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Lundi 26 novembre 2011
Rédigé le Mercredi 30 Novembre 2011 à 10:38
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Sud Ouest du lundi 24 octobre 2011
Hélène Prince vit à Gradignan. Le 12 mai dernier, elle a perdu son père, au terme de six mois d'une agonie épouvantable, achevée, au bout du calvaire, par un « protocole de sédation ». Les débats sur la fin de vie relancés par le cas du docteur Nicolas Bonnemaison (NDLR : accusé d'avoir donné la mort à plusieurs patients à l'hôpital de Bayonne, il a été mis en examen le 12 août dernier. La semaine dernière, une famille s'est constituée partie civile et un 8e décès est examiné), l'ont poussée à témoigner de ce que fut, pour elle, l'horreur d'assister aux souffrances de son père. La démarche d'Hélène Prince ne consiste pas à dénoncer telle ou telle structure mais simplement à témoigner de ce qui reste un cauchemar. « Je ne suis pas une militante de l'euthanasie. Mais je voudrais que ce que je raconte n'arrive à personne. »
Le père d'Hélène avait 84 ans lorsqu'il a subi une opération d'un cancer du colon, en novembre 2010. À la suite de l'intervention « qui s'est bien déroulée », son état neurologique s'est brutalement dégradé. « Il s'est réveillé dans un état de démence absolue, raconte sa fille. Il s'infligeait des blessures, se griffait, arrachait ses pansements, il hurlait. »
Le père d'Hélène avait 84 ans lorsqu'il a subi une opération d'un cancer du colon, en novembre 2010. À la suite de l'intervention « qui s'est bien déroulée », son état neurologique s'est brutalement dégradé. « Il s'est réveillé dans un état de démence absolue, raconte sa fille. Il s'infligeait des blessures, se griffait, arrachait ses pansements, il hurlait. »
Par Delphine Saubaber, pour L'Express - 19 novembre 2011
C'est un homme de 85 ans tout en pudeur. En mars dernier, bravant la loi française sur l'euthanasie, Monsieur M. a permis à son épouse, Blanche, atteinte d'un cancer en phase terminale, d'en finir. L'Express a recueilli son témoignage exceptionnel.
Quand, de sa main tremblante de vieil homme, il lui a tendu le verre pour qu'elle le porte à ses lèvres, il pleurait comme un enfant. En la regardant se redresser péniblement, il a murmuré: "Tu te rends compte ce que tu me fais faire, mon amour?" Ce furent ses derniers mots à Blanche, dans la chambre aux rideaux tirés. "Mon amour."
Quand, de sa main tremblante de vieil homme, il lui a tendu le verre pour qu'elle le porte à ses lèvres, il pleurait comme un enfant. En la regardant se redresser péniblement, il a murmuré: "Tu te rends compte ce que tu me fais faire, mon amour?" Ce furent ses derniers mots à Blanche, dans la chambre aux rideaux tirés. "Mon amour."
Circulaire du 20 octobre 2011 concernant la mise en oeuvre de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie et le traitement judiciaire des affaires dites de « fin de vie »
Par l'agence de presse QMI
L’euthanasie volontaire et le suicide assisté devraient être décriminalisés, car ils représentent un droit moral, estime un groupe d’experts retenus par la Société royale du Canada.
Ces experts ont conclu que la société canadienne ne peut pas s’opposer aux vœux de citoyens qui ont décidé, «après avoir examiné soigneusement les faits pertinents, que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue».
De plus, les motifs qui sous-tendent la décision de mettre fin à ses jours ne devraient pas entrer en ligne de compte. Les intérêts des tiers, les obligations envers soi-même ou les conséquences sociales «indésirables» ne peuvent pas être invoqués «pour nier le droit de choisir l’aide au suicide ou l’euthanasie volontaire», lit-on dans le rapport de ce groupe d’experts rendu public mardi.
Ces experts ont conclu que la société canadienne ne peut pas s’opposer aux vœux de citoyens qui ont décidé, «après avoir examiné soigneusement les faits pertinents, que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue».
