui, je me sens trahie !
Je sais bien que dans la page "carte blanche" il est précisé «les polémiques, analyses, et éditoriaux publiés dans ces pages n’engagent que leurs auteurs » ! , mais je déplore que sur un sujet d’actualités aussi sensible, la semaine même où l’état a manipulé le Sénat vous n’ayiez pas cherché des intervenants qui expriment les idées opposées à celles exposées par ces 5 tenants « anti-euthanasie ».
Fidèle lectrice et abonnée de Marianne, je me réjouis des analyses critiques qui jalonnent les pages de notre hebdomadaire, même si je ne les partage pas toutes, mais justement parce qu’elles alimentent un débat. Aujourd’hui, je me sens trahie !
Je sais bien que dans la page "carte blanche" il est précisé «les polémiques, analyses, et éditoriaux publiés dans ces pages n’engagent que leurs auteurs » ! , mais je déplore que sur un sujet d’actualités aussi sensible, la semaine même où l’état a manipulé le Sénat vous n’ayiez pas cherché des intervenants qui expriment les idées opposées à celles exposées par ces 5 tenants « anti-euthanasie ».
Nous publions le témoignage d'une fille d'une adhérente. Ce texte reste sous l'entière responsabilité de son auteur.
Ma mère aimait écrire, lire et réfléchir mais, par-dessus tout elle aimait parler. Discuter, échanger, bavarder était pour elle un réel besoin, un plaisir.
Elle a toujours défendu ses convictions sur la laïcité, la démocratie, la liberté et la tolérance et malgré des idées bien arrêtées elle avait des amis de toutes confessions ce dont elle se réjouissait.
Le 14 Décembre dernier elle est victime d’un premier AVC, puis d’un second quelques jours plus tard qui la laissent paralysée du côté droit, la privant de la parole, de la possibilité d’écrire, l’empêchant d’avaler.
Elle a toujours défendu ses convictions sur la laïcité, la démocratie, la liberté et la tolérance et malgré des idées bien arrêtées elle avait des amis de toutes confessions ce dont elle se réjouissait.
Le 14 Décembre dernier elle est victime d’un premier AVC, puis d’un second quelques jours plus tard qui la laissent paralysée du côté droit, la privant de la parole, de la possibilité d’écrire, l’empêchant d’avaler.
Lettre au journal Le Monde, par Jean-Daniel Nessmann, délégué de l'ADMD pour le Haut-Rhin
En gros titre et en première page de votre édition du 25 janvier, vous écrivez : « François Fillon s’oppose à une législation de l’euthanasie ».
Les ordres sont donnés. Exécution.
Vous citez ensuite un article du même François Fillon qui commence ainsi : « je n’ai jamais été confronté personnellement à l’épreuve terrible de devoir accompagner la fin de vie d’un être aimé, réduit à une souffrance épouvantable… »
Tout est dit: « Je n’y connais rien, mais je m’oppose à toute législation, voire à tout débat».
Les ordres sont donnés. Exécution.
Vous citez ensuite un article du même François Fillon qui commence ainsi : « je n’ai jamais été confronté personnellement à l’épreuve terrible de devoir accompagner la fin de vie d’un être aimé, réduit à une souffrance épouvantable… »
Tout est dit: « Je n’y connais rien, mais je m’oppose à toute législation, voire à tout débat».
Un débat qui ne fut pas à la hauteur de l’enjeu et de l’attente des Français, une critique partagée de l’insuffisance des bonnes pratiques de fin de vie dans notre pays :
Ce débat sera au cœur de la campagne des présidentielles et des législatives de 2012.
Le débat de la nuit dernière relatif à la légalisation d’une aide active à mourir, qui a vu s’opposer des arguments humanistes relatifs à la liberté individuelle et au nécessaire apaisement des souffrances à des arguments dogmatiques et parfois ésotériques et insultants pour des Français demandeurs d’une loi de liberté, est un terrible constat d’échec pour le gouvernement : la loi Leonetti a été unanimement présentée comme inconnue – au bout de 6 années, tout de même ! – et largement transgressée par un corps médical – parlementaires-médecins en tête – qui considère trop souvent qu’il est le seul maître de la vie de leurs patients.
Comme aux pires heures des avortements clandestins, le gouvernement pousse les Français qui n’en peuvent plus de souffrir à se cacher pour mourir dans des conditions parfois extrêmement brutales, toujours clandestines, ou bien à s’exiler, tels des parias, dans des pays plus humains. Encore faut-il qu’ils en aient encore les moyens physiques et financiers.
