Mercredi 07 Janvier 2009
22:42

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Analyse et décryptage

Croissance et bonheur, ça marche ensemble?


La décroissance, un discours d'accompagnement des économies - et théories - molles de la "mondialisation" battant pavillon occidental? C'est, sous habits verts, le vieille rengaine du "ni gauche, ni droite", obstinément aveugle aux inégalités sociales. Essai de décodage.



Les articles et conférences de remise en question de la croissance économique se multiplient. Cette vague, cette vogue suscite plus que des interrogations dans les milieux de gauche. Ce n'est pas vraiment pour étonner, ni très neuf.

Comme rappelle Edgar Szok dans sa froide analyse du phénomène (1), le rapport "Halte à la croissance" du Club de Rome avait, déjà dans les années septante, suscité une vive critique à gauche pour en dénoncer les sources d'inspiration conservatrice, ce qui était dans la logique des choses. Le "club" avait été fondé en 1968 par deux pointures de Fiat et de l'OCDE avec, en arrière-plan, une brochette d'industriels et de commis des appareils d'Etat. L'affaire n'est pas entièrement différente dans le cas du fameux indice "alternatif" de croissance, dit du développement humain, que promeut depuis 1990 le Programme des Nations unies pour le Développement: il a été développé par l'économiste indien Amartya Sen, lequel ne fait pas mystère de sa dette aux travaux du philosophe de droite américain John Rawls. Que l'OCDE, gendarme autoproclamé de l'orthodoxie néolibérale, juge plaisant, et opportun aujourd'hui, de sponsoriser des "happenings" académiques sur la décroissance, achève de fermer la boucle. Décroissance? Le terreau idéologique est traversé de postulats de droite. Donc, anti-ouvriers, donc, anti-tiers-mondistes, les damnés de la Terre. Commençons par là.

D'évidence, en effet, toute l'argumentation de remise en cause des vertus de la croissance, classiquement mesurée sur la base de l'évolution du produit intérieur brut (PIB), n'a de sens que dans les pays du capitalisme avancé, où existe dans certaines classes sociales assez d'aisance matérielle pour rêver d'autres paradis. Vue dans une perspective mondiale, la décroissance est une préoccupation de riches, une petite minorité – dans sa très grande candeur, elle s'inquiète parfois de voir tous les Chinois posséder un automobile, sans aller jusqu'au bout de sa pensée: on maintient le reste du monde en sous-développement pour sauver la "planète"?

Une myopie du même ordre est présente dans les "sociétés de consommation" de l'hémisphère Nord. Il s'agirait, entend-on, de proclamer avec force que l'argent ne fait pas le bonheur, qu'il y a autre chose dans la vie que l'accumulation de biens matériels. La course sans fin d'une croissance sans cesse plus obèse: clouée au pilori. C'est naturellement faire abstraction des couches sociales qui, de plus en plus larges, peinent à joindre les deux bouts, qui n'ont d'autre choix que mal manger, mal se vêtir et mal se loger. C'est à nouveau une préoccupation d'enfants gâtés. Dans les milieux syndicaux, cela passe mal, forcément. De la croissance, ils ne connaissent que celle de la pression pour une modération salariale, ils y sont confrontés tous les jours. Décroître? Mais c'est ce que le patronat clame sur tous les tons. Les salaires doivent décroître – et, de fait, tendanciellement, ils "décroissent"... Alors?

Alors, il importe, à gauche, de clarifier les termes de la polémique et identifier les intérêts dont les apôtres de la décroissance se font le serviteur. Bref, re-politiser le débat. Nous ne vivons pas, jusqu'à nouvel ordre, dans une société où les intérêts des uns correspondent à ceux des autres. Il n'existe pas de décroissance neutre, même si la critique venue de cet horizon ne manque pas d'être instructive et pertinente. Personne ne contestera que le PIB est un outil de mesure imparfait et parfois absurde. Les navetteurs motorisés qui, chaque matin, brûlent en pure perte de l'essence dans les files qui s'étendent à l'arrêt sur des kilomètres aux entrées des capitales occidentales contribuent modestement, comme chacun sait, à la croissance du PIB. Un exemple parmi d'autres. De même, le système de production mondial, régi par un "toujours plus" qui n'a d'autre horizon que l'infini, est source d'une pression intolérable sur la biosphère mondiale qui est, elle, par définition, un système fini, pour ne pas dire foutu. C'est entendu.