De plus, les motifs qui sous-tendent la décision de mettre fin à ses jours ne devraient pas entrer en ligne de compte. Les intérêts des tiers, les obligations envers soi-même ou les conséquences sociales «indésirables» ne peuvent pas être invoqués «pour nier le droit de choisir l’aide au suicide ou l’euthanasie volontaire», lit-on dans le rapport de ce groupe d’experts rendu public mardi.
Par Jacqueline Jencquel, secrétaire générale de l'ADMD
La Géorgie est le quatrième état américain à autoriser le suicide assisté comme il est pratiqué en Suisse. Le procureur général de la Cour Suprême de Géorgie a assuré qu' un médecin pouvait prescrire un médicament létal à un patient malade qui décide de mettre un terme à ses souffrances.
Après les Etats de l'Oregon, de Washington et du Montana, voilà un quatrième état de l'Amérique profonde qui se rend à l'évidence : la mort est la fin de la vie mais elle n'est pas obligatoirement synonyme de souffrance et de déchéance.
Le modèle suisse est probablement celui que nous finirons tous par suivre. Ce n' est pas un acte médical. C' est le patient lui-même qui boit la potion létale lorsque sa vie n'est plus supportable selon ses propres critères. Notre mort nous appartient. C' est une évidence et il faut cesser d'invoquer des raisons idéologiques pour empêcher une personne lucide, en fin de parcours de mettre un terme à une vie qui a – pour lui – perdu son sens.
En France nous parlons beaucoup de la liberté et pourtant cette ultime liberté nous est refusée. Au nom de quoi laissons-nous au hasard un moment aussi important de notre vie ? On ne peut pas éviter un accident mais on peut abréger une maladie avec son cortège d'humiliations et de souffrances. Ceux qui veulent vivre jusqu'au dernier souffle peuvent le faire, mais que dire des autres ? Faudra-t-il s'exiler en Géorgie pour avoir droit à une mort douce ??
Après les Etats de l'Oregon, de Washington et du Montana, voilà un quatrième état de l'Amérique profonde qui se rend à l'évidence : la mort est la fin de la vie mais elle n'est pas obligatoirement synonyme de souffrance et de déchéance.
Le modèle suisse est probablement celui que nous finirons tous par suivre. Ce n' est pas un acte médical. C' est le patient lui-même qui boit la potion létale lorsque sa vie n'est plus supportable selon ses propres critères. Notre mort nous appartient. C' est une évidence et il faut cesser d'invoquer des raisons idéologiques pour empêcher une personne lucide, en fin de parcours de mettre un terme à une vie qui a – pour lui – perdu son sens.
En France nous parlons beaucoup de la liberté et pourtant cette ultime liberté nous est refusée. Au nom de quoi laissons-nous au hasard un moment aussi important de notre vie ? On ne peut pas éviter un accident mais on peut abréger une maladie avec son cortège d'humiliations et de souffrances. Ceux qui veulent vivre jusqu'au dernier souffle peuvent le faire, mais que dire des autres ? Faudra-t-il s'exiler en Géorgie pour avoir droit à une mort douce ??
Nous publions ci-après la lettre ouverte de l'une de nos adhérentes au ministre de la santé, Xavier Bertrand.
Monsieur le Ministre,
Cette lettre est un cri du cœur, le cri de mon cœur.
Il y a un bientôt deux mois, mon père nous a quitté après une maladie qui a duré 5 longs mois, dont 20 jours d’agonie à l’hôpital.
C’est peut-être un exutoire pour ma part que de parler de ce sentiment d’impuissance qui vous gagne petit à petit tout au long de la maladie, de la souffrance que celle-ci peut amener dans une famille.
Fermez les yeux et imaginez un homme qui mène une vie tout ce qu’il y a de plus saine. Il ne boit pas, ne fume pas. Il ne supporte pas de rester inactif. Quand le temps le permet, il prend son vélo et n’hésite pas à faire 80 km. Quand ce n’est pas le vélo, c’est le jardin et le bricolage. C’est un homme heureux qui ne demande qu’à rendre service à tout le monde. Pour résumer, un retraité de 75 ans qui en parait 15 de moins. C’est mon père.
Cette lettre est un cri du cœur, le cri de mon cœur.