Le gouvernement a décidé d’amplifier une action purement idéologique en s’appuyant sur les travaux d’un observatoire sur la fin de vie composé uniquement d’opposants ultra à toute aide active à mourir encadrée.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, prévient François Fillon que ce débat reviendra comme un boomerang car il est au cœur des préoccupations des Français qui n’en peuvent plus des passe-droits accordés aux nantis quand les autres crèvent comme des chiens.
En 2012, les candidats à l’élection présidentielle comme aux élections législatives devront prendre de véritables engagements, et pas à coup de petites phrases comme en 2007. Les souffrances absurdes auxquelles sont confrontés les Françaises et les Français ne peuvent se satisfaire d’un baume de mots gentillets.
Comme aux pires heures des avortements clandestins, le gouvernement pousse les Français qui n’en peuvent plus de souffrir à se cacher pour mourir dans des conditions parfois extrêmement brutales, toujours clandestines, ou bien à s’exiler, tels des parias, dans des pays plus humains. Encore faut-il qu’ils en aient encore les moyens physiques et financiers.
Le gouvernement a décidé d’amplifier une action purement idéologique en s’appuyant sur les travaux d’un observatoire sur la fin de vie composé uniquement d’opposants ultra à toute aide active à mourir encadrée.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, prévient François Fillon que ce débat reviendra comme un boomerang car il est au cœur des préoccupations des Français qui n’en peuvent plus des passe-droits accordés aux nantis quand les autres crèvent comme des chiens.
En 2012, les candidats à l’élection présidentielle comme aux élections législatives devront prendre de véritables engagements, et pas à coup de petites phrases comme en 2007. Les souffrances absurdes auxquelles sont confrontés les Françaises et les Français ne peuvent se satisfaire d’un baume de mots gentillets.
Communiqué.pdf
(422.92 Ko)
Compte rendu de la séance du mardi 25 janvier 2011
172 voix contre la proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir
143 voix pour la proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir
"La proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir n'est pas adoptée"
15 voix seulement nous séparent de la victoire !
Les adhérents de l'ADMD se souviendront...
Compte rendu de la séance
Liste des sénateurs
Le vote en détail
A noter qu'il s'agit d'un vote sur un amendement tendant à supprimer l'article 1er de la proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir. Les "contre" sont donc favorables à une légalisation de l'aide active à mourir, les "pour" s'y sont opposés.
143 voix pour la proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir
"La proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir n'est pas adoptée"
15 voix seulement nous séparent de la victoire !
Les adhérents de l'ADMD se souviendront...
Compte rendu de la séance
Liste des sénateurs
Le vote en détail
A noter qu'il s'agit d'un vote sur un amendement tendant à supprimer l'article 1er de la proposition de loi relative à l'assistance médicalisée pour mourir. Les "contre" sont donc favorables à une légalisation de l'aide active à mourir, les "pour" s'y sont opposés.
Mardi 25 janvier 2011
Discours Guy Fischer.pdf
(64.79 Ko)
Mardi 25 janvier 2011
Discours Jean-Pierre Godefroy.pdf
(36.4 Ko)
Mardi 25 janvier 2011
Discours Alain Fouché.pdf
(19.38 Ko)
Le pouvoir exécutif a peur des Français et refuse une nouvelle fois le débat en faveur d’une légalisation de l’aide active à mourir
Tous les pouvoirs de l’Etat sont mis en œuvre pour faire rentrer dans le rang les sénateurs
Une honte pour une question de conscience qui dépasse les clivages politiques
Alors que la commission des affaires sociales, dont il faut souligner l’indépendance d’esprit qui fait honneur aux sénateurs, avait voté en faveur d’un texte humaniste, respectueux des consciences, visant à légaliser une aide active à mourir, le pouvoir exécutif, Premier ministre en tête, prive les Français – pourtant favorables à 94% à une loi de légalisation de l’euthanasie – d’un véritable débat parlementaire, ouvert, respectueux.
Après la tribune de François Fillon dans le Monde, pleine de contre-vérités – il semble ignorer le contenu de la loi actuelle et oublie qu’il a lui-même proposé à Chantal Sébire d’hâter sa mort au moyen d’une sédation terminale – des sénateurs UMP, s’exprimant probablement, comme le sénateur André Lardeux l’a rappelé le 18 janvier en commission, « en fonction de [ses] convictions. Les [miennes] sont fondées sur des principes religieux. », ont déposé un amendement visant à vider le texte de sa substance.
L’appareil d’Etat, soutenu par l’ordre des Médecins, celui-là même qui dénonçait il n’y a pas si longtemps le recours à la morphine pour apaiser la douleur, le comité d’éthique ( ? ) de l’AP-HP qui utilise des moyens publics pour une campagne de propagande électronique, se mobilise pour la défense d’intérêts catégoriels, au mépris de la liberté individuelle.