Encore faut-il s'entendre sur ce qu'il conviendrait de faire décroître et, détrônant le sacro-saint objectif de croissance, ce par quoi on se propose de le remplacer. Copie conforme des agitations intellectuelles en Occident, le débat britannique est à cet égard intéressant, ne serait-ce parce qu'il voit les conservateurs en prendre la tête, en réclamant d'enrichir le PIB d'indicateurs alternatifs reflétant le degré de "bien-être" de la nation, tandis que le parti travailliste, sur la défensive, cherche à défendre le caractère non désastreux, moralement parlant, de son bilan économique (2). Donc, voilà la trouvaille, le bien-être, notion subjective s'il en est. Il ne faudrait plus "maximiser" la croissance, mais le bien-être et le bonheur, et puis leur trouver des indicateurs. Cela conduit à des résultats inattendus. A entendre l'économiste Andrew Oswald, un des spécialistes de la question, il y aurait une corrélation indiscutable entre le bonheur et... le mariage, la vie en couple et c'est mieux encore, paraît-il, si on est religieux, si on possède la foi. De là à prôner des politiques du grand retour à l'église et à la famille traditionnelle, il n'y a qu'un pas. Que beaucoup hésiteront à franchir.

D'autres économistes, à l'instar de Richard Layard, utilisent le même levier – la croissance du bonheur – pour plaider ouvertement pour un Etat interventionniste. Dans quel sens? Là, cela devient intéressant. Car Layard répond: dans le sens d'une fiscalité plus redistributive, d'une forte augmentation des dépenses publiques et d'une réduction du temps de travail. Il n'est pas dit que ces propositions aient plus de succès que les chantres de la famille traditionnelle. Mais la critique est, cette fois, clairement de gauche, elle révèle un "angle mort" dans les discours dominants sur la décroissance.

Angle mort, en effet, que la condition ouvrière contemporaine, pour laquelle nous ne disposons que peu "d'indicateurs" de mal-être, sinon qu'elle doit travailler plus pour vivre moins bien. En 1997, Pierre Bourdieu avait lancé un appel pour qu'on procède à un vaste travail d'enquête en vue de fournir des "descriptions circonstanciées des souffrances engendrées par les politiques néolibérales" susceptibles de déboucher sur des indices ad hoc qui permettent de poser la question "des coûts sociaux de la violence économique et tenter de jeter les bases d'une économie du bonheur." (3) Manifestement, il y a bonheur et bonheur. Avant lui, en lançant en 1880 une enquête ouvrière "circonstanciée", Marx n'a pas conçu la question autrement. En d'autres termes, le débat sur la croissance tend deux perches. C'est, sous-jacente au discours du vivre mieux et autrement, la revendication de la réduction du temps de travail. Et c'est, en contrepoint de la promotion d'indices de croissance alternatifs, exiger qu'on aille voir ce qui se passe dans les usines, derrière les caisses enregistreuses des supermarchés et dans les files de chômage, bref de porter le regard sur les réalités de la condition salariée contemporaine.

