Le club des passionnés d'Alfa Romeo classiques










Le Mot du président

Alfa... natiquement vôtre

A l'occasion de notre dixième anniversaire, notre rédac'chef Emilio qui a la charge de votre bulletin Alfissimo a eu l'idée de soumettre l'ensemble du bureau du club à la "question". Je vous rassure je ne parlerai pas sous la torture, bien au contraire...

Comme j'ai pu m'en expliquer à maintes reprises au fil des pages d'Alfissimo, cette passion que l'on nomme "virus" dans le milieu Alfiste (rappelez-vous que la marque fera figurer le trèfle à quatre feuille dans un flacon, tel un microbe hautement contagieux et c'est le cas, je vous le confirme) nous a contaminé mon frère et moi il y a bien longtemps déjà, en 1973... au siècle dernier, celui justement où la marque vit le jour et où elle écrira ses plus belles pages avant sa generalmotors... phose : je sais vous allez dire que le président préfère les vieilles... autos. Je revendique et assume mon choix ! Revenons à cette chère (cher...) passion pour les autos du Portello et d'Arese, le déclic a été à la fois l'achat par notre oncle en 1968 d'une berline 1750 qui faisait figure d'épouvantail sur les routes de l'époque où le commun des mortel roulait en R16, 504, DS... Puis quelques années plus tard, la lecture d'un article dans Paris-Match finit d'inoculer la maladie. Ce dernier avait pour thème les autos anciennes (n°1247 de mars 1973) ou comment faire rouler son argent avec de vieilles autos. Le spider Giulietta y faisait bonne figure, prix estimé à l'époque : environ 2500 Francs. L'article soulignait le côté bon placement déjà (bien avant l'effet spéculatif des années 90) mais c'était surtout le côté ludique qui était invoqué, ce qui encore plus vrai aujourd'hui. Il est juste que pour reprendre l'exemple du Spider Giulietta qui fut notre première Alfa de collection, celle-ci est plus glamour qu'une Megane cabriolet, et question plaisir...
Je sais il y a des comparaison qui tuent. Tout cela pour dire que nous avons croqué dans la pomme (autre métaphore utilisée par la marque) depuis 35 ans. Près de 40 Alfa plus tard (peu mieux faire, diront certains), une vie rhytmée au son du double arbre, on pourrait prétendre à être décorer de l'ordre du mérite par la marque ; remarquez, il y a des cas pathologiquement plus lourd, j'ai des noms ! Si je suis Président de l'ACCF depuis 9 ans, ce n'est pas par hasard mais plutôt par passion. Le fait de rencontrer d'autres amateurs, de pouvoir échanger et partager nos expériences des Alfa Romeo suffit à maintenir la flamme.
Philippe Jacquot
25/05/2008