Helmi Güler, ministre turc de l'Energie, a déclaré en direct à l'antenne de la chaîne NTV qu'Ankara n'avait pas besoin du consentement de Washington pour coopérer avec Téhéran. Evoquant la volonté des deux parties de poursuivre leurs négociations, Güler a fait état de sa prochaine visite en Iran. Il se rendra d'ici une quinzaine de jours à Téhéran, accompagné du ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan. Le ministre turc de l'Energie a ajouté que les réunions des groupes d'expertise se poursuivront et prendront fin dans un mois. Güler a souligné que la Turquie était un pays indépendant et elle n'avait nullement besoin du consentement des Etats-Unis pour sa coopération avec d'autres pays. Toujours d'après lui, son pays pensait en premier lieu à ses intérêts et agissait dans ce même cadre. Helmi Güler a réitéré qu'Ankara investissait tant qu'il serait nécessaire dans ce domaine car assurer l'énergie du pays passe avant tout autre chose pour le gouvernement turc. L'ingérence de Washington dans la conclusion des contrats de coopération avec l'Iran à l'échelle régionale et internationale, dont son opposition il y un mois contre la coopération allemande et suisse dans le domaine énergétique ne recevant que de réponse négative, a suscité la vive protestation des autres pays. Washington s'emploie à isoler l'Iran sur la scène régionale et l'échiquier international mais cela a tourné contre lui-même et de telle démarche ne font qu'isoler les politiques américaines. En fait les pays indépendants agissent dans le cadre de leurs propres intérêts et ils ne permettent pas que leurs coopérations avec l'Iran qui a un rôle déterminant et efficient dans la stabilité et la sécurité de la région et dans la garantie de l'énergie du monde, subissent l'influence des exigences illogiques des Etats-Unis. La réponse catégorique et claire du ministre turc de l'Energie à la demande illogique et interventionniste du département d'Etat américain pour que la Turquie s'abstienne de coopérer avec l'Iran dans le domaine énergétique, signifie que de telles démarches sont bannies par la communauté internationale. Au cours de ces derniers jours les Etats-Unis et le régime sioniste ont tenté par des accusations et des mensonges sur le nucléaire iranien d'éclipser la visite en Turquie du Président iranien. Or, malgré tous ces tapages le déplacement de M. Ahmadinejad en Turquie a eu d'importants acquis économiques et accords dans le domaine énergétique. Dans un communiqué commun publié par le ministère iranien du Pétrole et de l'Energie et le ministère turc de l'Energie et des Ressources naturelles, les deux parties ont plaidé pour le développement de leurs coopérations. Evoquant les documents signés entre l'Iran et la Turquie en 2007 et 2008 dans les domaines de l'énergie et du gaz, Téhéran et Ankara ont souligné qu'ils finaliseront ces contrats.