Les "angles morts" ne manquent pas dans ce débat. Voici peu, l'écrivain et polémiste britannique George Monbiot, toujours à rebours des idées reçues, s'est réjoui à l'idée que les économies occidentales pourraient entrer en récession (4). Pas moins. Ici, cependant, il tient un langage convenu. Nos sociétés sont conçues pour maximiser la croissance plutôt que le bien-être, dit-il, pour aussitôt rappeler, en citant l'ancien gouverneur de la banque centrale américaine Henry Wallich, que le croissance est "un substitut à l'égalité des revenus. Tant qu'il y a de la croissance, il y a de l'espoir, et cela rend les grands écarts de revenu tolérables." C'est bien vu. La croissance anesthésie la pensée critique, elle est un moteur d'inégalités mais, effet pervers, elle instille chez chacun l'espoir de recevoir une plus grande part du gâteau. Demain, naturellement, c'est toujours demain. De là à souhaiter que l'électrochoc vienne d'une récession, comme fait Monbiot, il y a comme une défaite de la pensée. Car cela revient à vouloir que le marché reste l'arbitre aveugle de nos choix, cela revient à désamorcer d'emblée la possibilité d'une autre économie, réglée sur les besoins des gens dans le respect de leur dignité, de leur égalité et de leurs milieux naturels. Voilà qui supposerait une économie planifiée. C'est un autre angle mort du débat, sans doute le plus important. Il est peut-être temps, à gauche, de l'exhumer et d'en discuter.

Erik Rydberg
Groupe de recherche pour une Stratégie économique alternative
Gresea - www.gresea.be
(Article refusé par les principaux quotidiens de Bruxeles.)

(1) "Plus ou mieux? L'objection de croissance", Démocratie (bimensuel du Mouvement ouvrier chrétien Démocratie), n°23 du 1er décembre 2006.
(2) "Money can't buy happiness", Larry Elliott, Guardian Weekly, 31 août 2007.
(3) "Le néolibéralisme comme révolution conservatrice", 1997, in "Interventions 1961-2001", Agone, 2002.
(4) "We should welcome recession now", Guardian Weekly, 12 octobre 2007.



Mardi 15 Janvier 2008
gresea@skynet.be


Commentaires articles

Nouveau commentaire :

B i u  QUOTE  URL

Si votre message n'apparaît pas ou pour signaler des abus contactez-nous à cette adresse : webmaster@alterinfo.net

Dans la même rubrique:

Les Turcs sont au jus - 25/10/2007

|1| >>

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances



Recherche Alter Info
Recherche Google
Inscription à la newsletter
 
Les Brèves

<

ALTER INFO

Nasrallah:la solution de 2 états est un mensonge

12ème jour de la guerre de Gaza: 686 martyrs

Erdogan : les attaques violentes israéliennes contre Gaza est un point noir dans l'histoire humaine

La résistance palestinienne élargit son champ d'action

Gaza. Sarkozy face à l’impuissance qu’il a lui-même légitimée

Economie

PETER SCHIFF, QUI AVAIT PRÉVU LA CRISE FINANCIÈRE, EST ENCORE INTERDIT DE MÉDIAS

Le Belge qui s’est réuni avec le Président est conseiller de Correa et travaille avec Chávez

Une présidence Obama devrait commencer par un « bank holiday »

Le gouvernement belge, première victime de la crise ‎financière en Europe

Russie: vague de protestation contre le plan de soutien à l'industrie automobile

Diplomatie et relation internationale

Panorama du mensonge et de l’indignité

Bernard Kouchner reçoit Tzipi Livni

Damas met à son agenda la suspension des négociations avec ‎Israël

Suspension d’Israël des institutions internationales ! Inculper Barak, Livni et Olmert pour crimes de guerre ! (M. Warschawski)

Mon expulsion d’Israël

Conspiration

Une Coopération Militaire et Sécuritaire Inde-Israël Coûteuse en Vies Humaines et Facteur d'Instabilité Régionale

Syndrome grec : les émeutes qui cachent le krach (II)

Trahison de Abbas: Nazzal va révéler sur Al Jazzera des documents très importants et non publiés

Pervez Musharraf dénonça la main britannique dans le terrorisme

Soros et le lobby de la drogue s’opposent à la nomination d’Eric Holder

Société

Vivre c’est apprendre

S’il faut dire la vérité sur le fascisme

Les pauvres ont faim ? Qu’ils mangent du gasoil !