Jean-Luc Romero pose alors la seule question qui vaille : A qui appartient la vie ? A chaque citoyen, dès lors qu’il est lucide, conscient, informé ? Au corps médical, et singulièrement aux mandarins de la médecine française ? Au Pape et à ses évêques ? Ou encore à la poignée de fous de dieu qui défilent aux cris de « Ne tuez pas nos vieux » après avoir hurlé « Ne tuez pas les bébés à naître » ?
Notre démocratie n’est pas une démocratie mature dès lors qu’elle n’est pas en mesure de laisser les parlementaires débattre librement.
Après la tribune de François Fillon dans le Monde, pleine de contre-vérités – il semble ignorer le contenu de la loi actuelle et oublie qu’il a lui-même proposé à Chantal Sébire d’hâter sa mort au moyen d’une sédation terminale – des sénateurs UMP, s’exprimant probablement, comme le sénateur André Lardeux l’a rappelé le 18 janvier en commission, « en fonction de [ses] convictions. Les [miennes] sont fondées sur des principes religieux. », ont déposé un amendement visant à vider le texte de sa substance.
L’appareil d’Etat, soutenu par l’ordre des Médecins, celui-là même qui dénonçait il n’y a pas si longtemps le recours à la morphine pour apaiser la douleur, le comité d’éthique ( ? ) de l’AP-HP qui utilise des moyens publics pour une campagne de propagande électronique, se mobilise pour la défense d’intérêts catégoriels, au mépris de la liberté individuelle.
Jean-Luc Romero pose alors la seule question qui vaille : A qui appartient la vie ? A chaque citoyen, dès lors qu’il est lucide, conscient, informé ? Au corps médical, et singulièrement aux mandarins de la médecine française ? Au Pape et à ses évêques ? Ou encore à la poignée de fous de dieu qui défilent aux cris de « Ne tuez pas nos vieux » après avoir hurlé « Ne tuez pas les bébés à naître » ?
Notre démocratie n’est pas une démocratie mature dès lors qu’elle n’est pas en mesure de laisser les parlementaires débattre librement.
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(438.8 Ko)
Par le professeur Claire Fékété
M’étant spécialisée dans la chirurgie des malformations congénitales depuis les années 1970, je me suis souvent trouvé confrontée à un nouveau né dont la vie était sauvée, mais dont les facultés essentielles (cérébrales …respiratoires ;cardiaques ) étaient définitivement altérées, sans possibilité de récupération ; dans ces conditions, avec les parents et après avoir attendu un délai suffisant pour permettre une réflexion sereine et une certitude du pronostic, nous avons pu être amené à décider d’un arrèt de vie, après avoir tout tenté pour guérir ces enfants .
Discussion au Sénat de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir
Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du choix
Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier 2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.
Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.
Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement» pour ceux qui le souhaitent et le demandent.
Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.
Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.
Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement» pour ceux qui le souhaitent et le demandent.
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(416.71 Ko)
Lundi 24 janvier 2011
L’UFAL salue l’examen en séance publique au Sénat, demain mardi 25 janvier, d’une proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir.
L’Assemblée Nationale avait déjà examiné une proposition de loi similaire émanant de membres du groupe socialiste en novembre 2009. Mais cette fois, il s’agit d’une proposition de loi rédigée et votée par la commission des affaires sociales du Sénat à partir de trois propositions émanant de trois groupes différents.
L’Assemblée Nationale avait déjà examiné une proposition de loi similaire émanant de membres du groupe socialiste en novembre 2009. Mais cette fois, il s’agit d’une proposition de loi rédigée et votée par la commission des affaires sociales du Sénat à partir de trois propositions émanant de trois groupes différents.
Par Marie-Jo Châtaignier, déléguée pour le 20ème arrondissement de Paris
Madame la Sénatrice,
Monsieur le Sénateur,
Le 25 janvier prochain votre Assemblée débattra des propositions de loi issues des trois composantes politiques principales de notre pays (PC-PS-UMP). Ces trois propositions et c’est un fait politique majeur aujourd’hui, vont dans le même sens : légaliser l’aide active à mourir pour celles et ceux en fin de vie qui ont, au préalable et en conscience, exprimé et réitéré leur volonté en ce sens. Ces propositions sont le reflet du souhait, exprimé à 94%, par les Français(e)s.
Monsieur le Sénateur,
Le 25 janvier prochain votre Assemblée débattra des propositions de loi issues des trois composantes politiques principales de notre pays (PC-PS-UMP). Ces trois propositions et c’est un fait politique majeur aujourd’hui, vont dans le même sens : légaliser l’aide active à mourir pour celles et ceux en fin de vie qui ont, au préalable et en conscience, exprimé et réitéré leur volonté en ce sens. Ces propositions sont le reflet du souhait, exprimé à 94%, par les Français(e)s.
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