Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé samedi que son pays lancerait dans un proche avenir son premier satellite de télécommunications.
Mahmoud Ahmadinejad a tenu ces propos dans la ville d'Arak, capitale de la province de Markaz dans le centre de l’Iran.
"La République Islamique d’Iran a maintenant développé la technique lui permettant de fabriquer des satellites et utilisera son savoir technique de pointe pour lancer dans l'espace son premier satellite de télécommunications", a poursuivi le président iranien.
"Aujourd'hui, le peuple iranien a acquis la technologie permettant de produire différentes sortes de satellites et, avec l'aide de Dieu, il lancera dans l'espace son premier satellite de télécommunications", a dit Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion d'un rassemblement.
Il n'a pas avancé de calendrier dans les extraits de son discours mais jeudi, le chef de l'agence spatiale iranienne avait déclaré que Téhéran espérait envoyer dans l'espace un vol habité au cours des dix prochaines années.
Reza Taghipour, le chef de l'agence spatiale, avait déclaré jeudi que l'Iran coopérerait avec d'autres pays islamiques pour construire un satellite. Il ajoutait que Téhéran s'unirait en outre à la Russie et à des pays d'Asie pour lancer un autre satellite.
"Notre pays dispose d'un missile moderne qui peut lancer le deuxième étage à 250 km dans l'espace. Le deuxième étage est un missile plus petit transportant le satellite qui contient des matériels techniques très complexes", a poursuivi le président iranien.
La fabrication des satellites iraniens profite des technologies les plus avancées en la matière. Le satellite Iran Safir peut atteindre une vitesse de 8 mille kilomètres par seconde.
Mahmoud Ahmadinejad a indiqué que les sanctions internationales n'ont pas pu empêcher les progrès de l'Iran, et que plus les sanctions des pays occidentaux seront importantes, plus la nation iranienne sera déterminée à atteindre ses objectifs.
La première fusée de fabrication locale d'Iran Safir ( ambassadeur) aidera le satellite à arriver à une vitesse de 8 000 mètres par seconde, la vitesse la plus rapide que les satellites puissent atteindre, a expliqué le chef d'Etat iranien.