Cancers infantiles aux alentours des centrales nucléaires allemandes

On torture pour te faire taire pas pour te faire parler par Danielle Bleitrach

PROCHE ORIENT

Israël tente de se disculper du massacre de l'école

Pour ne pas oublier Ehud Barak, criminel de guerre n°1

Israël pourrait étudier le plan de paix franco-égyptien

Pourquoi Israel a-t-il agressé Gaza ? Un responsable de l'ONU répond

Message secret de certains dirigeants arabes à Israël

Propagande médiatique

Sur l'utilisation des civils comme boucliers humains par le Hamas

40 morts dans une école à Gaza : encore la faute du Hamas ! Réplique à André Glucksmann

Gaza : la propagande britannique pour une guerre religieuse

Sarkozy en tournée… veut la paix… ?

Glucksmann plus fort que Dieudonné !

PRESSE ET MEDIAS

Vient de paraître La révolution des montagnes, de Frédéric Delorca

Gaza : la vidéo amateur qui accuse est une intox

Cartoons on the Gaza situation

Roseanne Barr: Israël est un ‘Etat Nazi’ «La destruction des Juifs en Israël est désormais assurée avec cette attaque inhumaine contre des civils à Gaza.»

Kouchner satisfait de ce qui se passe à Gaza - Lettre ouverte de F. Wurtz à Kouchner

VIDEOS

K.SEBA:"Pour Gaza et Kinshasa, MOINS DE SHOW, PLUS DE SEUM"

GAZA : LES JOURNALISTES ARROGANTS N’AIMENT PAS QU’ON LEUR FASSE REMARQUER QU’ILS PARLENT SANS RIEN SAVOIR

Jacques Attali veut que les juifs fabriquent un 'islam bourgeois' et qu'ils financent les imams de cet islam

Ce qu'Israël ne veut pas que vous voyiez

La vérité se cache là ou rien n'est dit ! Bonne année 2009 !

insolite, humour, conspiration...

Le Grand Pédalage et le GTSVH

L’âne qui a effrayé l’armée israélienne

Petit meurtre de nuit* : Comment les dirigeants israéliens tuent des gens pour gagner des voix

"Le puzzle de la solidarité"

Varsovie-Gaza

Sciences et croyances

Le piètre concept stellaire de la NASA

Avant l’ère industrielle, le taux de CO2 était à peu près le même qu’aujourd’hui. Pourquoi nous raconter le contraire ?

Nikola Tesla et l’Univers Électrique

Titan nous raconte une bien étrange histoire

La Yakoutie, une république de la Fédération de Russie, affronte des températures dignes de l’Arctique

Economie et pouvoir financier

Soros et les narcotrafiquants partent en guerre contre le Mexique

Implosion de l’économie mondiale en 2009, les preuves

L'agonie du Dieu-dollar

Un (gros) gérant français du Système Madoff se suicide Noël tragique à Madison Avenue : le premier mort de Wall Street

Madoff était couvert par l’autorité des marchés américaine

Actualité internationale

Chavez qualifie Israël de «génocidaire» et expulse l'ambassadeur d'Israël du Venezuela

L’Iran et le Venezuela exigent la fin des crimes perpétrés par le régime sioniste

Urgent : Depot De Plainte Auprés du TPI contre Israël

CUBA 50 ANS DE LUTTE ET DE DÉVELOPPEMENT

En pleine attaque israélienne, le gouvernement égyptien ferme le passage de Raffah entre l’Égypte et Israël.

Histoire et repères

Connaissez-vous cette carte ?

L’Histoire jamais contée de Gaza

CONFLIT HAMAS ISRAEL

La Résolution de l'ONU que le temps a oubliée

Quand on parle de 1945 ; La guerre n’est jamais finie...