Il y a un bientôt deux mois, mon père nous a quitté après une maladie qui a duré 5 longs mois, dont 20 jours d’agonie à l’hôpital.
C’est peut-être un exutoire pour ma part que de parler de ce sentiment d’impuissance qui vous gagne petit à petit tout au long de la maladie, de la souffrance que celle-ci peut amener dans une famille.
Fermez les yeux et imaginez un homme qui mène une vie tout ce qu’il y a de plus saine. Il ne boit pas, ne fume pas. Il ne supporte pas de rester inactif. Quand le temps le permet, il prend son vélo et n’hésite pas à faire 80 km. Quand ce n’est pas le vélo, c’est le jardin et le bricolage. C’est un homme heureux qui ne demande qu’à rendre service à tout le monde. Pour résumer, un retraité de 75 ans qui en parait 15 de moins. C’est mon père.
Une question écrite de Jean Glavany, ancien ministre, député des Hautes-Pyrénées
M. Jean Glavany attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur la composition du groupe européen d'éthique, des sciences et des nouvelles technologies.
Question Glavany.pdf
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Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés à l'occasion de cette Journée mondiale.
Film publicitaire de l'ADMD
Film publicitaire de l'ADMD
Lire le Diaporama Photo de la 4ème journée mondiale.ppsx
(16.47 Mo)
2 nov 2011 - revue de la presse nationale.pdf
(409.82 Ko)
2 nov 2011 - revue de la presse régionale.pdf
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4ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité
A l'occasion de cette 4ème édition, l'ADMD lance une grande campagne de communication en partenariat avec l'agence de publicité Melville.
Ce mercredi 2 novembre 2011, une publicité paraîtra en pleine page dans l'édition du Monde datée du 2 novembre ainsi que dans l'édition de Libération datée du 2 novembre et un film publicitaire sera diffusé sur France 2 (diffusion à 19h50, 22h22 et 23h42).
Comme chaque année, les sympathisants de l'ADMD se retrouveront pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui sont morts dans des conditions qu'ils n'ont pas souhaitées, parce que la loi française ne permet toujours pas de maîtriser son propre parcours de fin de vie.
A Paris, un grand rassemblement se tiendra à 17h30 sur le parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro (Paris 16ème).
N'hésitez pas à vous rapprocher de nos délégués pour connaître la manifestation la plus proche de chez vous, partout en France.
Pour visionner la video sur Youtube, cliquez ICI
Ce mercredi 2 novembre 2011, une publicité paraîtra en pleine page dans l'édition du Monde datée du 2 novembre ainsi que dans l'édition de Libération datée du 2 novembre et un film publicitaire sera diffusé sur France 2 (diffusion à 19h50, 22h22 et 23h42).
Comme chaque année, les sympathisants de l'ADMD se retrouveront pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui sont morts dans des conditions qu'ils n'ont pas souhaitées, parce que la loi française ne permet toujours pas de maîtriser son propre parcours de fin de vie.
A Paris, un grand rassemblement se tiendra à 17h30 sur le parvis des Droits-de-l'Homme, au Trocadéro (Paris 16ème).
N'hésitez pas à vous rapprocher de nos délégués pour connaître la manifestation la plus proche de chez vous, partout en France.
Pour visionner la video sur Youtube, cliquez ICI
Communiqué du 2 novembre 2011.pdf
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Visuel.pdf
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Bienvenue sur le blog de l'ADMD.
L'ADMD compte 50478 adhérents au 24 mai 2013.
L'ADMD est membre de la RtD-E (Europe) et de la WFRtDS (Monde).
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RT @jeunesadmd: .@bernardroman59 merci monsieur le député d'être aux cotes de l' @ADMDFRANCE et de @JeanLucRomero !Les jeunes comptent sur …
RT @LibreVivons: @elisemulsant et vive l' @ADMDFRANCE
RT @jeunesadmd: Bienvenue @elisemulsant a l' @ADMDFRANCE et les @jeunesadmd vous attendent !
RT @elisemulsant: @JeanLucRomero. Merci pour cette réunion moi qui n'était pas adhérente je le deviens. Intervention très instructive et né…


