EUROPE

MUST READ! Rome's Jewish Chairman inadvertently exposes Zionist trick!

Un simple employé à l'entretien du mythe de la guerre des civilisations, opposant les Occidentaux au monde arabo-musulman

Palestine : L’Europe de la honte

Tournante de l'UE A Partir du 1er Janvier Soutient Les Attaques Sauvages Des SS israéliens

Exclusif pour geopolintel Entretien avec Jean Michel Vernochet sur l'Europe

MOYEN ORIENT

L'Egypte et le Hamas

Début de la tournée moyen-orientale de Sarkozy

L’Etat égyptien pourri est trop impuissant et corrompu pour agir

La Turquie, scène de protestations contre les crimes du régime ‎sioniste

Hamas repousse une tentative d'incursion terrestre

Politique Nationale/Internationale

Joshua Frank : Barack Obama sur le Siège de Gaza par Israël : "No comment".

Nasrallah:les Israéliens sont stupides et idiots

Chavez montre l’exemple !

Mahathir s’adresse à Obama

La bise aux criminels de guerre

FRANCE

Grosse manipulation à France 2

A propos de la visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient

Cherchez l’erreur - Compte-rendu d’une manifestation pour Gaza

Des centaines de milliers de personnes manifestent en France contre l'offensive israélienne à Gaza (VIDEOS)

rassemblement pacifique sur la place de l'Opréra Dimanche 4 janvier à 15 heures

Conflits et guerres actuelles

Incapable d’atteindre ses objectifs dans Gaza, Israël multiplie les massacres

L'occupation sioniste perpètre des massacres horribles contre les civils dont des enfants

Où iriez-vous ?

Gaza: Israël voit rouge et massacre les civils

De l'uranium appauvri trouvé sur les victimes de Gaza (avec vidéo)

Néolibéralisme et conséquences

BILL GATES, APÔTRE DE L'IMPERIALISME HUMANITAIRE

Les 6 plus grosses fortunes de Russie ont perdu 111 milliards

Les questions politiques des manifestations de masse en Grèce

L’économie mondiale est menacée d’1 grde dépression

Un marché transatlantique impérial

Géopolitique et stratégie

Ban-Ki-Moon : Trouble compromission avec l'Otan

Obama et les projets de guerre néoconservateurs pour le Proche-Orient

Le CSIS le think tank de Brzezinski.

Fin de l'unilatéralisme américain, le pouvoir se déplace de l'occident vers l'orient

ISRAËL, 28E ETAT DE L’UNION EUROPÉENNE : Un nouveau Munich ?

Flagrant délit media-mensonges

Attentats de Mumbai : Coup de théâtre au parlement indien

Un étrange enquêteur nommé au Tribunal spécial de l’ONU pour le Liban

Marek Edelman, dernier survivant du ghetto de Varsovie soutient Ahmadinedjad

Conversations avec Chávez et Castro, par Sean PENN

Dans la série "Ferme ta gueule !", Jean-Pierre Raffarin "Il faut arrêter la chasse à Rachida", s’insurge-t-il

RELIGIONS ET CROYANCES

Le député chrétien du parlement iranien exprime ses condoléances à l'ayatollah Khamenei à l'occasion de l'Ashoura

Musulmans ! réalisez !

LE VISAGE HUMAIN DU DIEU

Empêchons à l’avenir la danse autour du veau d’or

Le guide suprême met en garde contre les efforts pour semer la discorde entre musulmans chiites et sunnites

Lobbying et conséquences

FREDERIC LEFEBVRE : LES LOBBIES ENTRENT AU GOUVERNEMENT ?

Quand des sionistes prétendent secourir Gaza, ça donne ça !

Le conseil de sécurité de l'ONU s'aligne avec l'occupation en couvrant sa guerre d'extermination

« La continuité, nous pouvons y croire » Chevron à la Maison Blanche

L'article sionisme de l'encyclopédie des races et du racisme

>